Hôpital sous tension, médecins en grève : la mécanique d’un embouteillage sanitaire

Hôpital sous tension, médecins en grève : la mécanique d’un embouteillage sanitaire Au cœur de la première quinzaine de janvier 2026, une grève de la médecine libérale, annoncée comme très suivie, vient percuter un hôpital déjà travaillé par les épidémies hivernales et les aléas climatiques. Dans cet entrelacs, la crise ne tient pas à un seul facteur : elle naît d’une chaîne de reports — de la ville vers la régulation, puis de la régulation vers les urgences, enfin des urgences vers un aval hospitalier contraint — qui met à nu les fragilités structurelles du système.

La grève de la médecine de ville : un accès aux soins reconfiguré

Le mouvement, lancé le lundi 5 janvier pour dix jours, repose sur une fermeture de cabinets et une montée en puissance progressive, avec un temps fort national à Paris le samedi 10 janvier.[1] Les syndicats libéraux dénoncent des « choix politiques » jugés humiliants, et plus largement une trajectoire budgétaire qui, à leurs yeux, organise une régulation plus stricte de l’exercice en ville.[1]

La mesure de la participation reste imparfaite, faute de comptage public unifié. Le 5 janvier au matin, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) avançait que 85 % de ses adhérents avaient annoncé leur intention de faire grève, tandis qu’une plateforme de déclaration portée par Jeunes Médecins Île-de-France revendiquait plus de 14 500 inscrits.[1] Quelques jours plus tard, la ministre de la santé, Stéphanie Rist, évoquait des baisses d’activité mesurées via les feuilles de soins électroniques télétransmises à l’Assurance maladie : –15 % chez les généralistes et –6 % chez les spécialistes le lundi, puis –19 % et –12 % le mardi, par rapport à l’activité habituelle.[4]

Dans l’immédiat, ces chiffres décrivent moins une disparition de la demande qu’un déplacement de ses trajectoires. Quand les rendez-vous se raréfient en ville, les patients se tournent vers des circuits supposés absorber l’urgence non vitale : permanence des soins ambulatoires, maisons médicales de garde, ou encore Service d’accès aux soins (SAS), qui articule le SAMU et des médecins libéraux pour répondre aux appels au 15.[2]

Pour suivre la dynamique des premiers jours, on peut se référer à la mobilisation annoncée massive et la régulation Samu-SAS sous tension. Et, pour le déroulé du temps fort du 10 janvier, aux précisions logistiques sur le rendez-vous parisien du samedi 10 janvier.

Un hiver déjà chargé : épidémies, verglas et pénurie de lits

Le mouvement social s’inscrit dans une séquence hivernale tendue, où les épidémies respiratoires pèsent simultanément sur la médecine de ville et l’hôpital. Dans son bulletin national du 7 janvier 2026, Santé publique France décrit une activité liée aux infections respiratoires aiguës « modérée à élevée » chez les moins de 65 ans, et « très élevée » chez les 65 ans ou plus, en ville comme à l’hôpital.[8]

À cette pression saisonnière s’ajoutent des épisodes climatiques accidentogènes. C’est précisément cette accumulation que décrit l’Agence France-Presse, relayée par Vidal : « entre épidémies hivernales, neige et verglas qui provoquent chutes et accidents, et grève des médecins libéraux », les services d’urgences et les SAMU sont surchargés.[2] Pour les établissements, le problème n’est donc pas seulement un pic d’entrées : c’est la coexistence d’une demande plus dense et d’un aval hospitalier limité par la pénurie de lits, dont l’effet se répercute jusqu’aux couloirs d’urgences.[3]

Cette tension « d’amont » (les patients) et « d’aval » (les lits) est explicitement citée par des directions hospitalières lorsqu’elles déclenchent un plan blanc. À Saint-Brieuc (GHT Armor), le centre hospitalier active ce dispositif le 5 janvier dans un « contexte d’activité soutenue aux urgences adultes », de « grand nombre d’appels au SAMU » et de « forte tension sur les capacités d’accueil dans les services de médecine », entraînant « un allongement des délais de prise en charge ».[7]

SAS, SAMU et urgences : quand la régulation n’absorbe plus

Le SAS devait être l’amortisseur entre la demande de soins non programmés et l’hôpital. Or, dans plusieurs territoires, il devient l’un des points de rupture. Dans un message à l’AFP, Louis Soulat, chef des urgences du CHU de Rennes, résume le basculement en une formule :[2]

« On est à saturation complète » (Louis Soulat, CHU de Rennes, propos rapportés par l’AFP, relayés par Vidal).[2]

