La communication synaptique mise en cause dans l’autisme

D’après des travaux obtenus sur un modèle animal, une augmentation des transmissions synaptiques inhibitrices pourrait contribuer aux troubles du spectre autistique (TSA) chez l’homme. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue Science.

Tabuchi et collaborateurs expliquent dans leur article avoir travaillé sur une neuroligine. Les neuroligines sont des protéines impliquées dans l’adhésion cellulaire postsynaptique et des mutations de ces protéines ont été mises en cause dans certains cas de TSA. Les chercheurs ont étudiées des souris chez lesquelles la neuroligine-3 était mutée. Ces souris interagissaient moins entre elles que celles qui ne portaient pas la mutation mais présentaient par contre une meilleure mémoire spatiale, deux traits de comportements qui peuvent être rapprochés de certaines forment de TSA.

Les études conduites sur ces rongeurs ont montré une augmentation des transmissions synaptiques inhibitrices, ce qui fait dire aux chercheurs que des troubles similaires pourraient entrer en jeu dans les TSA. Outre son caractère fondamental, cette étude semble offrir un nouveau modèle d’étude animal pour les TSA.

Source : www.sciencexpress.org / 6 September 2007] / Page 1 / 10.1126/science.1146221

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