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Hormones MPA* : la situation en France

Dans le cadre du réseau communautaire d’alerte rapide, les autorités sanitaires françaises ont été informées de la présence de produits potentiellement contaminés par des hormones MPA sur le territoire national. Cette contamination, qui implique 11 Etats membres, a fait l’objet d’un suivi attentif des autorités françaises.

200 porcs issus d’une exploitation à risque néerlandaise ont été expédiés le 5 juillet vers un établissement de l’Ain. Ces animaux et leurs produits ont été localisés et consignés le 9 juillet dernier pour analyse. Dans le même temps, le 10 juillet, la France a informé la Commission et les autorités italiennes d’un envoi de 3,7 tonnes de jambon issu de ces animaux.

5 tonnes de viande de porcs en provenance de Belgique ont également été livrées en juin dans 2 autres établissements, dans les départements de l’Ain et de l’Ille-et-Vilaine. Les services vétérinaires ont engagé une enquête de traçabilité et mettent tout en œuvre pour localiser et consigner ces viandes et ces produits.

Une trentaine de revendeurs d’aliments pour animaux ou d’éleveurs ont par ailleurs reçu en juin des aliments susceptibles d’être contaminés en provenance des Pays-Bas ou de Belgique. La liste des livraisons belges et néerlandaises a été transmise aux directions départementales des services vétérinaires (DDSV), aux directions départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DDCCRF) et aux professionnels. Une enquête de traçabilité sur ces aliments a été lancée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Dans l’attente des résultats d’analyses, les aliments détenus par les professionnels seront consignés et les animaux ayant pu consommer ces aliments seront miss sous séquestre.

Cette contamination aurait pour origine une société irlandaise qui récupérait les eaux résiduelles sucrées d'un fabricant de médicaments et revendait frauduleusement ces eaux à une société belge. Cette dernière, qui a fermé en mai 2002 suite à une faillite, traitait des déchets de l'industrie sucrière et fabriquait principalement du sirop de glucose. Ce sirop de glucose était ensuite revendu à diverses entreprises du secteur alimentaire, humain et animal. Les deux principaux acheteurs de ce glucose fabriquent des aliments pour animaux aux Pays Bas.

Aucune mesure de restriction aux échanges intra-communautaires de viandes de porcs ou de volailles n’a été décidée à ce stade.

* Hormones d’acétate de médroxy-progestérone

Descripteur MESH : Hormones , Membres , Réseau , Aliments , Animaux , Glucose , Belgique , Vétérinaires , Déchets , Faillite , France , Industrie , Risque , Temps , Viande

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