Suicide d’un médecin radiologue à l’hôpital de Châteauroux

illustrationL’émotion était palpable en cette matinée du 10 octobre au centre hospitalier de Châteauroux. Alors que des agents venaient de prendre leur service, ils découvraient le corps sans vie d’un de leur collègue, médecin radiologue.

Le praticien qui selon toute vraisemblance venait de se donner la mort durant la nuit travaillait au service de radiologie depuis plus de 20 ans. Particulièrement apprécié, il était décrit par ses collègues comme « un homme adorable. Un vrai défenseur du service public ».


Une cellule médico-psychologique a été mise en place afin d’accompagner les agents hospitaliers particulièrement affectés dans leur travail de deuil.


Comme toujours, dans pareil cas, la direction du travail a lancé une enquête qui cherchera à identifier les raisons qui ont poussé ce médecin d’une cinquantaine d’années à se donner la mort sur son lieu de travail. Même s’il est trop tôt pour se prononcer, il est difficile de ne pas établir de liens entre ce geste dramatique et le syndrome d’épuisement professionnel dont avait été victime le médecin au printemps dernier.


D’autant plus que ce suicide n’est pas sans rappeler celui de Simona Zahan, médecin anesthésiste qui s’était suicidé dans ces mêmes locaux en mars 2014 en s’injectant une dose mortelle de curare. Le rapport de l’inspection du travail avait alors mis en avant des dysfonctionnements liés à une importante surcharge de travail.

Descripteur MESH : Vie , Travail , Mort , Syndrome , Curare , Suicide , Mars , Radiologie , Lieu de travail

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