Forfait médecin traitant 2026 : la nouvelle économie de la prévention au cabinet
À retenir (lecture rapide)
• Le FMT remplace le FPMT et le volet médecin traitant de la ROSP depuis le 1er janvier 2026.
• Le calcul devient individualisé par patient, selon l’affection de longue durée (ALD), l’âge et la prévention.
• Le socle 2026 sera versé en quatre temps ; la prévention 2026 basculera sur un paiement en 2027.
• Dans amelipro, seuls trois indicateurs sont visibles au lancement, avec un enrichissement progressif jusqu’en 2027.
• Les syndicats restent vigilants sur la trésorerie, la charge de suivi et la fiabilité des indicateurs.
Un forfait unique pour clore l’ancien tandem FPMT-ROSP
Le forfait médecin traitant n’est pas un simple changement d’étiquette. Il regroupe deux mécanismes qui structuraient jusqu’ici une partie de la rémunération forfaitaire des médecins libéraux : le FPMT, attaché à la patientèle déclarée, et la ROSP, qui rémunérait l’atteinte d’objectifs de santé publique. Ameli Médecin présente désormais le FMT comme un forfait « unique, annuel », calculé patient par patient.[2]
La rupture est donc double. D’un côté, le socle reprend la logique du suivi de patientèle, mais avec une modulation plus fine selon l’âge, l’affection de longue durée (ALD), la précarité et certaines caractéristiques d’exercice. De l’autre, la ROSP médecin traitant disparaît au profit d’une majoration de prévention organisée autour de quinze indicateurs. L’ancien dispositif a pris fin au 31 décembre 2025, avec un dernier versement en 2026 au titre de l’année 2025.[5]
Cette recomposition s’inscrit dans la grande redistribution des forfaits et des actes au 1er janvier 2026, issue de la convention médicale 2024-2029. L’Assurance Maladie y voit une manière de réaffirmer la place du médecin traitant dans le parcours de soins. Les cabinets, eux, jugeront surtout la réforme sur trois terrains moins théoriques : la lisibilité des écrans, la régularité des paiements et le temps nécessaire pour transformer les alertes en actions médicales.[7]
Le calcul patient par patient change la lecture de la patientèle
Le changement le plus structurant tient au passage d’une logique globale de patientèle à une mécanique individualisée. Tous les patients, majeurs ou mineurs, pour lesquels le médecin est enregistré comme médecin traitant dans les bases de l’Assurance Maladie au 31 décembre de l’année précédente, entrent dans le calcul. Le praticien doit exercer en secteur 1, ou en secteur 2 avec adhésion à l’option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM ou OPTAM-ACO).[2]
Le FMT n’est pas corrélé au nombre de consultations réalisées dans l’année. Il rémunère le suivi au long cours, en complément de l’activité, en tenant compte de quatre dimensions : l’âge du patient, l’existence d’au moins une ALD, la situation sociale et le parcours de prévention. La logique est assumée : un patient âgé, atteint d’une maladie chronique ou en situation de précarité mobilise, en principe, davantage de coordination, de surveillance et de temps médical invisible.[2]
Un socle modulé par l’âge, l’ALD et la précarité
Le socle annuel atteint 15 euros pour un enfant de moins de 7 ans sans ALD, reste à 5 euros pour un patient de 7 à 74 ans sans ALD, passe à 15 euros pour un patient de 75 à 79 ans sans ALD, puis à 55 euros pour un patient de 80 ans et plus sans ALD. Pour les patients atteints d’une ou plusieurs ALD, il atteint 55 euros avant 80 ans et 100 euros à partir de 80 ans.[2]
Cette grille s’applique aux patients ayant fait l’objet d’actes facturés par le médecin traitant ou par son collaborateur dans les deux années précédant la date de constat de la patientèle. Pour les patients qui n’auraient pas consulté leur médecin traitant ou son collaborateur au cours des deux dernières années, l’Assurance Maladie prévoit une rémunération de 5 euros.[2]
À ce socle s’ajoute une majoration de 10 euros par an pour chaque patient bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire (C2S), quel que soit son âge ou son statut ALD. Dans les situations les plus valorisées, le montant atteint donc 110 euros pour un patient de 80 ans et plus en ALD bénéficiaire de la C2S.[2]
