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Dépression : l’exercice physique rivalise avec la psychothérapie, selon Cochrane
Caducee.net, le 21/01/2026 : Publiée le 8 janvier 2026, une mise à jour majeure de la revue Cochrane sur l’exercice dans la dépression conclut que l’activité physique réduit les symptômes et pourrait offrir un bénéfice comparable à celui des thérapies psychologiques. La comparaison aux antidépresseurs suggère également une efficacité similaire, mais sur des preuves jugées de faible certitude. Derrière ces formules, le détail des essais, des comparaisons directes et des paramètres « dose–réponse » éclaire ce que les soignants peuvent — et ne peuvent pas — en déduire. […].
PFAS : en Suède, une étude de registre renforce le signal d’un surrisque cardiovasculaire
Caducee.net, le 26/01/2026 : À Ronneby, dans le sud de la Suède, l’analyse de plus de 46 000 habitants exposés durant des années à une eau potable contaminée par des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) met en évidence un surrisque d’infarctus, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de mortalité cardiovasculaire. Publiés le 1er décembre 2025 dans Environmental Research et relayés en France en janvier 2026, ces résultats s’inscrivent dans un faisceau d’indices de plus en plus cohérent sur les effets cardiovasculaires potentiels de ces « polluants éternels », au moment où les paramètres PFAS dans l’eau de boisson deviennent opposables dans l’Union européenne.[1][2][6] […].
Cancer du pancréas : une trithérapie anti-KRAS efface les tumeurs chez la souris, la clinique reste à construire
Caducee.net, le 03/02/2026 : Publiés en ligne le 2 décembre 2025 puis dans l’édition du 9 décembre 2025 de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des travaux décrivent une stratégie combinée visant trois nœuds de signalisation autour de KRAS, capable d’obtenir une régression complète de tumeurs pancréatiques chez la souris et de prévenir l’émergence de résistances sur la durée de suivi.[1] Menée par une équipe du Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas (CNIO, Espagne), cette preuve de concept a été largement commentée fin janvier et début février 2026, nourrissant l’espoir habituel suscité par toute avancée dans l’adénocarcinome canalaire du pancréas (PDAC), tout en rappelant l’écart qui sépare encore le modèle murin du patient.[2][5][9] […].
TDAH et addictions : un guide national pour décloisonner les parcours de soins
Caducee.net, le 18/02/2026 : Mis en ligne le 13 février 2026 par la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (DI-TND), avec l’appui de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), un guide vise à outiller les soignants face à une association largement documentée : le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et les troubles addictifs se renforcent souvent mutuellement lorsqu’ils restent abordés séparément.[1] Le document assume un parti pris organisationnel : faire des consultations d’addictologie un lieu de repérage du TDAH, tout en améliorant, en sens inverse, l’attention portée aux consommations à risque chez les personnes déjà suivies pour TDAH.[2] […].
Origines du SARS-CoV-2 : la zoonose reste l’hypothèse dominante, mais le dossier demeure incomplet
Caducee.net, le 26/02/2026 : Vingt-trois des vingt-sept membres initiaux du groupe consultatif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’origine des nouveaux agents pathogènes (SAGO) publient dans Nature une mise au point très attendue : après « près de trois ans et demi de délibérations », leur évaluation indépendante conclut que « la plupart des preuves scientifiques évaluées par les pairs étayent l’hypothèse selon laquelle le SARS-CoV-2 a une origine zoonotique » — tout en rappelant qu’« il ne peut y avoir aucune certitude. » sans accès à des données supplémentaires.[1] Dans un débat saturé d’affirmations péremptoires, l’exercice consiste à séparer le bon grain de l’ivraie : hiérarchiser ce que les publications étayent et circonscrire ce qui demeure hors de portée, faute de données primaires accessibles. […].
Vaccination HPV : une réponse solide à l’hésitation, sans relâcher le dépistage
Caducee.net, le 09/03/2026 : La publication, en 2020, d’une vaste cohorte suédoise dans le New England Journal of Medicine a marqué un tournant discret mais décisif dans le débat sur la vaccination contre les papillomavirus humains. Pour la première fois à cette échelle, l’effet observé ne portait plus seulement sur les lésions précancéreuses, mais sur le cancer invasif du col de l’utérus lui-même. Pour les professionnels de santé, le message est double : l’étude fournit un argument de poids face à l’hésitation vaccinale, mais elle ne permet en aucun cas d’opposer vaccination et dépistage.[1] […].
