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Résultats du traitement des lésions du ligament croisé antérieur du genou par plastie mixte autologue, après 8 ans de recul

Des chirurgiens français de deux services de chirurgie orthopédique et traumatologique (Saint-Mandé et Lyon-Armées) rapportent dans le dernier numéro du bi-mensuel ‘Sciences & Sports’ les résultats du caractère très délabrant du traitement chirurgical des lésions du ligament croisé antérieur du genou par plastie mixte autologue. Selon eux, 71 % des patients obtiennent un résultat fonctionnel global excellent ou bon, 21 % un résultat moyen et 8 % un mauvais résultat.

Le Dr J.P Marchaland et ses collègues ont conduit une étude dont l’objectif était d’exposer les résultats fonctionnels, anatomiques et radiologiques, avec un recul supérieur à 8 ans, d’une série de 53 patients opérés dans leurs services selon une technique dérivée de celle de Lerat. Comme on le sait, la technique de Lerat comprend, lors de la composition du greffon autologue, le prélèvement d’une baguette osseuse rotulienne.

Dans cette étude, la population, âgée en moyenne de 24 ans (extrêmes 19 à 43 ans) au moment de l’opération était constituée de 52 hommes et d’1 femme. Avant l’opération, tous les patients étaient des sportifs, 35 % en compétition. 19 patients avaient déjà subi un geste chirurgical avant la ligamentoplastie (arthroscopies diagnostiques, arthrotomie diagnostique avec suture méniscale interne, méniscectomie interne totale ou partielle, ostéotomie tibiale de valgisation, ligamentoplastie controlatérale selon la technique de Mac Intosh, ligamentoplastie homolatérale selon la technique de Lemaire).

La technique chirurgicale de réparation des lésions du ligament croisé antérieur du genou utilise une greffe autologue prélevée aux dépens de l’appareil extensueur comprenant un trajet mixte, intra et extra-articulaire.

Deux voies d’abord sont nécessaires : une longue voie rectiligne juxtarotulienne interne et une courte voie externe, en l’occurrence du bord postérieur du vaste externe au tubercule de Gerdy.

Quant au greffon, il est composé de 4 portions : une portion tendineuse aux dépens du tendon quadriceps, une portion prérotulienne ovalaire comprenant le surtout prérotulien qui est libéré en décortication (cette partie est ensuite tubulée en formant un cylindre ostéopériosté), une portion tendineuse aux dépens du tiers moyen du tendon rotulien, enfin une portion osseuse en queue d’aronde aux dépens de la tubérosité tibiale antérieure (à la différence de la technique de Lerat) qui sera encastrée dans le tunnel tibial.

Après avoir procédé à un forage des tunnels tibial et fémoral, les chirurgiens passent le transplant par voie transtibial, intra-articulaire, puis transcondylien externe.

Au total, on comprend donc que cette intervention ait un caractère très délabrant.

Les radiographies montrent 25 % d’arthrose. Cette modification radiologique, le plus souvent fémorotibiale interne, est hautement liée à l’âge du patient au moment de l’intervention, au délai opératoire et à la méniscectomie interne.

La subluxation tibiale antérieure différentielle moyenne est de 1,5 +/- 2,3 mm, concluent les auteurs.

Source : Science & Sports, 2000 ; 15 : 10-7.

Descripteur MESH : Genou , Ligament croisé antérieur , Patients , Caractère , Hommes , Ostéotomie , Population , Queue , Science , Sports

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