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À l’hôpital de Paimpol, les kinés en grève pour dénoncer une charge de travail « excessive »

À l’hôpital de Paimpol, les kinés en grève pour dénoncer une charge de travail « excessive » Du 3 au 6 mars 2026, les agents du service de kinésithérapie de l’hôpital de Paimpol (Centre hospitalier Saint-Brieuc–Paimpol–Tréguier) ont engagé une grève à l’appel de la CFDT, sur fond de tensions d’effectifs et de conditions de travail jugées dégradées.[1][2]

À retenir (lecture rapide)

  • La CFDT annonce un préavis couvrant du 3 au 6 mars 2026 et un rassemblement sur le site de Paimpol.[1]
  • Les grévistes dénoncent « un manque d’effectifs et une charge de travail excessive » et disent « tenir à bout de bras » l’organisation.[3]
  • Le mouvement intervient dans un établissement déjà confronté à une activité soutenue, jusqu’au déclenchement d’un plan blanc en janvier 2026.[4]

Une mobilisation ciblée sur la kinésithérapie, avec une alerte sur les moyens

Dans sa communication, la CFDT indique avoir déposé un préavis de grève pour les agents du service de kinésithérapie du site de Paimpol, sur la période du mardi 3 au vendredi 6 mars 2026, avec un temps de mobilisation annoncé le 3 mars.[1] Sur les réseaux sociaux, Le Télégramme relaie également la contestation, en évoquant une dégradation des conditions de travail au sein du service.[2]

Les informations accessibles publiquement ne permettent pas, à ce stade, de documenter précisément les effectifs, le taux d’absentéisme, les postes vacants ou les volumes d’activité. Un point ressort toutefois des relais locaux : les équipes disent « tenir à bout de bras » l’organisation quotidienne, en dénonçant « un manque d’effectifs et une charge de travail excessive ».[3] Autrement dit, la grève vise une question de soutenabilité : quand les équipes de rééducation se raréfient, ce sont des pans entiers du parcours hospitalier qui peuvent être ralentis, du lever précoce à la récupération fonctionnelle, particulièrement en soins médicaux et de réadaptation (SMR).

Continuité des soins : prioriser, reporter, réorganiser

À l’hôpital, la kinésithérapie pèse sur des enjeux très concrets : prévention de complications (notamment respiratoires), sécurisation de la mobilisation, accompagnement des suites opératoires, et parfois accélération des sorties. En période de grève, l’enjeu se déplace vers la priorisation des patients et l’organisation de la continuité minimale des soins, avec des arbitrages susceptibles de provoquer des reports de séances ou des déprogrammations, selon les consignes locales.

Aucune prise de position institutionnelle spécifiquement dédiée au mouvement n’apparaît dans les sources ouvertes consultées. Le contexte général du centre hospitalier, en revanche, est documenté : début janvier 2026, le GHT d’Armor a annoncé l’activation d’un plan blanc au CH Saint-Brieuc–Paimpol–Tréguier, en lien avec une activité soutenue et des tensions sur les capacités d’accueil.[4] Sans établir un lien mécanique, cet arrière-plan éclaire la vulnérabilité d’un établissement où la moindre rupture de maillons paramédicaux peut peser sur les parcours.

Références

1. CFDT CH Saint-Brieuc–Paimpol–Tréguier, « [Préavis de grève] Service de kinésithérapie – Paimpol » (publication sur réseaux sociaux, consultée le 4 mars 2026). Lien

2. Le Télégramme (édition Paimpol), « Du 3 au 6 mars, les agents du service de kinésithérapie du centre hospitalier de Paimpol vont être en grève… » (publication sur réseaux sociaux, consultée le 4 mars 2026). Lien

3. maville.com (édition Saint-Brieuc), « Les kinés “à bout de souffle” dénoncent des conditions de travail dégradées à l’hôpital de Paimpol », 3 mars 2026. Lien

4. GHT d’Armor, « Face à l’augmentation de l’activité : déclenchement du plan blanc », 5 janvier 2026. Lien

Descripteur MESH : Travail , Charge de travail , Mars , Bras , Mouvement , Soins , Édition , Rupture , Lever précoce , Communication , Accélération , Temps , Récupération fonctionnelle , Mécanique , Lecture

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