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Toulouse : un obus de 1918 découvert au bloc, les démineurs appelés à l’hôpital Rangueil

Toulouse : un obus de 1918 découvert au bloc, les démineurs appelés à l’hôpital Rangueil Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2026, un homme de 24 ans s’est présenté aux urgences de l’hôpital Rangueil (Toulouse) pour des douleurs rectales. Au bloc, l’équipe a découvert un obus ancien (daté 1918 dans plusieurs récits), ce qui a entraîné l’appel aux démineurs et la mise en sécurité des lieux. Une séquence peu fréquente, mais qui renvoie, au-delà du fait divers, à une réalité très quotidienne : la prise en charge des corps étrangers rectaux et ses pièges. [1][2]

Une prise en charge clinique qui bascule en procédure de sécurité

Selon La Dépêche du Midi, le patient évoque s’être introduit « un objet » ; ce n’est qu’au bloc, « vers 2 heures du matin », que l’équipe met au jour « un obus de collection » « de près de 20 centimètres » de long et « 4 » de diamètre. [1] Dans un second papier, le même média rapporte une munition de 16 cm sur 37 mm de large, ce qui explique les variations reprises ensuite. [6] Le Parisien mentionne, lui aussi, un obus “de 1918”, et l’intervention des démineurs. [2]

La séquence opérationnelle relatée par Cent Pour Cent (avec AFP) insiste sur la prudence : mobilisation des secours “afin d’assurer une protection incendie” pendant l’intervention des démineurs, et neutralisation rapportée “dans le sas des urgences”. [3] Même lorsque le risque explosif est finalement écarté, le “doute initial” suffit à transformer l’organisation du soin.

Corps étrangers rectaux : repères pratiques pour l’urgence, l’imagerie et l’extraction

Sans plaquer de leçon sur l’anecdote, l’épisode remet en lumière des principes largement décrits dans la littérature et les ressources professionnelles.

Évaluation : chercher d’emblée les signaux de perforation

La SNFCP rappelle que des douleurs abdominales et la fièvre doivent faire suspecter une perforation digestive associée, ce qui change immédiatement la trajectoire (imagerie avancée, chirurgie). [7] Les revues de synthèse insistent sur une approche “organisée”, avec histoire clinique, examen et suspicion élevée de lésion. [5][8]

Imagerie : radiographie en première intention, scanner si doute ou complication

Plusieurs sources convergent : la confirmation diagnostique repose classiquement sur l’examen rectal et une radiographie (abdomen/pelvis) ; le scanner trouve sa place en cas de doute sur la localisation exacte, l’objet radio-transparent, ou la suspicion de complication. [4][8]

Extraction : transanale si “bas” et stable, sinon anesthésie puis escalade

Les recommandations pratiques décrivent une progression : extraction transanale lorsque l’objet est visible ou palpable, chez un patient stable, sans signe de perforation ; à l’inverse, un objet haut situé, une tentative au lit du patient infructueuse ou un doute lésionnel conduisent vers une prise en charge au bloc, voire chirurgicale. [4] Les revues soulignent aussi le rôle de l’anesthésie générale et de la relaxation sphinctérienne pour faciliter l’extraction des objets hauts. [8] Enfin, des techniques plus “créatives” (instrumentation, endoscopie) sont décrites, avec la même logique : efficacité, contrôle, et maîtrise du risque lésionnel. [9]

Complications : penser au traumatisme muqueux… et à la perforation retardée

Les complications attendues vont des lacérations muqueuses au risque de perforation et de sepsis ; plusieurs articles insistent sur un suivi à court terme après extraction afin de repérer une perforation retardée. [4][5]

Références

[1] La Dépêche du Midi — Scène insolite à Toulouse : un patient se présente aux urgences avec un obus de 1918 coincé dans le rectum, 01/02/2026 (mis à jour 10:06).

[2] Le Parisien — Toulouse : un homme se rend aux urgences avec un obus dans le rectum, les démineurs appelés, 01/02/2026 (modifié 02/02/2026).

[3] Cent Pour Cent — Toulouse : une nuit explosive aux urgences de l’hôpital Rangueil…, 02/02/2026.

[4] NCBI Bookshelf (StatPearls) — Rectum Foreign Body Removal, dernière mise à jour consultable sur la page (accès en ligne).

[5] Clin Colon Rectal Surg (PMC) — Cologne KG, Ault GT. Rectal Foreign Bodies: What Is the Current Standard?, 2012.

[6] La Dépêche du Midi — Chirurgiens, démineurs, poursuites pénales… Ce que l’on sait de cette affaire insolite d’obus coincé dans le rectum, 02/02/2026.

[7] SNFCP — Corps étrangers intrarectaux (mini-guide des urgences en proctologie).

[8] World Journal of Emergency Surgery (PMC) — Coskun A. et al. Management of rectal foreign bodies, 2013.

[9] World Journal of Gastroenterology — Koornstra JJ, Weersma RK. Management of rectal foreign bodies: clinical practice guidelines, 2008.

Descripteur MESH : Urgences , Sécurité , Corps étrangers , Rectum , Risque , Radiographie , Signaux , Logique , Littérature , Histoire , Radio , Papier , Relaxation , Lumière , Fièvre , Rôle , Intention , Anesthésie , Endoscopie , Lacérations

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