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Tarifs hospitaliers 2026 : l’étau se resserre sur les hôpitaux

Caducee.net, le 14/01/2026 : La décision de maintenir à 0 % l’évolution des tarifs hospitaliers en 2026, officialisée fin décembre, est présentée par l’exécutif comme une « stabilité » rendue possible par une enveloppe nationale rehaussée. Mais, pour les fédérations hospitalières, l’équation ressemble à un effet ciseau : des recettes tarifaires figées alors que les charges continuent de progresser, sur fond de craintes autour des dotations. Quelques jours plus tard, jusque dans l’hémicycle, le gouvernement revendique pourtant des « tarifs hospitaliers stables au 1er janvier ».[1] […].

Réforme du diplôme infirmier : l’ambition 2026 à l’épreuve des quotas

Caducee.net, le 22/01/2026 : Prévue pour septembre 2026, la refonte du diplôme d’État infirmier promet une formation davantage arrimée à l’université, avec un accent accru sur la démarche scientifique et une alternance repensée. Mais la séquence réglementaire, déjà ralentie fin 2025 par un passage délicat au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), se trouve désormais rattrapée par une controverse budgétaire et capacitaire : la réduction annoncée de quotas d’entrée dans certaines régions, qui nourrit des craintes de fermetures d’IFSI et, à terme, de fragilisation de l’accès aux soins. [1][2][3][7][8] […].

Cotisations ordinales 2026 : pour les médecins en société, la note s’annonce salée

Caducee.net, le 23/01/2026 : La nouvelle grille de cotisations ordinales applicable en 2026 met en tension une partie de la profession, notamment les praticiens organisés en sociétés (SCP, SEL, SPFPL). En toile de fond, un bras de fer sémantique et politique : le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) revendique un « principe d’équité », tandis que des médecins dénoncent des « cotisations multiples » qui, selon eux, renchérissent l’exercice indépendant structuré et fragilisent des alternatives aux modèles financiarisés. […].

Rougeole : 873 cas en 2025, une accalmie tardive sur fond de vulnérabilités vaccinales

Caducee.net, le 23/01/2026 : Publié le 15 janvier 2026, le dernier bulletin national de Santé publique France dresse un bilan provisoire de la rougeole en 2025 : 873 cas déclarés, une décroissance amorcée au printemps et des foyers désormais éteints, mais aussi une charge hospitalière et des complications qui rappellent la capacité de ce virus à frapper sévèrement les plus fragiles. [1] […].

Lokelma remboursé : quelle place pour le cyclosilicate de zirconium sodique dans l’hyperkaliémie

Caducee.net, le 23/01/2026 : Le remboursement de Lokelma® (cyclosilicate de zirconium sodique) dans le traitement de l’hyperkaliémie chez l’adulte doit entrer en vigueur à partir du 26 janvier 2026, selon le dossier de presse d’AstraZeneca daté du 22 janvier 2026, qui renvoie à une inscription au Journal officiel.[1] En amont, la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) avait rendu un avis favorable, avec un service médical rendu (SMR) important et une amélioration du service médical rendu (ASMR) IV, tout en encadrant nettement l’usage « hors traitement d’urgence ».[2] […].

Infirmiers en pratique avancée : la montée en charge freinée par une formation restée figée depuis 2018

Caducee.net, le 27/01/2026 : Le recensement 2025–2026 publié par l’UNIPA (Union nationale des infirmiers en pratique avancée) montre que la pratique avancée infirmière est entrée dans le quotidien des équipes, sans avoir encore changé l’organisation des soins à grande échelle. Le syndicat recense 3 973 infirmiers en pratique avancée (IPA) diplômés et 1 988 étudiants en formation, et situe le dispositif dans une « phase de consolidation » : le mouvement progresse, mais « sans encore produire d’effet structurant majeur sur l’offre de soins »[1]. […].

