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Voyages aériens : les longs trajets augmentent le risque d'embolie pulmonaire

On suspecte depuis longtemps que le risque d'embolie pulmonaire est accru du fait de l’immobilisation prolongée en position assise durant les voyages aériens. Une nouvelle étude franco-américaine semble confirmer ce lien.

Une étude menée en collaboration par des équipes médicales urgentistes française et américaine a montré qu’il existait en effet une corrélation entre la durée des voyages aériens et le risque de déclencher une embolie pulmonaire. Le risque s’accroît considérablement au delà d’une distance de voyage de 5000 Km.

Durant la période allant de novembre 93 à décembre 2000, les auteurs de l’étude publiée dans la revue The New England Journal of Medicine ont systématiquement répertorié les cas d’embolies pulmonaires prises en charge par les équipes médicales françaises de santé à l’arrivée des voyageurs dans un grand aéroport international.

Sur 135,29 millions de passagers provenant de 145 pays ou d’autres régions à destination de l’aéroport Charles de Gaulle à Roissy, 56 personnes ont fait une embolie pulmonaire à leur arrivée au sol.

La proportion de cas d’embolie est beaucoup plus importante pour les voyageurs ayant parcouru plus de 5000 Km :1,5 cas sur un million contre 0.01 cas sur un million pour une distance inférieure à 5000 Km. Cette proportion monte à un 4,8 cas pour un million pour ceux ayant parcouru plus de 10 000 Km.

La durée prolongée des voyages aériens constitue donc un facteur de risque aggravant de déclenchement d’une embolie pulmonaire. Néanmoins, on peut noter que le risque brut reste très faible : 4,8 cas d'embolie pulmonaire pour un million de passagers sur des vols de plus de 10.000 Km.

Source : N Engl J Med 2001;345(11):779-83.

Descripteur MESH : Embolie , Risque , Embolie pulmonaire , Personnes , Santé , Sol , Voyage

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