Le syndicat SAMU-Urgences de France (SUdF) chiffre l’effet immédiat sur la régulation : l’impact de la grève sur les SAMU, le SAS et le centre 15 se traduirait par une hausse de 30 % à 50 % d’appels urgents pris en charge par les assistants de régulation médicale (ARM), les médecins urgentistes et les généralistes libéraux non grévistes.[3] L’organisation va plus loin en décrivant une « saturation majeure », imposant « l’activation immédiate de mesures exceptionnelles (unités temporaires, déprogrammation, mobilisation de l’aval) pour éviter l’attente prolongée sur brancard et préserver l’urgence vitale ».[3]

Du côté des pouvoirs publics, la ministre de la santé dit observer une « tension dans tous les services d’urgences », qu’elle relie explicitement à l’addition des facteurs saisonniers (épidémies hivernales), météorologiques (neige) et sociaux (grève des libéraux).[4] En visite à l’hôpital Saint-Antoine (Assistance publique–Hôpitaux de Paris, AP-HP), elle rapporte que le service a absorbé un pic d’activité « 40 % » la veille, avec 240 passages en 24 heures, contre 180 « en moyenne habituellement ».[4]

Sur le terrain, les autorités sanitaires cherchent à rediriger les parcours. L’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire recommande, en cas de besoin urgent, d’appeler le 15 avant de se déplacer ; elle rappelle aussi le 116 117, numéro de la permanence des soins ambulatoires (le soir à partir de 20 heures, les week-ends et jours fériés).[5] Cette stratégie, fondée sur l’orientation plutôt que sur l’afflux, suppose toutefois que la régulation dispose des effectifs médicaux nécessaires, précisément là où la grève en raréfie la ressource.[2]

Plans blancs et déprogrammations : des outils de crise, pas une capacité infinie

Face à ces pics, le plan blanc constitue l’un des leviers les plus visibles. Le principe est de mobiliser, dans un cadre organisé, des ressources humaines et matérielles supplémentaires, avec, si besoin, le rappel de professionnels en repos et la déprogrammation de soins non urgents.[4] Sur le papier, l’outil vise à gagner du temps et à sécuriser le tri des priorités ; dans les faits, il révèle aussi l’étroitesse des marges de manœuvre.

À Saint-Brieuc, le plan blanc est annoncé comme un moyen de « renforcer la présence médicale et soignante et les capacités d’hospitalisation », et « d’envisager des déprogrammations de patients lorsque leur état de santé le permet ».[7] À Grenoble, le CHU déclenche son plan blanc à compter du 7 janvier, dans un contexte qu’il qualifie de « niveau d’activité exceptionnellement élevé », lié à des « facteurs concomitants » et réévalué quotidiennement en lien avec l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.[6]

Dans la communication institutionnelle, la ligne est constante : soutenir les équipes, adapter l’organisation, lever le dispositif dès que possible. Mais la mécanique hospitalière se heurte à une réalité arithmétique : l’ouverture temporaire d’unités, ou le rappel de personnels, ne crée pas instantanément des lits « d’aval » disponibles, ni des capacités médico-soignantes pérennes, notamment lorsque la pénurie de personnels et la tension sur l’hospitalisation sont déjà installées.[3]

Le privé en grève, l’aval public saturé : l’effet domino des blocs fermés

La grève n’est pas seulement celle des cabinets. Les cliniques, et en particulier les spécialités « de bloc », annoncent aussi des réductions d’activité. Selon la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), 80 % des blocs opératoires doivent être arrêtés du 10 au 14 janvier.[2]

L’épisode s’intensifie encore lorsque le président de la FHP, Lamine Gharbi, promet une fermeture de « l’ensemble des blocs opératoires » des cliniques du 12 au 14 janvier, soit « 95 % de l’activité » chirurgicale des cliniques commerciales supprimée sur ces trois jours.[9] Dans cette configuration, les urgences chirurgicales, et plus largement les soins non programmés que certaines structures privées cessent de prendre en charge, se reportent mécaniquement sur le secteur public, déjà saturé.[3]

C’est l’un des points de crispation des urgentistes : SUdF affirme que la situation est « aggravée par le report systématique des urgences chirurgicales de certaines cliniques privées vers le secteur public, sous prétexte de prise en charge de soins non programmés ».[3] L’hôpital devient alors la variable d’ajustement d’un conflit qui, à l’origine, oppose des médecins libéraux au pouvoir exécutif sur le terrain du financement et de la régulation, mais qui se répercute immédiatement sur la continuité des soins.[4]

Réquisitions et continuité des soins : la ligne de crête

Dans ce bras de fer, la question des réquisitions fait retour dans le débat public. Stéphanie Rist affirme ainsi :[4]

« On arrive à réquisitionner s’il y a besoin » (Stéphanie Rist, propos rapportés par l’AFP, relayés par Le Monde).[4]

En parallèle, dans le débat professionnel, certains acteurs plaident pour un encadrement plus net de la continuité des soins en période de mobilisation, au nom du caractère non différable de certaines demandes de soins non programmés. Cette discussion se cristallise autour de la place du SAS, que SUdF appelle à reconnaître comme mission de service public, avec « un cadre impliquant une obligation de continuité de service ».[3] Sur ce point précis, on lira aussi la demande de réquisitions pour garantir des consultations urgentes en moins de 48 heures.

