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Salaire des infirmiers en 2026 : combien gagne une infirmière à l’hôpital, dans le privé ou en libéral ?

Salaire des infirmiers en 2026 : combien gagne une infirmière à l’hôpital, dans le privé ou en libéral ? Combien gagne réellement un infirmier en France en 2026 ? La réponse varie selon le statut, l’ancienneté, les primes et le mode d’exercice. À l’hôpital public, la rémunération de base est encadrée par une grille indiciaire. Dans le privé, elle dépend de la convention collective, du coefficient et des accords d’établissement. En libéral, enfin, il ne s’agit pas d’un salaire au sens strict, mais d’honoraires dont il faut retrancher les charges. Pour comprendre les écarts de rémunération, mieux vaut donc distinguer les situations concrètes plutôt que s’en tenir à un chiffre unique.[1][2][3]

À retenir (lecture rapide)

– Un infirmier hospitalier débute à 1 944,50 € brut mensuels hors primes dans la fonction publique hospitalière.[1][2]

– En fin de grille du premier grade, la rémunération de base atteint 3 337,65 € brut par mois.[1][2]

– En libéral, le revenu dépend des actes, des forfaits, des majorations et des charges du cabinet.[4][5]

– L’avenant 11 signé en mars 2026 prévoit une hausse de 9,5 % de la lettre-clé AMI en deux étapes.[5]

Tableau comparatif du salaire des infirmiers en 2026

StatutDébut de carrièreFin de carrière ou repère hautCe qui fait varier la rémunérationSource
Infirmier hospitalier public, premier grade 1 944,50 € brut hors primes 3 337,65 € brut hors primes Échelon, primes, nuits, week-ends, heures supplémentaires [1][2]
Infirmier spécialisé public, deuxième grade 2 102,03 € brut hors primes 3 578,86 € brut hors primes Spécialisation, échelon, primes, sujétions particulières [1][2]
Infirmier salarié dans le privé Variable Variable Convention collective, coefficient, ancienneté, établissement, primes [3]
Infirmier libéral Pas de salaire fixe Pas de plafond unique Actes, forfaits, déplacements, patientèle, charges, organisation de la tournée [4][5][7]

Ce tableau offre un repère immédiat, mais il ne résume pas toute la réalité de la rémunération infirmière. Entre le traitement indiciaire, les primes, les majorations et, en libéral, le poids des charges, les écarts constatés à l’épreuve du terrain peuvent être sensibles.

Combien gagne un infirmier en France en 2026 ?

Pour répondre immédiatement à la question centrale, un infirmier diplômé d’État salarié dans la fonction publique hospitalière perçoit, hors primes, 1 944,50 € brut par mois en début de carrière au premier échelon du premier grade. Dans cette même grille, la rémunération de base atteint 3 337,65 € brut mensuels en fin de parcours. Pour les infirmiers spécialisés relevant du deuxième grade, la base commence à 2 102,03 € brut par mois et peut aller jusqu’à 3 578,86 € brut mensuels.[1][2]

Cette réponse doit toutefois être nuancée. À elle seule, elle ne dit rien des primes, du travail de nuit, des dimanches, des jours fériés ou des heures supplémentaires. Dans le privé, il faut aussi intégrer le cadre conventionnel propre à chaque établissement. En libéral, il convient de distinguer les honoraires facturés, le chiffre d’affaires puis le revenu final après charges. C’est précisément cet écart entre montant affiché et revenu réellement perçu qui entretient la confusion autour du salaire des infirmiers.[3][4]

Salaire infirmier débutant : combien gagne une infirmière en début de carrière ?

La question du salaire infirmier débutant revient souvent chez les étudiants en IFSI et chez les jeunes diplômés. Dans la fonction publique hospitalière, la réponse est claire : un infirmier en soins généraux relevant du premier grade débute à 1 944,50 € brut mensuels hors primes. Cette base correspond au premier échelon de la grille applicable au corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés.[1][2]

Dans la pratique, la fiche de paie peut être supérieure à ce montant, car elle intègre, selon les situations, des éléments variables : travail de nuit, heures supplémentaires, sujétions particulières ou majorations liées à l’organisation du service. Pour un jeune professionnel, la distinction entre traitement de base et rémunération réellement perçue reste donc décisive.

