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Politique
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Saison respiratoire 2025-2026 : une saison moins massive en ville, mais toujours lourde pour l’hôpital
Caducee.net, le 21/04/2026 : Le bilan national de la saison respiratoire 2025-2026 dessine un hiver plus contrasté qu’il n’y paraît. Vu depuis la médecine de ville, la séquence a été moins massive que celle de 2024-2025. Vu depuis l’hôpital, en revanche, la pression est restée élevée, portée avant tout par la grippe. Santé publique France résume cette dissymétrie en une formule qui concentre l’essentiel : une activité « modérée en ville mais élevée à l’hôpital », tandis que la bronchiolite est restée brève et peu intense et que le COVID-19 a continué de circuler sans structurer les recours aux soins. Pour la médecine de ville, l’hôpital et les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), la leçon est claire : avant l’hiver prochain, la préparation doit retrouver un centre de gravité plus net, sans retomber dans le récit indifférencié des « trois virus de l’hiver ».[1] […].
France Santé : la CNAM transforme-t-elle l’interpro en financement sous condition ?
Caducee.net, le 21/04/2026 : Au sortir de la réunion du 16 avril avec Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), les syndicats médicaux ont dit avoir entendu un message plus dur que celui qui circulait depuis l’ouverture des négociations sur France Santé. En surface, le débat porte sur un label. En profondeur, il touche à la hiérarchie future des financements de l’exercice coordonné : la labellisation doit-elle ouvrir un bonus, ou devenir le passage obligé pour accéder aux soutiens interprofessionnels ? À ce stade, aucun texte final n’a encore arbitré publiquement cette question. […].
Allo Ortho devient national, la régulation à l’épreuve de la pénurie en orthophonie
Caducee.net, le 24/04/2026 : Depuis le 1er avril 2026, Allo Ortho réunit sur une même entrée l’information, la régulation téléphonique et la liste d’attente commune en orthophonie. Soutenu par l’Assurance Maladie et inscrit dans l’avenant 21, le dispositif promet de mieux orienter les demandes dans un contexte où l’attente peut atteindre 36 mois. Mais au-delà de son architecture, son efficacité réelle reste à démontrer et sa régulation pourrait aussi être perçue, par certaines familles, comme un filtre supplémentaire dans un parcours déjà saturé.[1][2][3][7][13] […].
PFAS : comment répondre aux patients sans tomber dans l’alarmisme
Caducee.net, le 28/04/2026 : Les ministères de la Santé et de la Transition écologique ont publié, le 22 avril 2026, de nouveaux supports d’information sur les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), destinés au public comme aux professionnels de santé. Pour les soignants, l’enjeu est de transformer cette information en réponse clinique : reconnaître les risques, proposer des gestes réalistes de réduction d’exposition et rappeler les limites du dépistage individuel. […].
ONDAM 2026 : les soins de ville sous surveillance
Caducee.net, le 28/04/2026 : Le comité d’alerte écarte, à ce stade, le scénario d’un dérapage majeur de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) 2026. Mais son avis du 20 avril maintient les soins de ville dans le viseur budgétaire : médicaments, honoraires de spécialistes, actes paramédicaux, transports sanitaires et arrêts de travail concentrent les tensions. Pour les médecins libéraux, l’enjeu se déplace donc moins vers une alerte immédiate que vers les arbitrages tarifaires, conventionnels et prescriptifs qui pourraient s’imposer au fil de l’année.[1][2] […].
Forfait médecin traitant 2026 : la nouvelle économie de la prévention au cabinet
Caducee.net, le 04/05/2026 : L’Assurance Maladie a détaillé, fin avril 2026, le déploiement opérationnel du forfait médecin traitant (FMT), entré en vigueur le 1er janvier. En remplaçant le forfait patientèle médecin traitant (FPMT) et la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) médecin traitant, ce nouveau dispositif promet de rémunérer plus directement le suivi longitudinal et la prévention. Pour les cabinets, l’enjeu est désormais très concret : que peut-on vraiment piloter dans amelipro, à quel moment les sommes seront-elles versées et jusqu’où cette rémunération par indicateurs déplacera-t-elle la charge de suivi vers les équipes ?[1] […].
