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Fondation Vallée : l’ARS suspend en urgence quatre unités de pédopsychiatrie à Gentilly

Caducee.net, le 06/03/2026 : L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a décidé de suspendre, à compter du 27 février 2026 au soir, l’activité d’hospitalisation complète de pédopsychiatrie sur le site de Gentilly de la Fondation Vallée (Val-de-Marne). En cause : des signalements jugés concordants de pratiques d’enfermement de mineurs, étayés par une inspection menée mi-novembre 2025. Entre exigence de protection des patients et réorganisation forcée de l’offre de soins, l’établissement se retrouve désormais au pied du mur. […].

À Bayonne, l'hôpital public contraint d'emprunter aux citoyens pour faire tourner le quotidien

Caducee.net, le 09/03/2026 : Le Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB) a obtenu en vingt-deux jours les 1,5 million d’euros qu’il cherchait à lever via un emprunt citoyen destiné à financer des dépenses aussi ordinaires qu’indispensables : médicaments, dispositifs médicaux, vaccins et matériel de prélèvement.[1][2] Présenté localement comme la preuve d’un attachement territorial intact, le succès de l’opération met pourtant en lumière une réalité bien moins flatteuse pour les pouvoirs publics. Lorsqu’un hôpital public doit solliciter l’épargne des habitants pour assurer son fonctionnement courant, il ne s’agit plus seulement d’un montage ingénieux. C’est le symptôme d’un système qui en vient à habiller l’austérité des couleurs de l’innovation. […].

IDEL : la hausse du carburant ravive l’équation impossible des tournées à domicile

Caducee.net, le 16/03/2026 : En mars 2026, le retour du gazole au-dessus de 2 euros le litre replace les infirmières et infirmiers libéraux face à une tension ancienne, mais redevenue aiguë : celle d’un exercice bâti sur le domicile, dont les coûts de déplacement augmentent plus vite que les compensations conventionnelles. Pour une profession qui enchaîne parfois plusieurs dizaines de passages par jour, la flambée à la pompe ne relève pas d’un simple désagrément comptable. Elle ravive une question plus large, celle de la soutenabilité économique des tournées, alors même que le système de santé s’appuie de plus en plus sur elles pour maintenir les patients chez eux.[1][2][3] […].

Asalée : la promesse d’un paiement rapide ne règle pas la crise de fond

Caducee.net, le 26/03/2026 : Les quelque 2 000 infirmières salariées de l’association Asalée, privées de salaire depuis février 2026, devraient être payées « très rapidement » après l’audience du 27 mars devant le tribunal judiciaire de Paris, a assuré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 24 mars à l’Assemblée nationale.[1] Cette déclaration apaise, à court terme, une crise sociale devenue explosive. Elle ne dissipe toutefois ni les interrogations sur la gouvernance de l’association, ni les incertitudes sur le devenir d’un dispositif désormais central dans le suivi des maladies chroniques en soins primaires.[2][3] […].

Avis Google médecin : quand un commentaire devient une diffamation

Caducee.net, le 30/03/2026 : Un avis négatif publié après une consultation peut-il encore relever de la liberté d’expression lorsqu’il met directement en cause la compétence d’un praticien nommé ? Dans un arrêt du 17 février 2026, la cour d’appel de Rennes apporte une réponse précise à une question devenue centrale pour les professionnels de santé. Tant qu’un commentaire se borne à exprimer un mécontentement, il demeure dans le champ de la critique. Mais lorsqu’il impute au médecin des faits cliniques précis, puis en déduit qu’il serait incompétent ou illégitime, le débat change de nature. Il cesse de porter sur la seule appréciation d’une prise en charge pour porter le débat sur un autre plan : celui de la diffamation publique.[1] […].

Hôpitaux privés : pourquoi 46 % des établissements étaient en déficit en 2025

Caducee.net, le 12/04/2026 : Selon la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), près d’un établissement privé sur deux a clos l’exercice 2025 dans le rouge. Le chiffre, rendu public le 9 avril 2026, place la question financière au cœur du réacteur hospitalier : il ne s’agit plus seulement d’un signal comptable, mais d’un indicateur avancé de la fragilité d’un pan entier de l’offre de soins. À travers lui, c’est la soutenabilité du financement, la portée réelle de la campagne tarifaire 2025 et la capacité du privé à continuer d’assumer des activités lourdes, des urgences à la réanimation, qui se trouvent remises en débat.[1] […].

Daraxonrasib : un signal de survie majeur dans le cancer du pancréas métastatique prétraité

Caducee.net, le 21/04/2026 : Annoncés le 13 avril 2026 par Revolution Medicines, les résultats de phase 3 du daraxonrasib dans l’adénocarcinome canalaire pancréatique métastatique prétraité dessinent un tournant rare dans une maladie où les avancées thérapeutiques demeurent peu fréquentes. Le signal est net : la survie globale médiane atteint 13,2 mois sous daraxonrasib, contre 6,7 mois sous chimiothérapie standard[1]. Pour autant, l’emballement doit être tenu à distance : ces données restent, à ce stade, des résultats « topline » issus d’un communiqué industriel, avant présentation détaillée au congrès 2026 de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) et avant publication complète dans une revue à comité de lecture[1][2]. […].

