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Fièvres médicamenteuses : l’enseignement fourni par les données provenant des dossiers des centres de pharmacovigilance en 1994-98

Une meilleure connaissance des cas rapportés de fièvres médicamenteuses peut éviter des recherches étiologiques invasives et coûteuses. Il est donc important de notifier des effets secondaires aux centres de pharmacovigilance. Telles sont les conclusions de l’analyse des dossiers de fièvre médicamenteuse notifiés aux centres de pharmacovigilance français de 1994 à 1998 et colligés par le service de médecine interne de l’hôpital Nord et le service de pharmacovigilance de l’hôpital Bellevue de Saint-Etienne.

Ont été retenus par le Dr C. Sauron et ses collègues les cas de fièvre isolée (en dehors d’éventuels signes généraux non spécifiques) avec test de réintroduction positif ou délai d’apparition très suggestif.

Les fièvres accompagnées de symptômes cliniques ou biologiques spécifiques et les hyperthermies malignes ont été exclues, précisent les auteurs.

229 dossiers ont été analysés. Les auteurs indiquent avoir réparti les médicaments responsables en classes thérapeutiques et décrit les caractéristiques des fièvres pour chaque classe : délai d’introduction, mode de présentation, petits signes associés, tolérance, évolution.

Les produits les plus souvent en cause sont les anti-infectieux, les cytostatiques, les immunoglobulines et les vaccins.

Plusieurs mécanismes physiopathologiques peuvent être envisagés : réaction d’hypersensibilité, altération de la thermorégulation, réaction idiosyncrasique, libération de pyrogènes endogènes ou exogènes.

Source : Revue de médecine interne, 2000, 21 Suppl 2, 157s.

Descripteur MESH : Pharmacovigilance , Fièvre , Médecine , Médecine interne , Connaissance , Cytostatiques , Immunoglobulines , Pyrogènes , Vaccins

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