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Après un diagnostic de cancer, l’activité physique corrélée à une mortalité plus faible

Caducee.net, le 19/02/2026 : Publiée le 17 février 2026 dans JAMA Network Open, une analyse harmonisée de six grandes cohortes américaines met en évidence une association entre l’activité physique de loisir, mesurée après un diagnostic de cancer, et une mortalité par cancer plus faible dans sept localisations tumorales encore relativement peu documentées (vessie, endomètre, rein, poumon, cavité orale, ovaire, rectum). Pour certaines d’entre elles, le signal apparaît dès des volumes modestes d’activité ; pour d’autres, il se dessine surtout à des niveaux plus élevés. Les auteurs insistent toutefois sur les limites inhérentes à un travail observationnel. […].

AMI : la hausse de 15 centimes proposée par la Cnam amplifie la colère des infirmiers libéraux

Caducee.net, le 21/02/2026 : À la table des négociations conventionnelles, l’écart se creuse entre l’affichage budgétaire de l’Assurance maladie et les attentes des infirmières et infirmiers diplômés d’État libéraux (IDEL). Selon un document de travail consulté par Egora, la CNAM avance une hausse de 15 centimes de la lettre-clé AMI dès 2026, suivie de 5 centimes en 2027. Les organisations représentatives y voient un signal trop faible, au moment même où l’avenant n°11 doit accompagner l’élargissement des missions et la montée des contraintes organisationnelles.[1] […].

Wegovy et Ozempic : baisse de prix de 35% à 50% annoncée aux États-Unis

Caducee.net, le 25/02/2026 : Novo Nordisk a annoncé le 24 février 2026 une baisse marquée du « prix catalogue » (list price) de Wegovy, Ozempic et Rybelsus aux États-Unis, applicable à partir du 1er janvier 2027. Dans la foulée d’un rapport évoquant cette inflexion tarifaire, l’action Eli Lilly a reculé en préouverture, signe que les marchés anticipent un durcissement de la concurrence sur les agonistes du GLP-1[7]. L’effet d’annonce est immédiat en France : certains patients y voient déjà un signal de reflux tarifaire. Pourtant, la décision vise un mécanisme typiquement américain — et ne préjuge pas d’un alignement européen, où les prix sont négociés et encadrés selon d’autres règles. […].

Hôpital de Dinan : lits sous tension et nœud gordien financier du GH Rance Émeraude

Caducee.net, le 06/03/2026 : À Dinan, la question des lits « fermés » ou « gelés » se télescope avec une inquiétude plus large sur la trajectoire budgétaire du Groupement hospitalier Rance Émeraude (GHRE), qui réunit les sites publics de Dinan, Saint-Malo et Cancale. Le débat local, alimenté par des échanges publics au conseil municipal, se nourrit aussi d’enquêtes évoquant une trésorerie très contrainte et des dettes fournisseurs. En arrière-plan, un projet immobilier à 445 millions d’euros cristallise les attentes, mais aussi les interrogations sur la soutenabilité du montage. […].

Déficit hospitalier 2024 : l'IGAS pointe le sous-financement de l’État et l’effet ciseau des tarifs

Caducee.net, le 06/03/2026 : En 2024, les hôpitaux publics ont accusé un déficit estimé entre -2,7 et -2,9 milliards d’euros, soit 2,5 % des recettes, d’après la DREES.[1] Deux rapports d’inspection publiés en février 2026 mettent en évidence une dynamique de charges décidées au niveau national mais imparfaitement compensées, tout en rappelant que l’écart se nourrit aussi de facteurs internes (activité, productivité, organisation).[2][3] […].

À Bayonne, l'hôpital public contraint d'emprunter aux citoyens pour faire tourner le quotidien

Caducee.net, le 09/03/2026 : Le Centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB) a obtenu en vingt-deux jours les 1,5 million d’euros qu’il cherchait à lever via un emprunt citoyen destiné à financer des dépenses aussi ordinaires qu’indispensables : médicaments, dispositifs médicaux, vaccins et matériel de prélèvement.[1][2] Présenté localement comme la preuve d’un attachement territorial intact, le succès de l’opération met pourtant en lumière une réalité bien moins flatteuse pour les pouvoirs publics. Lorsqu’un hôpital public doit solliciter l’épargne des habitants pour assurer son fonctionnement courant, il ne s’agit plus seulement d’un montage ingénieux. C’est le symptôme d’un système qui en vient à habiller l’austérité des couleurs de l’innovation. […].

