IRA S03 2026 : la grippe reste très active, hausse chez les enfants après la rentrée
Grippe : positivité en hausse en ville, efficacité vaccinale estimée à 36,4%
En semaine 03 (12 au 18 janvier 2026), Santé publique France relève le « maintien d’une circulation importante des virus grippaux », avec l’ensemble des régions en épidémie, à l’exception de Mayotte (post-épidémie) et de La Réunion (niveau de base).[1] Sur le versant virologique, le taux de positivité atteint 31,9% en laboratoires de ville (réseau RELAB) et 43,9% en médecine de ville, tandis qu’il s’établit à 16,1% en milieu hospitalier.[2] Dans le même bulletin, les premières estimations d’efficacité « en vie réelle » du vaccin contre l’infection symptomatique sont rapportées à 36,4% (IC95% : 29,7–42,5) tous âges, qualifiées de « niveau d’efficacité modéré » et annoncées comme préliminaires.[3] Pour resituer ce signal dans la saison, on pourra rapprocher ces tendances des indicateurs de la semaine 52, déjà dominés par la grippe.[6]
Bronchiolite en reflux, COVID-19 à bas bruit
La bronchiolite poursuit son reflux, avec une « diminution des indicateurs syndromiques en ville et à l’hôpital » ; en métropole, une seule région (Bourgogne–Franche-Comté) reste en épidémie, tandis que Mayotte bascule en épidémie et que la Guadeloupe et la Martinique demeurent concernées.[1] Côté COVID-19, le bulletin décrit des indicateurs syndromiques « stables et à des niveaux très faibles » et un indicateur eaux usées (SUM’Eau) « en diminution ».[1] En surveillance génomique, le lignage XFG est annoncé comme le plus fréquemment détecté en décembre, à 43,7% (83/190), avec un avertissement méthodologique lié au « faible nombre de séquences analysées ».[4]
Réanimation et mortalité : des marqueurs qui confirment la pression grippale
Depuis la semaine 40, la surveillance en réanimation (non exhaustive) recense 817 cas graves de grippe, 148 cas de COVID-19 et 136 cas d’infections à VRS chez l’adulte ; parmi les cas graves de grippe, 106 décès ont été signalés (données non consolidées).[5] Sur les certificats électroniques, en semaine 03, 6,5% des 9 502 décès déclarés mentionnent la grippe comme affection morbide ayant « directement provoqué ou contribué au décès » (vs 7,2% en S02).[4] En arrière-plan, la littérature de surveillance récente rappelait déjà, à l’échelle de la saison précédente, le poids d’une grippe particulièrement sévère en 2024-2025.[7]
Références
1. Santé publique France — Infections respiratoires aiguës (grippe, bronchiolite, COVID-19). Bulletin du 21 janvier 2026 — 21 janvier 2026 : lien
2. Santé publique France — Bulletin Infections respiratoires aiguës. Édition nationale. Semaine 03 (12 au 18 janvier 2026). Publication : 21 janvier 2026 (PDF) — 21 janvier 2026 : lien
3. Santé publique France — Efficacité en vie réelle du vaccin contre la grippe : premières estimations (CNR-VIR, réseau RELAB) — 21 janvier 2026 (dans le bulletin du 21 janvier 2026) : lien
4. Santé publique France — Surveillance génomique et mortalité (certification électronique) — S03 2026 — 21 janvier 2026 (dans le bulletin du 21 janvier 2026) : lien
5. Santé publique France — Cas graves en réanimation (surveillance non exhaustive) — S03 2026 — 21 janvier 2026 (dans le bulletin du 21 janvier 2026) : lien
6. Caducee.net — Grippe en progression, bronchiolite persistante, COVID-19 discret… les indicateurs de la semaine 52 — 3 janvier 2026 : lien
7. Caducee.net — Bilan épidémiologique hivernal : une saison 2024-2025 marquée par une grippe particulièrement sévère — 17 avril 2025 : lien
Descripteur MESH : France , Santé publique , Santé , Bronchiolite , Réseau , Réanimation , Mortalité , Génomique , Vie , Réunion , Martinique , Guadeloupe , Laboratoires , Édition , Littérature , Médecine , Électronique , Pression , Eaux usées , Virus

