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Difficulté à contrôler l’hypertension artérielle

Pourquoi aujourd’hui n’arrive-t-on à contrôler en France que 30% des cas d’hypertension artérielle (HTA)? C’est pour tenter de répondre à cette question qu’une journée sur le sujet était organisée dans le cadre des journées d’amphis ‘Innovation en Cardiologie’ du salon médical Medec 2002. Cet apparent échec du traitement anti-hypertenseur de l’HTA non contrôlée est multifactoriel, provenant à la fois du patient et du médecin, mais également du dépistage parfois difficile à effectuer, et nécessite une mise au point de mesures à adopter et de procédures simples à réaliser, pour comprendre l’origine de l’HTA résistante, avant d’adapter un traitement anti-hypertenseur approprié.

L’HTA contrôlée (140/90 mm Hg) ne l’est que pour 30% des cas et le contrôle diminue avec l’âge. Les patients sont fautifs en partie lorsqu’ils ne respectent pas les règles d’hygiène de base (sel, alcool, tabac, poids) ou qu’ils n’observent pas correctement leur traitement.

Le médecin est en partie responsable du mauvais contrôle de l’HTA lorsqu’il rechigne à ramener la TA au dessous des valeurs seuils dès le diagnostic d’HTA réalisé, ou pire lorsqu’il n’a pas diagnostiqué d’HTA, soit par un défaut de dépistage (bilan étiologique non réalisé, mauvaise observance des patients), soit par une mauvaise approche de prise en charge (la tension diastolique est encore trop privilégiée par les médecins).

Le problème de l’observance (traitement, dépistage systématique, enquête familiale) est souvent à l’origine d’une HTA non contrôlée, les médecins reconnaissant eux-même un défaut du suivi thérapeutique de leurs patients.

Les facteurs d’HTA sont par ordre d’importance l’âge, le poids, la sédentarité, les antécédents cardio-vasculaires et les dyslipidémies. Le traitement de l’HTA est dans la moitié des cas une monothérapie.

L’interaction médicamenteuse constitue également un facteur de risque de l’HTA et devant toute HTA résistante, il faut, d’après le docteur Magali Cocaul-André (Hôpital G. Pompidou, Paris), rechercher une prise concomitante de substances susceptibles de modifier la PA (AINS, contraceptifs hormonaux notamment).

L’échappement au traitement représente une part importante d’HTA non contrôlée, et il faut alors chercher la trace d’une HTA secondaire comme par exemple l’apnée obstructive du sommeil ou bien l’HTA réno-vasculaire.

Source : Medec, 12-15 mars 2002, Paris

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Descripteur MESH : France , Patients , Médecins , Contraceptifs , Dépistage systématique , Diagnostic , Dyslipidémies , Mars , Paris , Risque , Sommeil , Tabac , Thérapeutique

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