Cancer : le remboursement de l’activité physique adaptée entre en expérimentation sous conditions
Caducee.net, le 04/05/2026 : Publié au Journal officiel du 16 avril 2026, le décret n° 2026-281 ouvre une expérimentation attendue de prise en charge de l’activité physique adaptée (APA) pour des personnes traitées pour un cancer. Le dispositif, limité à trois régions et placé sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS), marque une avancée pour les soins de support. Il ne crée toutefois pas un remboursement généralisé : son efficacité dépendra du nombre de patients inclus, de la simplicité des circuits et de la capacité des structures à prolonger l’accompagnement au-delà des premières séances.[1] Le Quotidien du Médecin écrivait, le jour même, que le remboursement de l’activité physique sur ordonnance pour des patients ayant un cancer « va finalement pouvoir entrer en vigueur » avec la publication du décret.[5] […].
Arrêts de travail 2026 : un partage de données ciblé, sous condition de consentement
Caducee.net, le 05/05/2026 : Les décrets n° 2026-320 et n° 2026-321, publiés au Journal officiel le 29 avril 2026, encadrent désormais un partage de données ciblé entre le service du contrôle médical de l’Assurance maladie — ainsi que, pour le régime agricole, les caisses de Mutualité sociale agricole (MSA) — et les services de prévention et de santé au travail (SPST). Derrière une mécanique réglementaire très technique, le sujet est directement opérationnel : consentement de l’assuré ou du travailleur, données strictement nécessaires, messagerie sécurisée, traçabilité dans le dossier médical en santé au travail et prévention de la désinsertion professionnelle.[1][2] […].
Mon espace santé et DMP en 2026 : les documents Amelipro versés automatiquement
Caducee.net, le 11/05/2026 : Depuis le 24 mars 2026, certains documents produits dans Amelipro sont versés automatiquement dans le dossier médical partagé (DMP) et deviennent visibles dans Mon espace santé. Officialisée par Ameli le 28 avril, cette évolution change concrètement le circuit des documents patients, en particulier pour les arrêts de travail et les certificats AT/MP. Pour les praticiens, le sujet dépasse la technique : il touche à l’information du patient, au rôle du secrétariat, à l’alternative papier et à la distinction, encore mal comprise, entre DMP et Mon espace santé.[1] […].
Salaires dans la fonction publique hospitalière en 2024 : un rebond réel, mais des écarts persistants
Caducee.net, le 12/05/2026 : D’après une étude conjointe de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), publiée le 6 mai 2026, le salaire net moyen dans la fonction publique hospitalière (FPH) progresse en 2024 après deux années de recul du pouvoir d’achat. La hausse reste modeste, à 0,7 % en euros constants. Surtout, elle recouvre des trajectoires très différenciées selon les statuts, les filières, les catégories hiérarchiques et le sexe des agents.[1][2] […].
Docteurs juniors PDSA : les montants 2026 sont fixés, la contestation demeure
Caducee.net, le 19/05/2026 : Publié au Journal officiel du 14 mai 2026, le décret docteurs juniors 2026 ouvre formellement la participation des docteurs juniors de médecine générale à la permanence des soins ambulatoires (PDSA), à compter du 1er novembre 2026. L’arrêté publié le même jour fixe déjà l’indemnisation PDSA des internes de médecine générale : le débat ne porte donc plus sur l’existence des montants, mais sur leur niveau réel, leur attractivité et les conditions d’encadrement par les maîtres de stage universitaires (MSU).[1][2] […].
Plan santé des professionnels de santé : les leviers vraiment activables dans les établissements
Caducee.net, le 25/05/2026 : Présenté le 22 mai 2026, le plan santé des professionnels de santé promet de mieux protéger celles et ceux qui prennent en charge les patients. Ses 13 mesures couvrent la prévention, la formation, la santé au travail, la confidentialité des soins et le suivi statistique. Pour les directions, les cadres de proximité, les responsables des ressources humaines et les référents qualité de vie et conditions de travail (QVCT), l’enjeu consiste désormais à distinguer les leviers immédiatement mobilisables, les annonces encore dépendantes d’un cadrage national et les angles morts qui conditionneront les effets réels sur la santé des soignants.[1] […].
