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En Irlande, des cas particuliers de trisomie 21 restent toujours inexpliqués

Un groupe de femmes, toutes anciennes élèves d’une même école de Dundalk en Irlande dans les années 1956-57 ont mis au monde des enfants trisomiques. Une étude publiée dans Occupational and Environmental Medicine suggèrent que ceci n’est du qu’au pur hasard et non pas à l’épidémie de grippe de 1957 ou aux retombées radioactives de la même année.

Parmi les élèves du St Louis’s School à Dundalk (Irlande) entre 1956 et 1957, certaines ont donné naissance à des enfants atteints du syndrome de Down (six cas pour un total de 387 naissances). C’était 30 fois plus que le taux attendu. De plus, toutes ces femmes sont devenues mères jeunes (la plus âgée avait 31 ans), donc dans leur cas l’âge n’intervenait pas comme facteur de risque.

On pensait que ceci était du à l’épidémie de grippe de 1957 et aux retombées radioactives dues à l’incendie de Windscale (Sellafield) en octobre de la même année.

Une nouvelle analyse détaillée des données initiales, des facteurs de risque potentiels, et une analyse d’échantillons de sang et de tissu provenant des enfants atteints et de leurs parents n’a pas permis d’identifier une cause organique ou environnementale.

Les analyses ont montré que toutes les mères n’ont pas assisté aux cours en même temps. Les échantillons de sang ont montré « qu’une des naissances était attribuée à une erreur produite après la conception plutôt qu’avant », selon un communiqué de presse de la British Medical Association.

Les auteurs n’ont pas trouvé une augmentation du risque de syndrome de Down pour la ville de Dundalk comparé au reste du Comté. Ils ont rejeté l’épidémie de grippe et les retombées radioactives comme causes possibles, parce que trois des femmes n’étaient pas présentes au moment où ces événements se sont produits. De plus, ces événements auraient du toucher toute la région et pas seulement le St Louis’s School. Les auteurs ont également fait une recherche approfondie en d’autres endroits - dont Tchernobyl - qui n’a pas réussi à démontrer qu’une infection ou une exposition aux radiations avant conception se traduisait par une augmentation de cas de trisomie 21.

Les auteurs concluent qu’il n’y a pas de cause plausible qui soit commune à tous les cas en question. « Nous sommes incapables d’exclure le hasard comme étant le principal responsable, et ce doit être bien l’explication la plus raisonnable », disent-ils.

Source : British Medical Association. Occup Environ Med. 2000 ; 57 : 793-804

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