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Imagerie médicale : le CHU de RENNES se dote d'une nouvelle IRM pédiatrique

illustrationLe CHU de Rennes vient d'investir dans une seconde IRM pédiatrique. Mis en service le 21 novembre dernier à l'Hôpital Sud, cet équipement de dernière génération devrait permettre de réduire les délais d'accès aux examens tout en garantissant une prise en charge de qualité pour les patients et de meilleures conditions de travail pour les soignants.

Une capacité de production de soins doublées, une organisation simplifiée

Le CHU de Rennes n'avait plus guère le choix. Pris en tenaille par une demande croissante, des examens programmés d'une durée moyenne de 30 minutes et la nécessité répondre à des situations d'urgence, les soignants étaient confrontés à des situations de plus en plus délicates à gérer.

Avec ce nouvel équipement, non seulement la capacité d'examen globale passe de 4300 à 8800 mais c'est toute l'organisation des soins qui est simplifiée.

Installée à proximité de la première IRM, du scanner et du parc de 7 échographes, elle vient ainsi étoffer le plateau d’imagerie pour une plus grande souplesse d’organisation et un meilleur confort de travail.

Côté soin, la multi modalité des équipements offre la possibilité d’avoir plusieurs examens à la suite, et d’éviter des allers-retours fatiguant ou inutiles. Le parcours du patient devrait ainsi être largement fluidifié.

Une IRM pédiatrique mais pas seulement

Cette nouvelle machine permettra de mieux répondre aux besoins des enfants qu’ils soient hospitalisés, en consultations externes ou adressés par la médecine de ville. Unique en Bretagne en matière d’imagerie pédiatrique, ce plateau satisfera également les besoins des adultes et enfants atteints de pathologies cancéreuses, infectieuses ou neurologiques, mais aussi de traumatismes et maladies ostéo-articulaires.

« Pour un patient venant pour un examen ostéo-articulaire (genoux, colonne vertébrale, sciatique, médecine de sport…), nous estimons le futur délai d’attente de l’ordre de 2 à 3 semaines contre 2-3 mois avec un seul équipement », souligne le Docteur Raphael Guillin, du service d’Imagerie ostéo-articulaire.

Un équipement moderne de 1.17 M€, qui demeure insuffisant

Le choix du CHU de Rennes s’est porté sur une IRM de « dernière génération » comme la précédente acquise en avril 2013, pour garantir les conditions d’une prise en charge optimale dans le dépistage, le diagnostic, le bilan et le suivi de pathologie. Cet investissement de 1,17 M€ offrira ainsi aux patients les bénéfices des avancées technologiques les plus récentes.

Plus silencieux et doté d’un aimant d’une puissance de 1,5 Tesla, cet équipement offre une grande qualité d’image, dont la sensibilité peut encore être optimisée via l’injection de produit de contraste. Plus pointus, les examens sont également plus rapides pour les patients qui bénéficient d’une salle équipée d’un plafond lumineux créant l'illusion optique d'un véritable ciel afin de réduire l’anxiété et le sentiment de claustrophobie.

Dorénavant, le CHU de Rennes dispose de 6 IRM dont 2 sont partagées. Pour le professeur Gauvrit, cet investissement reste malgré tout insuffisant.

« L'idéal serait d'en disposer d'une dizaine pour vraiment réduire les temps d'attente et faire face à une demande croissante d'examens» confie-t-il à Ouest France.

Il regrette particulièrement l'absence d'IRM intégrée au bloc chirurgical, ce qui peut s'avérer tres précieux en cancérologie par exemple pour vérifier la précision de l'ablation d'une tumeur.

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