Des majorations liées au médecin complètent le dispositif. Les praticiens installés en zone d’intervention prioritaire (ZIP) ou dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) bénéficient d’une majoration annuelle de 10 % de la partie socle. Les primo-installés en ZIP ou QPV relèvent d’un barème dégressif sur trois ans : 50 % la première année, 30 % la deuxième, puis 10 % la troisième. Les médecins âgés de 67 ans et plus bénéficient eux aussi d’une majoration de 10 % sur le socle, cumulable avec l’une des majorations territoriales.[2]
Des effets très variables selon les patientèles
Cette grille dessine mécaniquement des profils de cabinets plus ou moins favorisés. Les patientèles âgées, polypathologiques, précaires ou implantées en ZIP/QPV concentrent les leviers les plus revalorisés : âge avancé, ALD, C2S et majorations territoriales. À l’inverse, un cabinet dont la patientèle est majoritairement jeune, sans ALD et peu concernée par la C2S reste adossé à un socle plus bas, notamment les 5 euros annuels pour les patients de 7 à 74 ans sans ALD. Le gain dépendra alors davantage de la part prévention effectivement validée.[2]
Le FMT ne produira donc pas un effet uniforme. L’Assurance Maladie avance une augmentation moyenne de 20 % par rapport aux dispositifs précédents, mais cette moyenne ne dit pas ce que verra chaque cabinet, selon sa patientèle, son implantation et le niveau réel d’atteinte des indicateurs de prévention.[4] Le dispositif reconnaît mieux certaines complexités. Il oblige aussi chaque équipe à lire sa patientèle comme une structure de risques, de précarité et d’éligibilité aux actions de prévention. C’est un progrès si cette lecture aide à mieux organiser le suivi. C’est une contrainte supplémentaire si elle se limite à une cartographie financière difficile à rapprocher de l’activité clinique réelle.
La prévention devient une ligne de rémunération individualisée
La part variable du FMT introduit le volet le plus sensible pour le cabinet. Elle remplace la ROSP médecin traitant, mais change de logique : au lieu d’un résultat agrégé à l’échelle de la patientèle, elle valorise l’atteinte d’indicateurs pour chaque patient éligible. Chaque indicateur validé rapporte 5 euros, y compris lorsque l’acte a été réalisé par un autre professionnel de santé. L’exemple donné par l’Assurance Maladie est parlant : une vaccination contre la grippe effectuée par un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme peut valider l’indicateur pour le médecin traitant du patient concerné.[2]
Les quinze indicateurs couvrent trois familles. La vaccination rassemble la grippe, le Covid, le pneumocoque, le rougeole-oreillons-rubéole (ROR), le méningocoque ACWY et le papillomavirus humain (HPV). Les dépistages concernent le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, le cancer colorectal, le diabète par glycémie à jeun et la maladie rénale chronique. Enfin, les suivis portent sur le diabète par dosage de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) ou des fructosamines, deux consultations obligatoires de l’enfant avec certificat de santé, ainsi que l’examen bucco-dentaire annuel des 3-24 ans.[2]
Cette concentration sur quinze indicateurs tranche avec l’ancienne ROSP, plus large et parfois moins lisible pour le praticien. Elle déplace aussi le travail de pilotage : l’enjeu n’est plus seulement d’améliorer un taux global, mais d’identifier, patient par patient, les vaccinations, les dépistages ou les examens de suivi manquants. En 2025, dernière année pleine avant la transition, la ROSP médecin traitant de l’adulte versée aux généralistes, hors médecins à exercice particulier (MEP), a progressé de 3 % pour atteindre 5 520 euros en moyenne par médecin concerné ; au total, 274 millions d’euros ont été versés à environ 49 600 médecins généralistes libéraux.[3]
Ce dernier bilan doit être lu avec prudence. Il documente le niveau atteint par l’ancien dispositif, mais il ne suffit pas à anticiper le revenu FMT de tous les profils de médecins, notamment les MEP ou les cabinets dont la patientèle s’écarte nettement de la moyenne nationale.[3]
