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Elaboration d’une cartographie olfactive neuronale précise

Des chercheurs du Howard Hughes Medical Institute à Boston dans le Massachusetts (EU), ont réussi à décrire précisément chez la souris, grâce au suivi d’un traceur transneuronal, les régions du cortex cérébral impliquées dans la réception de l’information olfactive perçue par un type de récepteur. Les chercheurs se sont aperçus que la cartographie olfactive ainsi établie résultait d’une combinatoire d’informations reçue par les récepteurs et que surtout elle était identique pour chaque individu.

Alors que quelque cinq millions de moto neurones olfactifs transmettent l’information reçue par les récepteurs olfactifs en réponse à une odeur, ceux ci ne comptent pas plus d’un millier de types différents.

Il apparaît donc que différentes odeurs (c’est à dire une combinaison de molécules chimiques) sont perçue par des récepteurs communs et que ceux-ci traduisent la composition d’une senteur en un code informatif spécifique transmis par l’ensemble des récepteurs.

Afin de déterminer ce qui se passe dans le cortex olfactif cérébral lorsqu’un des récepteurs est activé, les chercheurs ont généré des souris exprimant un traceur olfactif, nommé Barley Lectin (BL) , co-réagissant avec un seul type de récepteur olfactif (gènes M5 ou M50). Comme témoin contrôle, des souris exprimant ce traceur dans tous les neurones sensoriels olfactifs ont été utilisées.

Les résultats de suivi de ce traceur ont montré que les connections neuronales s’étendaient à tout le bulbe olfactif et qu’elles étaient plus ciblées à des régions précises du cortex olfactif.

De manière surprenante, en comparant les cartes olfactives générés par le traceur chez différentes souris, le marquage a été similaire pour chacune d’entre elles et a arboré une présentation bilatérale symétrique dans les deux hémisphères.

«Le fait que cette information soit hautement organisée dans le cortex olfactif et soit la même d’une souris à l’autre, explique pourquoi certaines odeurs sont jugées désagréables ou agréables par tous les individus», a commenté Linda Buck, le principal auteur de ces recherches.

D’autre part, les chercheurs ont remarqué que l’information olfactive était la résultante d’une combinatoire dans le cortex alors que cela n’était pas vrai au niveau du bulbe olfactif.

Source : Nature 2001;414:173-9.

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