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Grève des médecins libéraux en janvier 2026 : le DMP au cœur de la colère

Caducee.net, le 29/12/2025 : Du 5 au 15 janvier 2026, une intersyndicale de médecins libéraux appelle à fermer les cabinets, avec une manifestation annoncée à Paris le samedi 10 janvier.[1] Parmi les motifs invoqués, un point s’est imposé comme un détonateur : le Dossier médical partagé (DMP), carnet de santé numérique adossé à Mon espace santé, que le projet de loi entend rendre plus contraignant, jusqu’à envisager des pénalités en cas de non-alimentation ou de non-consultation.[2] […].

DMP : le Conseil constitutionnel balaie l’amende pouvant atteindre 10 000 € par an pour les médecins libéraux

Caducee.net, le 31/12/2025 : Le 30 décembre 2025, le Conseil constitutionnel, saisi sur la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, a validé la majorité des dispositions, tout en écartant plusieurs « cavaliers sociaux ».[1] Parmi eux, un article prévoyant une sanction financière contre les professionnels de santé qui ne respecteraient pas leur obligation d’alimenter le Dossier médical partagé (DMP), intégré à « Mon espace santé ».[1] […].

Grève des médecins libéraux : la liberté d’installation, nouveau front d’un bras de fer avec l’État

Caducee.net, le 03/01/2026 : Dix jours de fermeture annoncée des cabinets, une activité opératoire appelée à ralentir puis à s’arrêter dans les cliniques, et, surtout, un mot qui revient comme un leitmotiv : la « liberté ». Dans un climat où le torchon brûle entre une partie de la profession et l’exécutif, la séquence de janvier s’annonce comme un test de rapport de force à ciel ouvert. À partir du lundi 5 janvier 2026, une large intersyndicale appelle les médecins libéraux à la grève pour dénoncer des mesures budgétaires et réglementaires qu’elle juge coercitives, au premier rang desquelles la perspective d’une restriction de la liberté d’installation.[1] […].

« Fake news » : les soignants répondent à Thomas Fatôme et Marguerite Cazeneuve

Caducee.net, le 09/01/2026 : Début janvier, en pleine mobilisation des médecins libéraux, le directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) Thomas Fatôme et l’ancienne directrice déléguée de l’institution Marguerite Cazeneuve ont mis en cause, dans la presse, la circulation de « fake news » autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Le jeudi 8 janvier, plusieurs organisations de médecins, d’internes et d’infirmiers libéraux répliquent par un communiqué commun, dénonçant une prise de parole jugée disqualifiante et revendiquant la légitimité de leurs alertes.[1] […].

Au Sénat, Thomas Fatôme tente d’éteindre l’incendie des articles 77-78

Caducee.net, le 16/01/2026 : Le 14 janvier 2026, au plus fort de la grève des médecins libéraux, le directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM), Thomas Fatôme, a été auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat. Derrière l’affichage d’une main tendue, l’exercice a surtout consisté à reprendre la main sur un récit devenu inflammable : celui d’un PLFSS 2026 perçu comme une remise en cause du cadre conventionnel, et d’une institution soupçonnée de vouloir reprendre la main sur les tarifs par la voie réglementaire. […].

Sommeil, anxiété, image corporelle : l’Anses passe au crible les risques des réseaux sociaux à l’adolescence

Caducee.net, le 19/01/2026 : L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié le 13 janvier 2026 une expertise consacrée aux usages des réseaux sociaux numériques chez les 11-17 ans. Fondée sur plus d’un millier d’études, elle décrit un ensemble d’effets négatifs susceptibles d’affecter le sommeil, la santé mentale, l’image du corps, les conduites à risque et l’exposition aux cyberviolences. L’agence propose de déplacer le débat, trop souvent réduit au « temps d’écran », vers la nature des usages, l’engagement émotionnel et les dispositifs de conception (recommandation, notifications, « dark patterns ») qui structurent l’expérience en ligne. […].