Allo Ortho devient national, la régulation à l’épreuve de la pénurie en orthophonie

Caducee.net, le 24/04/2026 : Depuis le 1er avril 2026, Allo Ortho réunit sur une même entrée l’information, la régulation téléphonique et la liste d’attente commune en orthophonie. Soutenu par l’Assurance Maladie et inscrit dans l’avenant 21, le dispositif promet de mieux orienter les demandes dans un contexte où l’attente peut atteindre 36 mois. Mais au-delà de son architecture, son efficacité réelle reste à démontrer et sa régulation pourrait aussi être perçue, par certaines familles, comme un filtre supplémentaire dans un parcours déjà saturé.[1][2][3][7][13] […].

Forfait médecin traitant 2026 : la nouvelle économie de la prévention au cabinet

Caducee.net, le 04/05/2026 : L’Assurance Maladie a détaillé, fin avril 2026, le déploiement opérationnel du forfait médecin traitant (FMT), entré en vigueur le 1er janvier. En remplaçant le forfait patientèle médecin traitant (FPMT) et la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) médecin traitant, ce nouveau dispositif promet de rémunérer plus directement le suivi longitudinal et la prévention. Pour les cabinets, l’enjeu est désormais très concret : que peut-on vraiment piloter dans amelipro, à quel moment les sommes seront-elles versées et jusqu’où cette rémunération par indicateurs déplacera-t-elle la charge de suivi vers les équipes ?[1] […].

Cancer : le remboursement de l’activité physique adaptée entre en expérimentation sous conditions

Caducee.net, le 04/05/2026 : Publié au Journal officiel du 16 avril 2026, le décret n° 2026-281 ouvre une expérimentation attendue de prise en charge de l’activité physique adaptée (APA) pour des personnes traitées pour un cancer. Le dispositif, limité à trois régions et placé sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS), marque une avancée pour les soins de support. Il ne crée toutefois pas un remboursement généralisé : son efficacité dépendra du nombre de patients inclus, de la simplicité des circuits et de la capacité des structures à prolonger l’accompagnement au-delà des premières séances.[1] Le Quotidien du Médecin écrivait, le jour même, que le remboursement de l’activité physique sur ordonnance pour des patients ayant un cancer « va finalement pouvoir entrer en vigueur » avec la publication du décret.[5] […].

Stérilisation définitive : FemBloc suspendu par l’ANSM, le suivi des patientes à organiser

Caducee.net, le 05/05/2026 : L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a suspendu l’utilisation de FemBloc, dispositif de stérilisation définitive, en France hors investigation clinique. Pour les gynécologues, chirurgiens, centres de planification et vigilants dispositifs médicaux, cette décision de police sanitaire déplace l’attention vers trois exigences concrètes : informer les patientes déjà exposées, organiser leur suivi et déclarer sans délai tout effet indésirable. […].

Vaccination adolescente : les occasions manquées de la médecine générale

Caducee.net, le 07/05/2026 : Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), édité par Santé publique France, met en lumière un angle encore trop discret de la prévention vaccinale chez les adolescents : le problème ne se résume pas à l’hésitation des familles. Il tient aussi aux conditions très concrètes de la consultation de médecine générale. En 2025, la couverture contre les papillomavirus humains (HPV) progresse, mais reste à distance de l’objectif national de 80 % à l’horizon 2030, tandis que la vaccination contre les méningocoques A, C, W et Y (ACWY) demeure très basse chez les adolescents et les jeunes adultes. Pour les cabinets, l’enjeu consiste désormais à transformer des contacts rares en occasions vaccinales effectivement saisies.[1][2] […].

HOP’EN 2 : calendrier 2026, dépôts et preuves à sécuriser

Caducee.net, le 11/05/2026 : Moins exposé que les tensions hospitalières, le calendrier HOP’EN 2 entre pourtant dans une séquence décisive pour les directions, les directions des systèmes d’information (DSI) et les équipes métiers. La fenêtre est étroite : après l’ouverture du guichet HospiConnect le 4 mai 2026, les établissements de santé doivent boucler le dépôt du dossier d’appel à projets au plus tard le 29 mai à 23 h 59, puis déposer les preuves HospiConnect au plus tard le 26 juin. Pour les agences régionales de santé (ARS), l’enjeu sera d’instruire des projets numériques crédibles ; pour les établissements, de transformer un calendrier administratif en trajectoire opérationnelle. […].

Mon espace santé et DMP en 2026 : les documents Amelipro versés automatiquement

Caducee.net, le 11/05/2026 : Depuis le 24 mars 2026, certains documents produits dans Amelipro sont versés automatiquement dans le dossier médical partagé (DMP) et deviennent visibles dans Mon espace santé. Officialisée par Ameli le 28 avril, cette évolution change concrètement le circuit des documents patients, en particulier pour les arrêts de travail et les certificats AT/MP. Pour les praticiens, le sujet dépasse la technique : il touche à l’information du patient, au rôle du secrétariat, à l’alternative papier et à la distinction, encore mal comprise, entre DMP et Mon espace santé.[1] […].

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