Les médecins américains basculent dans l’usage courant de l’IA, sans renoncer à leurs garde-fous

Caducee.net, le 14/03/2026 : L’intelligence artificielle a changé de statut dans les cabinets et les établissements américains. Selon l’American Medical Association (AMA), plus de quatre médecins sur cinq déclarent désormais utiliser un outil d’IA dans leur activité professionnelle, contre 38 % en 2023. La progression est rapide, mais elle ne dessine pas une adhésion sans réserve : les usages les plus répandus restent liés à la documentation, à la synthèse et à l’organisation du travail, tandis que la confidentialité des données, la responsabilité juridique et le risque d’érosion des compétences continuent de nourrir les réticences.[1][2] […].

Ordre des médecins : l’IGF met en cause la gestion, l’immobilier et le traitement des plaintes

Caducee.net, le 19/03/2026 : Un prérapport confidentiel de l’Inspection générale des finances, révélé par Le Canard enchaîné le 17 mars 2026, dresse un constat très sévère sur le fonctionnement du Conseil national de l’Ordre des médecins et de plusieurs structures locales. Le document vise à la fois des dépenses insuffisamment justifiées, des acquisitions immobilières jugées disproportionnées, des failles de contrôle interne et, plus gravement encore, des insuffisances persistantes dans le traitement des plaintes disciplinaires. Le texte demeure toutefois provisoire et s’inscrit dans une procédure contradictoire encore en cours. À ce stade, il éclaire surtout une crise de gouvernance, sans clore le débat sur les responsabilités définitives.[1][2][3][4] […].

Asalée : la promesse d’un paiement rapide ne règle pas la crise de fond

Caducee.net, le 26/03/2026 : Les quelque 2 000 infirmières salariées de l’association Asalée, privées de salaire depuis février 2026, devraient être payées « très rapidement » après l’audience du 27 mars devant le tribunal judiciaire de Paris, a assuré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 24 mars à l’Assemblée nationale.[1] Cette déclaration apaise, à court terme, une crise sociale devenue explosive. Elle ne dissipe toutefois ni les interrogations sur la gouvernance de l’association, ni les incertitudes sur le devenir d’un dispositif désormais central dans le suivi des maladies chroniques en soins primaires.[2][3] […].

Ordre des médecins : la crise s’aggrave autour du conseil de Paris

Caducee.net, le 01/04/2026 : La séquence a changé de nature le 31 mars 2026. Après les premières révélations sur le prérapport de l’Inspection générale des finances (IGF), la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la saisine de la procureure de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, en évoquant des faits « susceptibles de constituer des infractions pénales »[1]. Dans le même mouvement, elle a demandé au Conseil national de l’Ordre des médecins d’examiner si les conditions d’une dissolution du conseil départemental de Paris étaient réunies[1]. […].

Saison respiratoire 2025-2026 : une saison moins massive en ville, mais toujours lourde pour l’hôpital

Caducee.net, le 21/04/2026 : Le bilan national de la saison respiratoire 2025-2026 dessine un hiver plus contrasté qu’il n’y paraît. Vu depuis la médecine de ville, la séquence a été moins massive que celle de 2024-2025. Vu depuis l’hôpital, en revanche, la pression est restée élevée, portée avant tout par la grippe. Santé publique France résume cette dissymétrie en une formule qui concentre l’essentiel : une activité « modérée en ville mais élevée à l’hôpital », tandis que la bronchiolite est restée brève et peu intense et que le COVID-19 a continué de circuler sans structurer les recours aux soins. Pour la médecine de ville, l’hôpital et les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), la leçon est claire : avant l’hiver prochain, la préparation doit retrouver un centre de gravité plus net, sans retomber dans le récit indifférencié des « trois virus de l’hiver ».[1] […].