Les syndicats libéraux, de leur côté, dénoncent une forme de pression politique et administrative et présentent la fermeture des cabinets comme un moyen d’obtenir des arbitrages, dans un contexte où ils estiment que leur exercice est « piétiné ».[1] La confrontation met ainsi face à face deux légitimités : celle du droit de grève et celle de la continuité des soins, avec l’hôpital comme zone d’impact.[4]

Après le pic, quelles sorties de crise pour éviter la répétition

Au-delà de la séquence de janvier, l’épisode agit comme un révélateur. D’un côté, la grève montre à quel point l’accès aux soins non programmés dépend d’un équilibre instable entre médecine de ville, régulation téléphonique et urgences hospitalières.[3] De l’autre, l’hôpital démontre qu’il ne dispose plus de marges suffisantes pour encaisser, sans friction, des chocs simultanés — épidémies, accidentologie, tensions d’effectifs, et report de l’activité programmée.[2]

Trois chantiers émergent des documents et déclarations disponibles :

1) Rendre le SAS plus robuste : SUdF demande une reconnaissance comme mission de service public, des moyens humains et financiers adaptés, et un pilotage territorial des lits sous l’égide des ARS.[3]

2) Clarifier les règles de continuité : la question des réquisitions, brandie par le gouvernement, témoigne d’un cadre jugé insuffisant en situation de grève prolongée.[4]

3) Redonner de la capacité à l’aval hospitalier : les plans blancs et les déprogrammations attestent que la variable rare, en période de pic, n’est pas seulement la porte d’entrée des urgences, mais la disponibilité de lits et d’équipes pour hospitaliser.[7]

En attendant, la crise de janvier 2026 rappelle une évidence organisationnelle : quand les flux se déplacent d’un maillon à l’autre, le système n’absorbe pas la demande — il la redistribue. Et, dans une période hivernale où l’activité respiratoire reste élevée, la redistribution se paie en temps d’attente, en tension des équipes, et en fragilisation des garanties de qualité et de sécurité des soins.[8]

Panorama des établissements ayant activé un plan blanc ou une procédure de tension

Les « hôpitaux en difficulté » évoqués dans l’article correspondent ici aux établissements ayant, début janvier 2026, communiqué sur l’activation d’un plan blanc (ou d’un dispositif interne comparable) ou ayant été nommément cités par des médias nationaux et des dépêches professionnelles. Cette liste ne prétend donc pas couvrir l’ensemble du territoire, mais elle documente les cas rendus publics au fil de la séquence « épidémies hivernales grève ».

En Bretagne, APMnews (relais SFMU) rapporte qu’au 7 janvier 2026, l’ARS Bretagne recensait huit établissements avec plan blanc activé : CH de Saint-Brieuc–Paimpol–Tréguier, CHU Brest-Carhaix, CH de Landerneau, CH des Pays de Morlaix, CH de Douarnenez, CH de Fougères, CHU de Rennes et CH Bretagne Atlantique à Vannes.[14] De leur côté, les hôpitaux du GHT Armor ont diffusé des communiqués sur l’activation du plan blanc le 5 janvier 2026 (sites de Saint-Brieuc, Paimpol et Tréguier) puis le 9 janvier 2026 à Lannion-Trestel.[15][16]

Dans les Pays de la Loire, le Centre hospitalier de Cholet indique avoir déclenché son plan blanc le 2 janvier 2026 « face aux tensions actuelles liées à l’accueil et à l’hospitalisation des patients ».[17]

En Nouvelle-Aquitaine, le Centre hospitalier de Niort annonce avoir déclenché son plan blanc le 8 janvier 2026 (afflux de patients aux urgences depuis le 31 décembre).[18] Dans le même temps, TF1 Info (avec AFP) écrit que « la presse locale fait aussi état de plans blancs » dans les Deux-Sèvres, ainsi qu’à Dax et au CHU de Nantes.[13]