Salaire d’un infirmier à l’hôpital public

Pour le secteur public, les données sont les plus lisibles, car elles reposent sur des textes réglementaires. Le décret du 29 septembre 2021 fixe l’échelonnement indiciaire applicable aux infirmiers en soins généraux et spécialisés de la fonction publique hospitalière. De son côté, Service-Public rappelle que la valeur du traitement correspondant à l’indice majoré 100 est fixée à 5 907,34 € brut annuels depuis le 1er juillet 2023.[1][2]

La grille du premier grade

Pour un infirmier en soins généraux du premier grade, le premier échelon correspond à l’indice majoré 395, soit 1 944,50 € brut mensuels. Au sixième échelon, la rémunération de base atteint 2 550,00 €. Au onzième échelon, elle s’élève à 3 337,65 € brut par mois.[1][2]

La grille du deuxième grade

Pour les infirmiers spécialisés relevant du deuxième grade, la base de rémunération démarre à 2 102,03 € brut mensuels au premier échelon et atteint 3 578,86 € au onzième échelon.[1][2]

Le poids des primes et du travail posté

Le traitement indiciaire constitue un socle, non la totalité de la rémunération. Les primes de nuit, les gardes, les dimanches, les jours fériés, certaines indemnités ou les heures supplémentaires modifient parfois nettement le montant perçu. En 2023, le gouvernement avançait qu’un infirmier exerçant régulièrement de nuit pouvait percevoir plusieurs centaines d’euros bruts supplémentaires par mois selon son ancienneté.[6]

L’enjeu est simple : une grille salariale ne décrit qu’une partie de la réalité. Deux infirmiers relevant d’un même grade peuvent percevoir des montants différents selon leur service, leur rythme de travail et l’organisation de leur temps de présence.

Salaire d’un infirmier dans le privé

Le salaire d’un infirmier dans le privé est plus difficile à résumer en un chiffre national. Les établissements lucratifs et non lucratifs ne relèvent pas des mêmes cadres, et la rémunération dépend de la convention collective, du coefficient, de l’ancienneté, des accords d’établissement et des éléments variables de paie.[3]

C’est pourquoi il vaut mieux éviter les fourchettes trop générales lorsqu’elles ne reposent pas sur un cadre suffisamment homogène. En pratique, la comparaison entre public et privé ne se joue pas seulement sur le brut mensuel affiché. Elle dépend aussi du rythme de travail, des primes, de la progression de carrière, de la lisibilité des rémunérations complémentaires et du contexte d’exercice.

Combien gagne un infirmier libéral ?

Chez les infirmiers diplômés d’État exerçant en libéral, il faut d’abord rappeler qu’il n’existe pas de salaire fixe. La rémunération repose sur des actes, des forfaits, des indemnités de déplacement et des majorations horaires. Les tarifs conventionnels publiés par Ameli mentionnent notamment AMI à 3,15 €, AIS à 2,65 €, BSA à 13 €, BSB à 18,20 €, BSC à 28,70 € et IFD à 2,75 €. Des majorations de nuit sont également prévues, à 9,15 € entre 20 h et 23 h puis entre 5 h et 8 h, et à 18,30 € entre 23 h et 5 h.[4]

Le revenu final dépend ensuite d’éléments très concrets : densité de la tournée, type de patientèle, nature des actes, organisation du cabinet, frais professionnels, cotisations sociales et charges diverses. L’INSEE indiquait encore en 2025 qu’en 2022 le revenu mensuel moyen des infirmiers et sages-femmes non salariés était de 4 120 €.[7] Cette moyenne reste utile pour situer un ordre de grandeur, mais elle ne suffit pas à décrire la diversité des situations rencontrées à l’épreuve du terrain.