Un pilotage par indicateurs plus exigeant que la promesse
La réforme ne déplace pas seulement un paiement. Elle déplace le centre de gravité du suivi. L’ancienne ROSP raisonnait à l’échelle d’une patientèle, avec des objectifs agrégés ; le FMT demande d’identifier, pour chaque patient éligible, la vaccination, le dépistage ou l’examen non réalisé, à partir de données restituées dans amelipro. Cette granularité peut améliorer le repérage des soins manquants. Elle transforme aussi la prévention en file active d’actions à traiter, avec des listes à prioriser, des relances à organiser et des situations individuelles à interpréter.[1][2]
Pour un cabinet à forte patientèle, la charge ne réside pas seulement dans l’existence des quinze indicateurs. Elle tient surtout à l’organisation qui les entoure : vérifier les statuts, rapprocher les données de remboursement de l’information clinique, programmer les consultations pertinentes, puis répartir les tâches entre médecin, secrétariat, assistant médical et partenaires de proximité. La première année ajoute une difficulté supplémentaire : seuls trois indicateurs sont visibles au lancement dans amelipro, alors que le volet prévention repose bien sur quinze indicateurs.[1][2]
La validation possible d’actes réalisés par un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme constitue un progrès de coordination, car le médecin traitant n’a pas à refaire ce qui a déjà été accompli dans le parcours du patient. Mais cette logique crée aussi une responsabilité partagée : le praticien peut être rémunéré pour une action qu’il n’a pas effectuée lui-même, tout en restant attendu sur le repérage des manques et l’animation du suivi préventif.[2]
Le calendrier 2026 brouille la lecture de trésorerie
La bascule 2026 ne signifie pas une coupure nette des paiements. Le calendrier publié par l’Assurance Maladie permet de mettre les pendules à l’heure : les médecins perçoivent en mars 2026 le solde du dernier FPMT au titre de 2025, puis en avril 2026 la dernière ROSP, également au titre de 2025. Les deux premiers versements du nouveau FMT, pour les volets socle et précarité de 2026, sont prévus en juin ; le troisième versement intervient en septembre et le quatrième en novembre.[4]
La majoration prévention suit un autre tempo. Elle est calculée au 31 décembre de l’année en cours, puis versée l’année suivante, sur le modèle de l’ancienne ROSP. La fiche pratique d’ameli annonce un premier versement en avril 2027 au titre de 2026, tandis que le communiqué de presse de l’Assurance Maladie retient une formulation plus large, au premier semestre 2027. L’écart n’est pas contradictoire, mais il rappelle que la visibilité fine sur cette part variable ne sera complète qu’après la première année de fonctionnement.[1][4]
Des organisations professionnelles avaient déjà insisté, dès 2025, sur l’absence d’« année blanche » pendant la transition. La Fédération des médecins de France (FMF) indiquait ainsi que la ROSP 2025, le forfait structure 2025 et le forfait médecin traitant 2025 seraient bien payés, avec une transition vers le FMT 2026 et la dotation numérique (DONUM).[6] Ce lissage n’efface pas la nécessité d’un suivi comptable rapproché : plusieurs flux relevant de millésimes différents se croisent en 2026, ce qui peut brouiller la lecture du chiffre d’affaires et des appels de charges.
Ce point financier mérite d’être explicité. La FMF avertit, en janvier 2026, sur de possibles « rattrapages d’impôts, de CARMF et d’URSSAF en 2027 et 2028 », en référence à la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) et aux Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF).[11] L’Union française pour une médecine libre (UFML) décrit de son côté un risque de revenu 2026 artificiellement majoré par la coexistence du solde du FPMT 2025, de la dernière ROSP et des premières avances du FMT, avec un effet possible sur les charges sociales de 2027.[12] Le cabinet devra donc distinguer la progression apparente de trésorerie et la rémunération réellement reconductible.