En Bourgogne-Franche-Comté, le Centre hospitalier de Mâcon fait état d’une « mise en œuvre du Plan Blanc » le 8 janvier 2026, assortie de mesures temporaires.[20] Dans le Territoire de Belfort, L’Est Républicain rapporte que l’hôpital Nord Franche-Comté a activé le plan blanc le 3 janvier 2026 (annonce de la direction la veille).[22] Dans l’Yonne, L’Yonne Républicaine indique que l’hôpital de Sens a activé le plan blanc le 9 janvier 2026 (information relayée sur ses réseaux sociaux).[23]

En Auvergne-Rhône-Alpes, le CHU Grenoble Alpes a déclenché son plan blanc « à compter du 7 janvier 2026 », en lien avec l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, en raison d’un « niveau d’activité exceptionnellement élevé ».[6]

En Savoie, le Centre hospitalier Métropole Savoie précise avoir déclenché son plan blanc le 6 janvier 2026 dans un contexte de « fortes tensions hivernales » et de grève, et ajoute que cette décision intervient « comme les autres hôpitaux publics du territoire Savoie-Belley ».[21]

Enfin, en outre-mer, APMnews (relais SFMU) cite des établissements ayant mis en place un tri en amont des urgences pour réorienter les patients non urgents : CHU de La Réunion, CHOR et GHER.[14]

Références

[1] Le Monde (avec AFP), « La grève des médecins libéraux s’annonce “très suivie”, selon les syndicats », 05/01/2026. Lien

[2] Vidal (AFP), « Grippe, météo, grève des médecins libéraux : la tension monte aux urgences », 07/01/2026. Lien

[3] SAMU-Urgences de France (SUdF), « CP - Le Service d’Accès aux Soins doit être reconnu comme un service public ! », 08/01/2026. Lien

[4] Le Monde (avec AFP), « Hôpital : la ministre de la santé fait état d’une “tension dans tous les services d’urgences” », 08/01/2026. Lien

[5] ARS Pays de la Loire, « Grève des médecins libéraux du 5 au 15 janvier 2026 : conseils à la population », 05/01/2026. Lien

[6] CHU Grenoble Alpes, « Déclenchement du plan blanc au CHU Grenoble Alpes à compter du 7 janvier 2026 », 08/01/2026. Lien

[7] GHT Armor, « Face à l’augmentation de l’activité : déclenchement du plan blanc », 05/01/2026. Lien

[8] Santé publique France, « Infections respiratoires aiguës (grippe, bronchiolite, COVID-19). Bulletin du 7 janvier 2026 », 07/01/2026. Lien

[9] Société française de médecine d’urgence (SFMU) / APMnews, « Grève des libéraux : Lamine Gharbi promet une fermeture de “l’ensemble des blocs opératoires” des cliniques du 12 au 14 janvier », 08/01/2026. Lien

[10] Caducee.net, « Grève des médecins libéraux : mobilisation annoncée massive, Samu-SAS sous tension dès le deuxième jour », 07/01/2026. Lien

[11] Caducee.net, « Le Samu plaide pour des réquisitions face à la grève des libéraux », 09/01/2026. Lien

[12] Caducee.net, « Médecins libéraux : le ton monte d’un cran à la veille du rendez-vous parisien du 10 janvier », 10/01/2026. Lien

[13] TF1 Info (avec AFP), « Grippe, accidents liés au froid, grève des médecins libéraux… Les urgences et le Samu sous tension », 07/01/2026. Lien

[14] SFMU (Actualités de l'Urgence – APMnews), « La grève des médecins libéraux met des hôpitaux en fortes difficultés dans le contexte hivernal », 07/01/2026. Lien

[15] GHT Armor, « Face à l’augmentation de l’activité : déclenchement du plan blanc », 05/01/2026. Lien

[16] GHT Armor, « Face à l’augmentation de l’activité l’hôpital de Lannion-Trestel active son Plan Blanc », 09/01/2026. Lien

[17] Centre hospitalier de Cholet, « Déclenchement du plan blanc », 02/01/2026. Lien

[18] Centre hospitalier de Niort, « Déclenchement du Plan blanc à l'hôpital de Niort », 08/01/2026. Lien

[19] Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres, « Déclenchement du Plan Blanc – Niveau 1 », 05/01/2026. Lien

[20] Centre hospitalier de Mâcon, « Mise en œuvre du Plan Blanc au Centre Hospitalier de Mâcon », 08/01/2026. Lien

[21] Centre hospitalier Métropole Savoie, « Communiqué de presse – Plan blanc » (pdf), 06/01/2026. Lien

[22] L’Est Républicain, « Plan blanc à l’hôpital Nord Franche-Comté : des besoins urgents en personnels soignants… », 04/01/2026. Lien

[23] L’Yonne Républicaine (Facebook), post sur l’activation du plan blanc à l’hôpital de Sens, 09/01/2026. Lien

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