Doctolib-Medicus : le pari du logiciel clinique pour les généralistes du NHS
Caducee.net, le 01/06/2026 : Après le rendez-vous médical, le dossier patient. Avec l’acquisition de Medicus Health, Doctolib s’avance sur le marché britannique par une entrée discrète mais stratégique : le logiciel clinique des médecins généralistes du National Health Service (NHS). La cible reste modeste par son déploiement, mais son homologation par NHS England donne au groupe français une place dans une bataille longtemps dominée par quelques fournisseurs historiques. À ce stade, il s’agit moins d’une conquête que d’un pari d’infrastructure.[1][6] […].
Proposition de loi Garot : le risque d’effet boomerang pour la médecine libérale
Caducee.net, le 02/06/2026 : Adoptée par l’Assemblée nationale le 7 mai 2025, puis profondément remaniée par la commission des affaires sociales du Sénat le 27 mai 2026, la proposition de loi Garot ravive une fracture ancienne : faut-il réguler l’installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux, ou cette contrainte risque-t-elle d’affaiblir encore l’exercice libéral ? Derrière l’objectif d’accès aux soins, largement partagé, se joue un équilibre délicat entre solidarité territoriale, liberté professionnelle et attractivité de la médecine de ville. […].
Rapport IGF sur les ordres de santé : un réquisitoire sévère, des remèdes encore à éprouver
Caducee.net, le 05/06/2026 : L’Inspection générale des finances dresse un diagnostic très dur sur l’Ordre national des médecins, l’Ordre national des pharmaciens et l’Ordre national des chirurgiens-dentistes. Missions disciplinaires, régulation déontologique, contrôle des conflits d’intérêts, gouvernance et gestion : le rapport publié par l’IGF élargit le débat au modèle ordinal lui-même. Mais ses recommandations — contrôle administratif renforcé, fusion ou suppression des ordres — méritent, elles aussi, une lecture critique.[1][2] […].
Secteur 2 : les trois scénarios du HCAAM pour réformer les dépassements d’honoraires
Caducee.net, le 10/06/2026 : Huit mois après son état des lieux sur les dépassements d’honoraires, le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) a publié, le 9 juin 2026, trois scénarios de réforme. Le média professionnel Egora en a rendu compte le même jour. Sans trancher, le rapport place désormais le secteur 2 au centre du débat : cette liberté tarifaire encadrée, devenue majoritaire chez les spécialistes libéraux, pourrait être progressivement réservée à un nombre plus restreint de praticiens. […].
Déserts médicaux : le Sénat adopte une régulation édulcorée de l'installation, mais laisse la loi Garot en plan
Caducee.net, le 13/06/2026 : Le 11 juin 2026, le Sénat a adopté l’article 1er de la proposition de loi transpartisane contre les déserts médicaux, dans une version nettement assouplie par rapport au texte voté par les députés. Mais, faute de temps, l’examen n’a pas été mené à son terme. La réforme reste donc suspendue à une nouvelle inscription à l’ordre du jour, dans un climat de désaccord persistant entre usagers, médecins et gouvernement.[1][2][5] […].
Aliments ultra-transformés : un risque cardiovasculaire mieux documenté, une causalité encore discutée
Caducee.net, le 16/06/2026 : Un consensus clinique publié le 6 mai 2026 dans le European Heart Journal invite les cardiologues à intégrer la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) dans l’évaluation nutritionnelle des patients. Le signal scientifique se consolide : ces produits sont associés à une hausse du risque cardiovasculaire, de la fibrillation atriale et de la mortalité cardiovasculaire. Mais l’ampleur clinique du risque reste difficile à quantifier, car les données disponibles demeurent majoritairement observationnelles.[1][2] […].