Dépression : l’exercice physique rivalise avec la psychothérapie, selon Cochrane

Caducee.net, le 21/01/2026 : Publiée le 8 janvier 2026, une mise à jour majeure de la revue Cochrane sur l’exercice dans la dépression conclut que l’activité physique réduit les symptômes et pourrait offrir un bénéfice comparable à celui des thérapies psychologiques. La comparaison aux antidépresseurs suggère également une efficacité similaire, mais sur des preuves jugées de faible certitude. Derrière ces formules, le détail des essais, des comparaisons directes et des paramètres « dose–réponse » éclaire ce que les soignants peuvent — et ne peuvent pas — en déduire. […].

PFAS : en Suède, une étude de registre renforce le signal d’un surrisque cardiovasculaire

Caducee.net, le 26/01/2026 : À Ronneby, dans le sud de la Suède, l’analyse de plus de 46 000 habitants exposés durant des années à une eau potable contaminée par des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) met en évidence un surrisque d’infarctus, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de mortalité cardiovasculaire. Publiés le 1er décembre 2025 dans Environmental Research et relayés en France en janvier 2026, ces résultats s’inscrivent dans un faisceau d’indices de plus en plus cohérent sur les effets cardiovasculaires potentiels de ces « polluants éternels », au moment où les paramètres PFAS dans l’eau de boisson deviennent opposables dans l’Union européenne.[1][2][6] […].

Cancer du pancréas : une trithérapie anti-KRAS efface les tumeurs chez la souris, la clinique reste à construire

Caducee.net, le 03/02/2026 : Publiés en ligne le 2 décembre 2025 puis dans l’édition du 9 décembre 2025 de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des travaux décrivent une stratégie combinée visant trois nœuds de signalisation autour de KRAS, capable d’obtenir une régression complète de tumeurs pancréatiques chez la souris et de prévenir l’émergence de résistances sur la durée de suivi.[1] Menée par une équipe du Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas (CNIO, Espagne), cette preuve de concept a été largement commentée fin janvier et début février 2026, nourrissant l’espoir habituel suscité par toute avancée dans l’adénocarcinome canalaire du pancréas (PDAC), tout en rappelant l’écart qui sépare encore le modèle murin du patient.[2][5][9] […].

TDAH et addictions : un guide national pour décloisonner les parcours de soins

Caducee.net, le 18/02/2026 : Mis en ligne le 13 février 2026 par la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (DI-TND), avec l’appui de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), un guide vise à outiller les soignants face à une association largement documentée : le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et les troubles addictifs se renforcent souvent mutuellement lorsqu’ils restent abordés séparément.[1] Le document assume un parti pris organisationnel : faire des consultations d’addictologie un lieu de repérage du TDAH, tout en améliorant, en sens inverse, l’attention portée aux consommations à risque chez les personnes déjà suivies pour TDAH.[2] […].

Origines du SARS-CoV-2 : la zoonose reste l’hypothèse dominante, mais le dossier demeure incomplet

Caducee.net, le 26/02/2026 : Vingt-trois des vingt-sept membres initiaux du groupe consultatif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’origine des nouveaux agents pathogènes (SAGO) publient dans Nature une mise au point très attendue : après « près de trois ans et demi de délibérations », leur évaluation indépendante conclut que « la plupart des preuves scientifiques évaluées par les pairs étayent l’hypothèse selon laquelle le SARS-CoV-2 a une origine zoonotique » — tout en rappelant qu’« il ne peut y avoir aucune certitude. » sans accès à des données supplémentaires.[1] Dans un débat saturé d’affirmations péremptoires, l’exercice consiste à séparer le bon grain de l’ivraie : hiérarchiser ce que les publications étayent et circonscrire ce qui demeure hors de portée, faute de données primaires accessibles. […].

Vaccination HPV : une réponse solide à l’hésitation, sans relâcher le dépistage

Caducee.net, le 09/03/2026 : La publication, en 2020, d’une vaste cohorte suédoise dans le New England Journal of Medicine a marqué un tournant discret mais décisif dans le débat sur la vaccination contre les papillomavirus humains. Pour la première fois à cette échelle, l’effet observé ne portait plus seulement sur les lésions précancéreuses, mais sur le cancer invasif du col de l’utérus lui-même. Pour les professionnels de santé, le message est double : l’étude fournit un argument de poids face à l’hésitation vaccinale, mais elle ne permet en aucun cas d’opposer vaccination et dépistage.[1] […].