Allo Ortho devient national, la régulation à l’épreuve de la pénurie en orthophonie

Caducee.net, le 24/04/2026 : Depuis le 1er avril 2026, Allo Ortho réunit sur une même entrée l’information, la régulation téléphonique et la liste d’attente commune en orthophonie. Soutenu par l’Assurance Maladie et inscrit dans l’avenant 21, le dispositif promet de mieux orienter les demandes dans un contexte où l’attente peut atteindre 36 mois. Mais au-delà de son architecture, son efficacité réelle reste à démontrer et sa régulation pourrait aussi être perçue, par certaines familles, comme un filtre supplémentaire dans un parcours déjà saturé.[1][2][3][7][13] […].

Fluoroquinolones : moins prescrites, encore trop souvent mal indiquées

Caducee.net, le 27/04/2026 : La diminution des prescriptions de fluoroquinolones ne suffit pas à solder la question du bon usage. Une publication récente d’EPI-PHARE dans Therapies montre qu’en médecine générale, le recul du recours à ces antibiotiques s’accompagne encore d’un écart marqué avec les recommandations les plus récentes. Pour les praticiens, l’enjeu se déplace donc du volume prescrit vers la qualité de l’indication, en particulier dans les infections urinaires, prostatiques, respiratoires et ORL.[1] […].

PFAS : comment répondre aux patients sans tomber dans l’alarmisme

Caducee.net, le 28/04/2026 : Les ministères de la Santé et de la Transition écologique ont publié, le 22 avril 2026, de nouveaux supports d’information sur les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), destinés au public comme aux professionnels de santé. Pour les soignants, l’enjeu est de transformer cette information en réponse clinique : reconnaître les risques, proposer des gestes réalistes de réduction d’exposition et rappeler les limites du dépistage individuel. […].

ONDAM 2026 : les soins de ville sous surveillance

Caducee.net, le 28/04/2026 : Le comité d’alerte écarte, à ce stade, le scénario d’un dérapage majeur de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) 2026. Mais son avis du 20 avril maintient les soins de ville dans le viseur budgétaire : médicaments, honoraires de spécialistes, actes paramédicaux, transports sanitaires et arrêts de travail concentrent les tensions. Pour les médecins libéraux, l’enjeu se déplace donc moins vers une alerte immédiate que vers les arbitrages tarifaires, conventionnels et prescriptifs qui pourraient s’imposer au fil de l’année.[1][2] […].

Forfait médecin traitant 2026 : la nouvelle économie de la prévention au cabinet

Caducee.net, le 04/05/2026 : L’Assurance Maladie a détaillé, fin avril 2026, le déploiement opérationnel du forfait médecin traitant (FMT), entré en vigueur le 1er janvier. En remplaçant le forfait patientèle médecin traitant (FPMT) et la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) médecin traitant, ce nouveau dispositif promet de rémunérer plus directement le suivi longitudinal et la prévention. Pour les cabinets, l’enjeu est désormais très concret : que peut-on vraiment piloter dans amelipro, à quel moment les sommes seront-elles versées et jusqu’où cette rémunération par indicateurs déplacera-t-elle la charge de suivi vers les équipes ?[1] […].

Avenant 2 pharmaciens : 20 000 euros pour freiner les fermetures d’officines fragiles

Caducee.net, le 04/05/2026 : Signé le 7 avril puis annoncé le 8 avril 2026, l’avenant 2 à la convention pharmaceutique élargit l’aide destinée aux officines fragilisées par leur isolement territorial et leur faiblesse économique. Le signal est politique autant que financier : freiner les fermetures d’officine dans les zones où le comptoir pharmaceutique reste parfois le dernier accès quotidien au soin. Mais une aide plafonnée à 20 000 euros par an peut-elle infléchir la trajectoire du réseau, ou seulement amortir les situations les plus exposées ?[1] […].

À Trélazé, la sortie de grève à la Clinique Saint-Joseph laisse entière la question des salaires

Caducee.net, le 07/05/2026 : La grève déclenchée le 4 mai 2026 à la Clinique Saint-Joseph de Trélazé, près d’Angers, a pris fin mercredi 6 mai après plusieurs échanges avec la direction et un protocole de sortie. Pendant trois jours, environ 90 à 100 salariés ont défendu des augmentations pérennes plutôt que des primes, tandis que des interventions chirurgicales étaient annulées et des patients transférés. […].

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