Asalée : la promesse d’un paiement rapide ne règle pas la crise de fond
Caducee.net, le 26/03/2026 : Les quelque 2 000 infirmières salariées de l’association Asalée, privées de salaire depuis février 2026, devraient être payées « très rapidement » après l’audience du 27 mars devant le tribunal judiciaire de Paris, a assuré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 24 mars à l’Assemblée nationale.[1] Cette déclaration apaise, à court terme, une crise sociale devenue explosive. Elle ne dissipe toutefois ni les interrogations sur la gouvernance de l’association, ni les incertitudes sur le devenir d’un dispositif désormais central dans le suivi des maladies chroniques en soins primaires.[2][3] […].
Santé mentale : une personne sur deux n’évoque pas son mal-être, selon l’enquête CoviPrev
Caducee.net, le 30/03/2026 : Publié le 24 mars 2026 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), un article de Santé publique France braque le projecteur sur un angle mort tenace de la santé mentale en France : parmi les adultes ayant ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques dans l’année, seule une moitié déclare en avoir parlé à quelqu’un. Fondée sur les vagues 34 à 37 de l’enquête CoviPrev, l’analyse dessine avec davantage de netteté les profils qui taisent leur souffrance et, ce faisant, interroge les limites du repérage clinique lorsque la demande d’aide ne se formule pas d’elle-même.[1] […].
Ordre des médecins : la crise s’aggrave autour du conseil de Paris
Caducee.net, le 01/04/2026 : La séquence a changé de nature le 31 mars 2026. Après les premières révélations sur le prérapport de l’Inspection générale des finances (IGF), la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la saisine de la procureure de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, en évoquant des faits « susceptibles de constituer des infractions pénales »[1]. Dans le même mouvement, elle a demandé au Conseil national de l’Ordre des médecins d’examiner si les conditions d’une dissolution du conseil départemental de Paris étaient réunies[1]. […].
PDSA 2025 : une mobilisation en hausse, des gardes plus jeunes, une nuit profonde toujours fragile
Caducee.net, le 12/04/2026 : Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) met en avant, dans son enquête annuelle arrêtée au 31 décembre 2025, une progression de la participation des généralistes à la permanence des soins ambulatoires (PDSA), un rajeunissement des médecins de garde et une couverture territoriale portée à 98 % durant les week-ends et jours fériés[1]. Ce tableau globalement favorable conduit l’institution à saluer un « engagement sans faille » de la profession[2]. Pour autant, à la lecture détaillée du rapport, le bilan apparaît plus contrasté : la nuit profonde demeure le maillon faible du dispositif, les tensions démographiques persistent et l’équilibre repose toujours sur une organisation locale très ajustée[1]. […].
Saison respiratoire 2025-2026 : une saison moins massive en ville, mais toujours lourde pour l’hôpital
Caducee.net, le 21/04/2026 : Le bilan national de la saison respiratoire 2025-2026 dessine un hiver plus contrasté qu’il n’y paraît. Vu depuis la médecine de ville, la séquence a été moins massive que celle de 2024-2025. Vu depuis l’hôpital, en revanche, la pression est restée élevée, portée avant tout par la grippe. Santé publique France résume cette dissymétrie en une formule qui concentre l’essentiel : une activité « modérée en ville mais élevée à l’hôpital », tandis que la bronchiolite est restée brève et peu intense et que le COVID-19 a continué de circuler sans structurer les recours aux soins. Pour la médecine de ville, l’hôpital et les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), la leçon est claire : avant l’hiver prochain, la préparation doit retrouver un centre de gravité plus net, sans retomber dans le récit indifférencié des « trois virus de l’hiver ».[1] […].
Installation en libéral : les guichets uniques peuvent-ils éviter l’usine à gaz ?
Caducee.net, le 05/05/2026 : Le gouvernement a lancé une mission flash pour accélérer la généralisation des guichets uniques départementaux d’ici fin 2026. Inscrits dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 mais encore inégalement déployés, ces dispositifs devront désormais passer du principe légal à l’accompagnement concret, sans devenir une usine à gaz ni ajouter une strate de plus sous le capot administratif. […].