Amelipro, tableau de bord central mais encore incomplet
Le volet prévention repose sur un nouvel outil intégré à amelipro. Depuis le 22 avril 2026, l’Assurance Maladie met à disposition un tableau de bord dynamique, accessible via la rubrique « Activités » et l’entrée « Patientèle prévention ». Il doit permettre de visualiser, pour chaque indicateur, les patients à jour et ceux pour lesquels une action reste à mener. Les informations sont actualisées chaque mois et mises à disposition au cours du mois suivant, avec le détail des actes ayant permis de déterminer le statut de chaque patient.[1][2]
Au lancement, la promesse reste partielle. La première version ne propose que trois indicateurs : le dépistage du diabète, le dépistage de la maladie rénale chronique et le suivi biologique du diabète. Les autres indicateurs doivent être intégrés progressivement, jusqu’en 2027, avec les dépistages organisés des cancers, les vaccinations des adultes et des adolescents, les examens obligatoires de l’enfant et les examens bucco-dentaires.[1][3]
La suite annoncée est plus ambitieuse. Dans les prochains mois, la rubrique « Suivi prévention », accessible avec la carte Vitale du patient, doit permettre d’identifier en consultation l’ensemble des actions déjà réalisées ou non. L’Assurance Maladie prévoit aussi des taux d’atteinte à l’échelle de la patientèle, un suivi de leur évolution dans le temps et une comparaison avec des moyennes territoriales ou nationales. Un autre tableau de bord, consacré à l’ensemble de la rémunération FMT, est annoncé pour la fin du premier semestre 2026 ; les éléments relatifs à la majoration prévention ne seront, eux, disponibles qu’à partir de 2027.[1]
Le fonctionnement repose sur les données de remboursement de l’Assurance Maladie, issues du Système national des données de santé (SNDS), sauf opposition du patient. L’Assurance Maladie précise que le service a été conçu dans le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD) et du droit d’opposition. Pour le cabinet, cette dépendance aux données de remboursement présente un avantage évident de récupération automatisée, mais aussi deux limites. D’une part, l’outil ne reflète pas nécessairement en temps réel toute l’information clinique connue du médecin. D’autre part, toute discordance entre donnée visible, acte réellement effectué et situation du patient peut devenir un sujet de rémunération autant qu’un sujet d’organisation.[1][2]
Des syndicats vigilants face à la simplification annoncée
Le volet syndical nuance le récit institutionnel. En juin 2024, la convention médicale 2024-2029 a été signée par cinq des six syndicats représentatifs — MG France, Avenir-Spé-Le Bloc, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), la FMF et le Syndicat des médecins libéraux (SML) —, l’UFML restant en dehors de l’accord.[9] Cette signature majoritaire ne vaut toutefois pas blanc-seing sur l’exécution technique du FMT en 2026.
Chez Les Généralistes-CSMF, la réforme est jugée à l’aune de sa capacité à sécuriser économiquement l’exercice. Dans une lettre hebdomadaire publiée le 30 mars 2026, l’organisation avertit que le nouveau FMT ne pourra être crédible que s’il « sécurise économiquement l’exercice » et reconnaît la complexité croissante de la médecine traitante. Le syndicat cite aussi les modalités d’application, le paiement de la ROSP et du FMT aux médecins ayant cessé leur activité en cours d’année 2025, ainsi que les effets des aides liées aux assistants médicaux.[10]
La FMF adopte une vigilance plus technique. Dans un billet du 18 janvier 2026 titré « Forfaits 2026 : plus de questions que de réponses », elle pointe les effets de bord du calcul de la patientèle à la date du 31 décembre : un patient qui meurt ou change de médecin traitant le 2 janvier peut ouvrir droit au FMT pour l’année, alors qu’un patient intégré début janvier puis sorti fin décembre n’entre pas dans le calcul. La FMF relève aussi que les nouveaux installés en 2026 ne percevront leur FMT qu’en 2027, sur la base de la patientèle constatée au 31 décembre 2026.[11]
L’UFML, non signataire de la convention, formule la critique la plus frontale. Dans un texte publié le 30 mars 2026, elle considère que la simplification « profite avant tout à l’Assurance Maladie » et que « la complexité ne disparaît pas » mais se reporte vers les cabinets. L’organisation met également en avant une zone de tension financière : la coexistence, en 2026, du solde du FPMT 2025, de la dernière ROSP et des premières avances du FMT pourrait gonfler le revenu professionnel pris en compte pour les charges sociales de 2027.[12]
Le SML, pour sa part, a surtout diffusé des informations pratiques sur la campagne déclarative 2025 et l’entrée en vigueur du FMT au 1er janvier 2026, en rappelant le remplacement du FPMT et de la ROSP, les démarches de zonage ZIP/QPV et les majorations de 10 % pour les médecins installés, jusqu’à 50 % pour les primo-installés.[13] Cette diversité de tonalités explique la prudence de nombreux cabinets : le principe du forfait est conventionnellement acté, mais son appropriation dépendra des paiements, des données visibles et de la charge de pilotage réellement transférée aux équipes.