Au CHU de Montpellier, 14,9 M€ pour industrialiser l’IA hospitalière : le temps soignant en ligne de mire, la preuve attendue

Caducee.net, le 03/02/2026 : Le CHU de Montpellier annonce la mobilisation d’un financement de 14,9 M€ dans le cadre de France 2030 pour structurer Alliance Santé IA, un programme destiné à déployer l’intelligence artificielle dans les soins, l’organisation et la recherche. Derrière l’affichage technologique — infrastructures certifiées pour l’hébergement de données de santé (HDS), intégration au dossier patient informatisé (DPI) et agent conversationnel « souverain » — l’établissement avance un objectif immédiatement lisible : restituer du temps aux équipes, tout en documentant la sécurité et l’efficacité des outils. […].

Cancer du pancréas : une trithérapie anti-KRAS efface les tumeurs chez la souris, la clinique reste à construire

Caducee.net, le 03/02/2026 : Publiés en ligne le 2 décembre 2025 puis dans l’édition du 9 décembre 2025 de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des travaux décrivent une stratégie combinée visant trois nœuds de signalisation autour de KRAS, capable d’obtenir une régression complète de tumeurs pancréatiques chez la souris et de prévenir l’émergence de résistances sur la durée de suivi.[1] Menée par une équipe du Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas (CNIO, Espagne), cette preuve de concept a été largement commentée fin janvier et début février 2026, nourrissant l’espoir habituel suscité par toute avancée dans l’adénocarcinome canalaire du pancréas (PDAC), tout en rappelant l’écart qui sépare encore le modèle murin du patient.[2][5][9] […].

Thérapies innovantes : la valeur perçue suffit-elle à légitimer des prix hors d’atteinte ?

Caducee.net, le 04/02/2026 : Les thérapies géniques, cellulaires et certaines biothérapies promettent des ruptures cliniques, parfois en une seule administration. Mais la logique de tarification qui accompagne ces innovations, fréquemment justifiée par la « valeur » attendue plutôt que par le coût de production, bouscule les mécanismes de solidarité et met les systèmes de santé au pied du mur : financer vite, financer juste, ou financer moins. […].

Téléconsultations stoppées dans le Bus Loiret Santé : l’exercice forain au cœur d’un bras de fer

Caducee.net, le 10/02/2026 : Depuis l’automne 2025, des téléconsultations de médecine générale « assistées » par des infirmières libérales se tenaient à Darvoy (Loiret) dans le Bus Loiret Santé, au bénéfice notamment de patients sans médecin traitant. Le dispositif a été interrompu après le refus d’une autorisation temporaire d’« exercice forain » par l’Ordre interdépartemental des infirmiers (Eure-et-Loir–Loiret), ouvrant une période de crispations entre acteurs locaux — Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), Département et Ordre — au moment où le Loiret mise sur l’itinérance pour limiter le non-recours aux soins.[1] […].

CCAM genrée : la FMF dénonce des écarts de tarifs entre actes sur la vulve et sur le pénis

Caducee.net, le 15/02/2026 : Début février 2026, la Fédération des médecins de France (FMF) met en cause une « distorsion sexiste » au sein de la Classification commune des actes médicaux (CCAM) : à geste présenté comme comparable, certains actes réalisés sur les organes génitaux externes féminins seraient moins bien rémunérés que leurs équivalents masculins. Le syndicat entend saisir l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et demande un alignement tarifaire, en citant notamment une biopsie de la vulve valorisée 25,99 € contre 39,17 € pour une biopsie du pénis. [1] […].

Cotisations ordinales des sociétés : deux syndicats saisissent le Conseil d’État contre le CNOM

Caducee.net, le 19/02/2026 : La contestation monte d’un cran contre le nouveau barème des cotisations ordinales applicables aux sociétés d’exercice. En l’espace de quelques jours, la CSMF et Avenir Spé ont annoncé, les 16 et 17 février 2026, un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’État visant la décision du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM). Derrière la procédure, la querelle porte sur l’équité entre formes sociales, la proportionnalité des montants au regard des missions ordinales et la lisibilité des critères retenus. […].