Chikungunya 2026 et dengue en France : diagnostic, signalement et moustique tigre
Caducee.net, le 12/05/2026 : Santé publique France a publié, le 6 mai 2026, un bilan 2025 qui fait basculer le risque d’arboviroses en métropole dans une nouvelle séquence : le chikungunya a atteint un niveau inédit de transmission autochtone, tandis que la surveillance renforcée 2026 est active depuis le 1er mai. Pour les professionnels de santé, le mode d’emploi tient désormais en une chaîne courte : évoquer le diagnostic de chikungunya, de dengue ou de Zika devant un tableau compatible, prescrire la bonne biologie au bon moment, protéger le patient des piqûres et assurer le signalement d’arbovirose à l’agence régionale de santé (ARS) sans retard.[1][2] […].
Hantavirus Andes : transmission, diagnostic et conduite à tenir pour les soignants
Caducee.net, le 14/05/2026 : Le foyer d’hantavirus Andes détecté chez des passagers du MV Hondius reste, à ce stade, un événement circonscrit. Mais cette alerte sanitaire a une portée pratique immédiate pour les professionnels de santé. Dans son bulletin du 13 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense 11 cas, dont trois décès, et décrit une transmission interhumaine probablement survenue à bord du navire. En France, le retour de cinq passagers français a déclenché un dispositif de quarantaine et d’isolement encadré par un décret du 10 mai 2026. L’épisode rappelle une exigence clinique simple : interroger précisément les expositions, sans confondre le virus Andes avec les hantavirus habituellement observés en France hexagonale, où domine surtout le virus Puumala.[1][11] […].
MSO déclaration en ligne : comment déclarer rougeole, dengue, chikungunya, Zika et West Nile sur le portail signalement santé
Caducee.net, le 19/05/2026 : Depuis le 22 avril 2026, cinq maladies à signalement obligatoire peuvent être déclarées en ligne via le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables. Cette phase pilote nationale concerne la rougeole, la dengue, le chikungunya, le Zika et le virus West Nile. Pour les médecins et les biologistes, l’enjeu est désormais très concret : identifier la maladie concernée, utiliser le bon formulaire Cerfa, s’authentifier avec une CPS ou une e-CPS, puis transmettre le signalement à l’agence régionale de santé (ARS) par le canal adapté. […].
Médecins diplômés au Royaume-Uni : la loi du 15 mai rouvre l’exercice en France après le Brexit
Caducee.net, le 21/05/2026 : La loi n° 2026-373 du 15 mai 2026, publiée au Journal officiel du 16 mai, rouvre une voie d’exercice en France aux médecins diplômés au Royaume-Uni dont la formation médicale a commencé avant la fin de la période de transition du Brexit. Le texte vise à lever un verrou administratif né de la sortie britannique du cadre européen de reconnaissance des qualifications, sans supprimer les démarches d’inscription ordinale, d’identification RPPS ni, dans certains cas, de reconnaissance individuelle de spécialité.[1] […].
Cybersécurité en santé 2025 : les rançongiciels reculent, les comptes compromis progressent
Caducee.net, le 21/05/2026 : Le rapport 2025 de l’Observatoire des incidents du CERT Santé, centre de réponse aux incidents cyber du secteur santé, confirme une stabilité apparente des signalements. Mais derrière les 764 incidents déclarés, la cybersécurité santé 2025 change de centre de gravité : les rançongiciels reculent, tandis que les comptes compromis, les accès illégitimes, la fuite de données santé et les fraudes imposent aux établissements de santé comme aux établissements et services médico-sociaux (ESMS) une vigilance moins spectaculaire, mais plus constante.[1] […].
Données de santé : la CNIL sanctionne IQVIA et rappelle les limites de la pseudonymisation
Caducee.net, le 02/06/2026 : La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé une amende de 5 millions d’euros à IQVIA OPERATIONS FRANCE pour des manquements liés à deux entrepôts de données de santé. La décision, très attendue dans l’écosystème de la e-santé, éclaire une ligne de fracture majeure : une donnée pseudonymisée reste soumise au règlement général sur la protection des données (RGPD) lorsqu’une réidentification demeure raisonnablement possible.[1][2] […].

