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#coronavirus : 78 % des soignants déclarent manquer de masques FFP2 y compris à l’hôpital selon le SNPI

illustrationLe Syndicat National des Professionnels Infirmiers a réalisé un sondage par Internet visant à évaluer l’équipement des soignants face au coronavirus COVID-19. Les résultats obtenus semblent indiquer que le secteur libéral n’est pas le seul secteur à être impacté par le manque de matériel de protection et d’hygiène. La prise en charge des patients serait dégradée. Certains patients suspects ne seraient pas testés faute de moyens ou de budget.

Les soignants manquent de matériel et leur pratique est impactée par les vols

En effet tous secteurs d’activité confondus, 78 % des soignants déclarent manquer de masque FFP2, 63 % de masques FFP1 et 53 % de solutions hydroalcooliques (SHA).

« Nous déplorons l’impréparation des gouvernements, entre la décision irresponsable de ne plus stocker de masque FFP2, et le fait d’attendre fin février pour se décider enfin à en commander en urgence. Agnès Buzyn nous a fait perdre deux mois. Dans les hôpitaux et les cliniques, nous manquons de masques FFP2. En ville, les libéraux ont dû attendre début mars pour recevoir des masques chirurgicaux (inadaptés face aux patients avérés) qui se périment en mars ! »

35 % des répondants auraient également constaté des vols de masques ou de SHA

« 63 % des professionnels infirmiers sont aussi régulièrement confrontés à un manque de masques chirurgicaux (masque habituel) et de solution hydro-alcoolique (SHA). Cette situation s’explique par des vols : jusque-là les masques et solutions hydro-alcooliques étaient à disposition des visites et soignants à l’entrée des chambres des patients infectés ou en isolement pour aplasie. Nous sommes maintenant obligés de demander aux visiteurs de passer en prendre dans le poste de soin pour éviter les chapardages, constatés par 35 % des infirmières. Des vols organisés ont été également constatés dans certains établissements. »

Des prises en charge déficientes

Autre enseignement de l’enquête, 12 % ont vu des patients renvoyés sans être testés, faute de test suffisant et 7 % pour des raisons budgétaires.

8 % se seraient vus proposés par un cadre d’utiliser un simple masque FFP1 face à un cas confirmé et 3 % de mettre 2 masques FFP1 faute de masques FFP2.

« Ce que nous réalisons, c’est que si nous avions du faire face à un virus type Ebola, nous n’aurions pas pu faire face : faute de FFP2 les soignants auraient été décimés rapidement. » déclare Thierry Amouroux, Porte-parole du SNPI CFE-CGC.

 

Méthodologie utilisée :

Du 3 au 6 mars 2020, 16 383 infirmières, cadres infirmiers ou infirmières spécialisées ont répondu à un questionnaire sur le site Internet du SNPI : 
– envoi d’une newsletter à 29 837 abonnés le 3 mars 2020
– le site du SNPI enregistre 6 358 connexions par jour, le sondage étant en une
– relances sur facebook et twitter

Descripteur MESH : Masques , Patients , Face , Infirmiers , Internet , Solutions , Virus , Ebolavirus , Fièvre hémorragique à virus Ebola , Parole , Mars , Enseignement , Alcooliques , Hôpitaux

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