Après un diagnostic de cancer, l’activité physique corrélée à une mortalité plus faible

Caducee.net, le 19/02/2026 : Publiée le 17 février 2026 dans JAMA Network Open, une analyse harmonisée de six grandes cohortes américaines met en évidence une association entre l’activité physique de loisir, mesurée après un diagnostic de cancer, et une mortalité par cancer plus faible dans sept localisations tumorales encore relativement peu documentées (vessie, endomètre, rein, poumon, cavité orale, ovaire, rectum). Pour certaines d’entre elles, le signal apparaît dès des volumes modestes d’activité ; pour d’autres, il se dessine surtout à des niveaux plus élevés. Les auteurs insistent toutefois sur les limites inhérentes à un travail observationnel. […].

AMI : la hausse de 15 centimes proposée par la Cnam amplifie la colère des infirmiers libéraux

Caducee.net, le 21/02/2026 : À la table des négociations conventionnelles, l’écart se creuse entre l’affichage budgétaire de l’Assurance maladie et les attentes des infirmières et infirmiers diplômés d’État libéraux (IDEL). Selon un document de travail consulté par Egora, la CNAM avance une hausse de 15 centimes de la lettre-clé AMI dès 2026, suivie de 5 centimes en 2027. Les organisations représentatives y voient un signal trop faible, au moment même où l’avenant n°11 doit accompagner l’élargissement des missions et la montée des contraintes organisationnelles.[1] […].

Wegovy et Ozempic : baisse de prix de 35% à 50% annoncée aux États-Unis

Caducee.net, le 25/02/2026 : Novo Nordisk a annoncé le 24 février 2026 une baisse marquée du « prix catalogue » (list price) de Wegovy, Ozempic et Rybelsus aux États-Unis, applicable à partir du 1er janvier 2027. Dans la foulée d’un rapport évoquant cette inflexion tarifaire, l’action Eli Lilly a reculé en préouverture, signe que les marchés anticipent un durcissement de la concurrence sur les agonistes du GLP-1[7]. L’effet d’annonce est immédiat en France : certains patients y voient déjà un signal de reflux tarifaire. Pourtant, la décision vise un mécanisme typiquement américain — et ne préjuge pas d’un alignement européen, où les prix sont négociés et encadrés selon d’autres règles. […].

Hôpital de Dinan : lits sous tension et nœud gordien financier du GH Rance Émeraude

Caducee.net, le 06/03/2026 : À Dinan, la question des lits « fermés » ou « gelés » se télescope avec une inquiétude plus large sur la trajectoire budgétaire du Groupement hospitalier Rance Émeraude (GHRE), qui réunit les sites publics de Dinan, Saint-Malo et Cancale. Le débat local, alimenté par des échanges publics au conseil municipal, se nourrit aussi d’enquêtes évoquant une trésorerie très contrainte et des dettes fournisseurs. En arrière-plan, un projet immobilier à 445 millions d’euros cristallise les attentes, mais aussi les interrogations sur la soutenabilité du montage. […].

Déficit hospitalier 2024 : l'IGAS pointe le sous-financement de l’État et l’effet ciseau des tarifs

Caducee.net, le 06/03/2026 : En 2024, les hôpitaux publics ont accusé un déficit estimé entre -2,7 et -2,9 milliards d’euros, soit 2,5 % des recettes, d’après la DREES.[1] Deux rapports d’inspection publiés en février 2026 mettent en évidence une dynamique de charges décidées au niveau national mais imparfaitement compensées, tout en rappelant que l’écart se nourrit aussi de facteurs internes (activité, productivité, organisation).[2][3] […].

À Bayonne, l'hôpital public contraint d'emprunter aux citoyens pour faire tourner le quotidien

Caducee.net, le 09/03/2026 : Le Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB) a obtenu en vingt-deux jours les 1,5 million d’euros qu’il cherchait à lever via un emprunt citoyen destiné à financer des dépenses aussi ordinaires qu’indispensables : médicaments, dispositifs médicaux, vaccins et matériel de prélèvement.[1][2] Présenté localement comme la preuve d’un attachement territorial intact, le succès de l’opération met pourtant en lumière une réalité bien moins flatteuse pour les pouvoirs publics. Lorsqu’un hôpital public doit solliciter l’épargne des habitants pour assurer son fonctionnement courant, il ne s’agit plus seulement d’un montage ingénieux. C’est le symptôme d’un système qui en vient à habiller l’austérité des couleurs de l’innovation. […].

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