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Le variant Omicron concerne actuellement la majorité des décès hospitaliers avec Covid-19

illustrationL’actualisation des résultats relatifs à l’épidémie de Covid-19 publiés chaque semaine par la Drees à partir des données de tests, de vaccination et d’hospitalisation confirme la surreprésentation des personnes non vaccinées dans les évènements liés au Covid-19 par rapport à leur part dans la population générale, et la protection conférée par le vaccin contre les formes graves.

Entre le 20 décembre 2021 et le 16 janvier 2022, les 8 % de personnes non vaccinées dans la population française de 20 ans ou plus représentent :
– 16 % des tests PCR positifs chez les personnes symptomatiques ;
– 39 % des admissions en hospitalisation conventionnelle avec Covid-19 ;
– 54 % des entrées en soins critiques avec Covid-19 ;
– 46 % des décès après hospitalisation avec Covid-19.

La publication de cette semaine actualise les données sur les évènements liés au Covid-19 selon le variant responsable de l’infection (Omicron ou Delta) et les étend aux décès.

Entre le 17 et le 23 janvier 2022, on estime que le variant Omicron concernerait :

– 99 % des tests PCR positifs ;
– 88 % des entrées hospitalières conventionnelles ;
– 79 % des admissions en soins critiques ;
– 57 % des décès survenus à l’hôpital avec Covid-19 (graphique ci-dessous).


La représentation moindre du variant Omicron chez les personnes hospitalisées que chez celles testées positives demeure donc, même si cette différence de prévalence s’amenuise semaine après semaine. Elle est la résultante de deux effets :

– d’une part, la temporalité de ces évènements diffère puisque les infections précèdent les hospitalisations d’environ une semaine, elles-mêmes précédant les décès d’environ une semaine ;
– d’autre part, le rythme d’augmentation de la part de variant Omicron chez les personnes hospitalisées est plus modéré que chez les personnes testées positives.

L’estimation de la protection conférée par le vaccin et son rappel contre les formes graves selon le variant est également mise à jour, via une modélisation améliorée qui distingue l’efficacité vaccinale par âge. Elle inclut en outre la protection contre les risques de décès. Ainsi, le vaccin, et plus particulièrement avec dose de rappel, reste protecteur contre les formes graves d’Omicron (plus de 75 % d’efficacité vaccinale pour les 20 ans ou plus) et particulièrement contre les décès (90 % d’efficacité vaccinale pour les 40 ans ou plus) même si l’efficacité est réduite par rapport au variant Delta. En revanche, l’efficacité contre l’infection symptomatique diminue nettement pour le variant Omicron par rapport au variant Delta.

Quelle que soit la protection vaccinale des patients, le variant Omicron apparaît, selon cette modélisation, bien moins létal que le variant Delta : les patients atteints par Omicron voient leur risque de décéder après être passé à l’hôpital réduit de plus de la moitié pour tous les statuts vaccinaux et classes d’âge.

Les durées d’hospitalisation apparaissent, à ce stade, un peu plus courtes pour le variant Omicron par rapport au variant Delta, mais ces estimations peuvent encore être revues dans les prochaines semaines à mesure que davantage de séjours complets auront pu être observés.

Graphique : nombre quotidien de décès à l’hôpital pour lesquelles un test RT-PCR a été identifié, selon l’indication du variant

Note : l’ensemble des entrées décès hospitaliers pour lesquels un test RT-PCR positif a été identifié est réparti selon la proportion de décès pour lesquels le criblage associé est indicateur du variant Omicron parmi le nombre de décès avec un test RT-PCR criblé. Données en moyenne quotidienne sur 7 jours glissants. Jusqu’à fin juillet, d’autres variants coexistaient dans des proportions non négligeables avec le variant Delta, notamment, les variants dits britannique, sud-africain et brésilien qui sont ici agrégés avec le variant Delta.
Lecture : parmi les 173 personnes décédées à l’hôpital pour lesquelles un test RT-PCR positif a été identifié durant la semaine du 17 au 23 janvier 2022, 57 % étaient porteuses du variant Omicron, soit 98.

 

Graphiques : Risques relatifs de décès après hospitalisation avec test RT-PCR positif selon l’âge et le statut vaccinal (Delta à gauche, Omicron à droite)

Sources : DREES, appariement SI-VIC, SI-DEP, VAC-SI. Modélisation DREES à partir des données extraites le 25 janvier 2022 pour la période du 31 mai 2021 au 23 janvier 2022 pour les personnes de 20 ans et plus. Tests avec symptômes, entrées hospitalières et décès pour lesquels un test positif a été identifié dans SI-DEP.

Lecture : Les risques relatifs sont calculés par rapport au risque des non-vaccinés de chaque catégorie d’âge. Si le risque de décéder après hospitalisation avec test RT-PCR positif avec le variant Omicron pour une personne non vaccinée de 80 ans et plus est conventionnellement fixé à 100 %, le risque pour une personne complètement vaccinée depuis plus de 6 mois avec rappel de même classe d’âge est de 13 % toutes autres caractéristiques égales par ailleurs (date de prélèvement, région notamment). La protection vaccinale est donc dans ce cas-là de 100 – 13 = 87 %.


Les données sous-jacentes à ces résultats nationaux ainsi que des déclinaisons régionales et par classe d’âge sont mises à disposition sous forme de fichiers csv permettant d’exploiter plus finement les résultats présentés. Ces fichiers ainsi que des graphiques complémentaires en format pdf sont disponibles sur le site de données ouvertes de la DREES. En particulier, le fichier par âge contient les variables de proportion d’Omicron parmi les tests et les entrées hospitalières.

 

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Descripteur MESH : Personnes , Population , Vaccination , Hospitalisation , Risque , Soins , Patients , Prévalence , Diffusion , Statuts

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