Asalée : la promesse d’un paiement rapide ne règle pas la crise de fond

Caducee.net, le 26/03/2026 : Les quelque 2 000 infirmières salariées de l’association Asalée, privées de salaire depuis février 2026, devraient être payées « très rapidement » après l’audience du 27 mars devant le tribunal judiciaire de Paris, a assuré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 24 mars à l’Assemblée nationale.[1] Cette déclaration apaise, à court terme, une crise sociale devenue explosive. Elle ne dissipe toutefois ni les interrogations sur la gouvernance de l’association, ni les incertitudes sur le devenir d’un dispositif désormais central dans le suivi des maladies chroniques en soins primaires.[2][3] […].

Santé mentale : une personne sur deux n’évoque pas son mal-être, selon l’enquête CoviPrev

Caducee.net, le 30/03/2026 : Publié le 24 mars 2026 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), un article de Santé publique France braque le projecteur sur un angle mort tenace de la santé mentale en France : parmi les adultes ayant ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques dans l’année, seule une moitié déclare en avoir parlé à quelqu’un. Fondée sur les vagues 34 à 37 de l’enquête CoviPrev, l’analyse dessine avec davantage de netteté les profils qui taisent leur souffrance et, ce faisant, interroge les limites du repérage clinique lorsque la demande d’aide ne se formule pas d’elle-même.[1] […].

Ordre des médecins : la crise s’aggrave autour du conseil de Paris

Caducee.net, le 01/04/2026 : La séquence a changé de nature le 31 mars 2026. Après les premières révélations sur le prérapport de l’Inspection générale des finances (IGF), la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la saisine de la procureure de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, en évoquant des faits « susceptibles de constituer des infractions pénales »[1]. Dans le même mouvement, elle a demandé au Conseil national de l’Ordre des médecins d’examiner si les conditions d’une dissolution du conseil départemental de Paris étaient réunies[1]. […].

PDSA 2025 : une mobilisation en hausse, des gardes plus jeunes, une nuit profonde toujours fragile

Caducee.net, le 12/04/2026 : Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) met en avant, dans son enquête annuelle arrêtée au 31 décembre 2025, une progression de la participation des généralistes à la permanence des soins ambulatoires (PDSA), un rajeunissement des médecins de garde et une couverture territoriale portée à 98 % durant les week-ends et jours fériés[1]. Ce tableau globalement favorable conduit l’institution à saluer un « engagement sans faille » de la profession[2]. Pour autant, à la lecture détaillée du rapport, le bilan apparaît plus contrasté : la nuit profonde demeure le maillon faible du dispositif, les tensions démographiques persistent et l’équilibre repose toujours sur une organisation locale très ajustée[1]. […].

Saison respiratoire 2025-2026 : une saison moins massive en ville, mais toujours lourde pour l’hôpital

Caducee.net, le 21/04/2026 : Le bilan national de la saison respiratoire 2025-2026 dessine un hiver plus contrasté qu’il n’y paraît. Vu depuis la médecine de ville, la séquence a été moins massive que celle de 2024-2025. Vu depuis l’hôpital, en revanche, la pression est restée élevée, portée avant tout par la grippe. Santé publique France résume cette dissymétrie en une formule qui concentre l’essentiel : une activité « modérée en ville mais élevée à l’hôpital », tandis que la bronchiolite est restée brève et peu intense et que le COVID-19 a continué de circuler sans structurer les recours aux soins. Pour la médecine de ville, l’hôpital et les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), la leçon est claire : avant l’hiver prochain, la préparation doit retrouver un centre de gravité plus net, sans retomber dans le récit indifférencié des « trois virus de l’hiver ».[1] […].

Installation en libéral : les guichets uniques peuvent-ils éviter l’usine à gaz ?

Caducee.net, le 05/05/2026 : Le gouvernement a lancé une mission flash pour accélérer la généralisation des guichets uniques départementaux d’ici fin 2026. Inscrits dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 mais encore inégalement déployés, ces dispositifs devront désormais passer du principe légal à l’accompagnement concret, sans devenir une usine à gaz ni ajouter une strate de plus sous le capot administratif. […].

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