La réussite se jouera dans l’usage quotidien
Sur le papier, le FMT répond à une demande ancienne : mieux valoriser le suivi longitudinal, la coordination et la prévention, au-delà de la seule consultation. Le directeur général de l’Assurance Maladie, Thomas Fatôme, résume l’intention en affirmant : « nous réaffirmons le rôle clé du médecin traitant dans le parcours de soins ».[1] Dans la pratique, l’appropriation dépendra moins de la formule conventionnelle que de la qualité du tableau de bord, de la fiabilité des données et de la capacité des équipes à transformer ces alertes en actions programmées.
La première conséquence organisationnelle sera probablement la tenue plus régulière d’une cartographie de patientèle : patients éligibles à un dépistage, personnes âgées ou en ALD, enfants concernés par les examens obligatoires, vaccinations à reprendre, actes réalisés hors cabinet mais visibles dans les remboursements. Pour des équipes qui ont déjà souvent le nez dans le guidon, cette logique peut favoriser un travail plus anticipé, notamment avec les secrétariats, assistants médicaux, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes. Elle peut aussi ajouter une couche de pilotage si les tableaux ne s’intègrent pas naturellement aux logiciels métiers.
La deuxième conséquence est financière. Le socle est relativement lisible dès lors que la patientèle au 31 décembre est stabilisée ; la prévention, elle, introduit une part différée et dépendante d’indicateurs qui ne seront pas tous visibles d’emblée. La comparaison entre les anciennes rémunérations forfaitaires et le rendement réel du FMT ne pourra donc se faire proprement qu’après le premier cycle complet, lorsque la prévention 2026 aura été versée en 2027.
Enfin, le FMT arrive dans une période où les discussions conventionnelles rouvertes avec les syndicats représentatifs réactivent les débats sur la méthode, les indicateurs et la charge administrative.[14] La prévention rémunérée peut devenir un levier utile si elle aide réellement à repérer les soins manquants et à mieux organiser les relances. Elle sera vécue comme un nouvel empilement si le cabinet doit consacrer trop de temps à contrôler, corriger et interpréter les données.
La question posée aux généralistes est désormais très simple : en 2027, verront-ils davantage de prévention effective chez leurs patients, ou surtout davantage de cases correctement cochées dans amelipro ? C’est là que se jouera la promesse du FMT : non pas dans son principe, mais dans ce que le médecin traitant constatera, mois après mois, sur son écran, dans ses paiements et dans l’organisation de son cabinet.
Références
1. Assurance Maladie — « Un nouveau forfait pour valoriser le rôle clé du médecin traitant dans le suivi et la prévention » — 28 avril 2026.
2. ameli Médecin — « Le nouveau forfait médecin traitant » — 16 avril 2026.
3. ameli Médecin — « ROSP : dernier bilan avant la transition vers le volet prévention du forfait médecin traitant » — 29 avril 2026.
4. ameli Médecin — « FMT, Donum… : tout savoir sur les nouvelles rémunérations forfaitaires en vigueur en 2026 » — 12 février 2026.
5. ameli Médecin — « La rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) pour le médecin » — 17 décembre 2025.
6. Fédération des médecins de France — « Paiements forfaitaires 2025 et 2026 » — 30 mai 2025.
7. Caducee.net — « Convention médicale 2024-2029 : la grande redistribution des forfaits et des actes au 1er janvier 2026 » — 19 décembre 2025.
8. Caducee.net — « Convention médicale : la CNAM annonce le calendrier du déploiement » — 6 décembre 2024.
9. Assurance Maladie — « Signature d’une nouvelle convention médicale entre l’Assurance Maladie et les médecins libéraux » — 4 juin 2024.
10. Les Généralistes-CSMF — « Lettre hebdo 1034 du 24.02.2026 » — 30 mars 2026.
11. Fédération des médecins de France — « Forfaits 2026 : plus de questions que de réponses » — 18 janvier 2026.
12. Union française pour une médecine libre — Syndicat — « FMT (Forfait Médecin Traitant) : le big bang forfaitaire qui dérange » — 30 mars 2026.
13. Syndicat des médecins libéraux — « Information importante : Ouverture de la campagne ROSP - Forfait Structure - FMT 2025 » — 10 décembre 2025.
14. Caducee.net — « Reprise du dialogue conventionnel : cinq chantiers rouvrent avec les médecins libéraux » — 30 janvier 2026.
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