Une hausse attendue avec l’avenant 11

L’avenant 11 à la convention nationale des infirmiers, officialisé le 31 mars 2026 par l’Assurance maladie, prévoit une revalorisation de la lettre-clé AMI de 9,5 % en deux étapes, avec « une première hausse de 20 centimes dès novembre 2026, puis une seconde de 10 centimes en 2027 ».[5]

Le texte prévoit aussi une hausse de 11 % de la rémunération pour certaines prises en charge des patients les plus dépendants et les plus complexes.[5] Cette actualisation renforce la pertinence du contenu et répond à une attente très concrète des lecteurs : savoir non seulement combien gagne un infirmier aujourd’hui, mais aussi ce qui peut évoluer dans les prochains mois.

Dans le prolongement, la revalorisation encore incomplète de l’avenant 11 pour les infirmières libérales éclaire les limites du compromis obtenu.

Les certificats de décès ouvrent une rémunération complémentaire

Depuis le 7 juillet 2025, les infirmiers libéraux volontaires peuvent être rémunérés pour établir certains certificats de décès. L’arrêté prévoit 54 € dans les situations dites sensibles et 42 € en journée.[8] Cette mission ne transforme pas à elle seule l’économie de l’exercice libéral, mais elle ajoute une source de revenus spécifique.

Sur ce sujet, la rémunération des certificats de décès par les IDEL permet d’approfondir cette évolution récente.

Salaire des infirmiers spécialisés : IADE, IBODE, IPDE, IPA

Le salaire des infirmiers spécialisés suscite un intérêt croissant, car la spécialisation constitue souvent un levier de progression professionnelle et salariale. Dans la fonction publique hospitalière, les infirmiers spécialisés relevant du deuxième grade débutent à 2 102,03 € brut mensuels et peuvent atteindre 3 578,86 € hors primes.[1][2]

Au-delà de cette base, les conditions d’exercice varient selon les fonctions. Les infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE), les infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE), les infirmiers puériculteurs diplômés d’État (IPDE) et les infirmiers en pratique avancée (IPA) n’exercent pas dans les mêmes conditions, ni avec le même niveau de responsabilité.

Pour les IPA, la question du revenu s’articule aussi à celle de la reconnaissance du rôle et de la montée en charge effective du métier. À cet égard, la montée en charge encore freinée de la pratique avancée montre que la valorisation ne dépend pas uniquement de la grille salariale.

Salaire infirmier de nuit, le week-end et les jours fériés

Le salaire infirmier de nuit fait partie des sous-requêtes les plus fréquentes. Dans la réalité, il ne correspond pas à une grille autonome, mais à une rémunération de base à laquelle s’ajoutent des majorations et des indemnités liées à l’organisation du travail. Les dimanches, les jours fériés, les gardes et les heures supplémentaires peuvent ainsi produire des écarts sensibles d’une fiche de paie à l’autre.

Cette précision renforce l’utilité de l’article : elle répond à une question fréquente sans isoler artificiellement un sujet qui dépend, en pratique, du traitement de base et de l’environnement de travail.

Comment évolue le salaire d’un infirmier avec l’ancienneté ?

L’ancienneté reste un déterminant central, mais son effet varie selon le mode d’exercice. Dans le public, la progression suit la montée d’échelon. Dans le privé, elle dépend plus largement du cadre conventionnel et des accords internes. En libéral, elle se traduit moins par une progression automatique que par le développement du cabinet, de la patientèle et des actes réalisés.

Cette question mérite une place distincte, car les lecteurs veulent savoir combien gagne un infirmier aujourd’hui, mais aussi ce qu’il peut espérer après plusieurs années d’exercice.

Salaire infirmier public ou privé : quelle différence ?

Comparer le salaire infirmier public ou privé suppose d’aller au-delà du montant brut annoncé. Le public offre une grille claire, des règles homogènes et une visibilité plus forte sur la progression de carrière. Le privé peut proposer des situations plus favorables dans certains établissements, mais la comparaison dépend des conventions collectives, des primes, des horaires, de l’organisation du travail et des accords locaux.[1][2][3]

Pour un lecteur qui cherche à choisir entre plusieurs voies d’exercice, la bonne méthode consiste donc à comparer non seulement le brut mensuel, mais aussi les compléments de rémunération, le temps de travail, les perspectives d’évolution et la stabilité du cadre d’emploi.

Pourquoi la question du salaire reste sensible dans la profession

La rémunération des infirmiers ne se réduit pas à une ligne budgétaire. Elle renvoie à l’attractivité du métier, à la pénibilité, aux horaires atypiques, aux tensions de recrutement et au sentiment de reconnaissance. Plusieurs revalorisations sont intervenues depuis le Ségur, mais les revendications restent fortes.

À l’épreuve du terrain, nombre de professionnels continuent de mesurer l’écart entre la technicité des soins, la charge réelle de travail et le niveau de rémunération ressenti. Dans ce contexte, les négociations conventionnelles ouvertes en 2025 pour les infirmières libérales rappellent que la question du revenu demeure un sujet structurant pour toute la profession.

FAQ sur le salaire des infirmiers

Quel est le salaire d’un infirmier débutant ?

Dans la fonction publique hospitalière, un infirmier en soins généraux débute à 1 944,50 € brut par mois hors primes au premier échelon du premier grade.[1][2]

Quel est le salaire net d’une infirmière à l’hôpital ?

Il n’existe pas de réponse unique, car le salaire net dépend du traitement indiciaire, des primes, des heures supplémentaires et du régime de cotisations. La base brute de départ dans le public est de 1 944,50 € hors primes.[1][2]

Quel est le salaire d’un infirmier en fin de carrière ?

Dans le premier grade hospitalier, la rémunération de base atteint 3 337,65 € brut mensuels ; pour le deuxième grade, elle peut monter à 3 578,86 € hors primes.[1][2]

Combien gagne un infirmier libéral par mois ?

Il ne perçoit pas un salaire fixe. Son revenu dépend des actes, des forfaits, des majorations, des déplacements et des charges. L’INSEE indique qu’en 2022 le revenu mensuel moyen des infirmiers et sages-femmes non salariés était de 4 120 €.[7]

Un infirmier spécialisé gagne-t-il davantage ?

Oui. Dans le public hospitalier, les grilles des infirmiers spécialisés sont plus favorables que celles du premier grade, avec une base plus élevée en début comme en fin de carrière.[1][2]

Le privé paie-t-il mieux que le public ?

Il n’existe pas de réponse uniforme. La comparaison dépend de la convention collective, des primes, des horaires, des accords locaux et de l’ancienneté. Le public offre en revanche une lecture plus transparente grâce à la grille indiciaire.[1][2][3]

Références

[1] Légifrance, Décret n° 2021-1262 du 29 septembre 2021 fixant l’échelonnement indiciaire applicable au corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés de la fonction publique hospitalière, 29 septembre 2021

[2] Service-Public.fr, Traitement indiciaire dans la fonction publique, mise à jour consultée en avril 2026

[3] Légifrance, Convention collective nationale de l’hospitalisation privée du 18 avril 2002, version consultée en avril 2026

[4] Ameli, Les tarifs applicables en métropole, dans les départements d’outre-mer et à Mayotte, 29 janvier 2024

[5] Ameli, Convention des infirmiers libéraux : un avenant structurant pour accompagner l’évolution du métier, 1er avril 2026

[6] Infirmiers.com, Une série de revalorisations de 1,1 milliard d’euros annoncée pour les soignants, 1er septembre 2023

[7] INSEE, Emploi et revenus des indépendants, 21 mai 2025

[8] Caducee.net, Certificats de décès : les IDEL désormais rémunérées, 8 juillet 2025

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