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Sécurité

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Prix des médicaments : Pfizer agite la menace d’un non-lancement en France

Caducee.net, le 21/01/2026 : Le 12 janvier 2026, en marge de la conférence J.P. Morgan Healthcare, le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a mis en scène un dilemme qui vise directement les pays où les prix sont les plus bas. Selon Reuters, il s’est demandé s’il fallait « baisser les prix (aux États-Unis) au niveau de la France, ou cesser d’approvisionner la France », concluant : « dans ce cas, on cesse d’approvisionner la France ». Il a ajouté que la France « se retrouverait sans nouveaux médicaments », car le dispositif américain « nous contraindra à ne pas pouvoir accepter des prix plus bas ».[1] Ces phrases, très offensives, relèvent moins d’une annonce de retrait immédiat que d’un signal envoyé dans une négociation internationale devenue hautement politique. […].

Burn-out, IA : la santé mentale au travail entre usure et polarisation en 2026

Caducee.net, le 22/01/2026 : En France, la santé mentale au travail se retrouve au croisement de deux mouvements concomitants : une fatigue psychique largement déclarée et une transformation technologique rapide portée par l’intelligence artificielle (IA). Les résultats de l’enquête « Great Insights 2026 » de Great Place To Work, publiés le 20 janvier 2026, rendent cette tension particulièrement lisible : 59 % des actifs décrivent le travail comme une source de stress, 56 % comme une source de fatigue, et 41 % déclarent avoir déjà connu un burn-out ou un état d’épuisement professionnel.[1][2] Dans le même temps, l’IA s’impose dans les pratiques, tout en cristallisant attentes et inquiétudes, faute d’un encadrement jugé suffisant.[1][2] […].

PFAS : en Suède, une étude de registre renforce le signal d’un surrisque cardiovasculaire

Caducee.net, le 26/01/2026 : À Ronneby, dans le sud de la Suède, l’analyse de plus de 46 000 habitants exposés durant des années à une eau potable contaminée par des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) met en évidence un surrisque d’infarctus, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de mortalité cardiovasculaire. Publiés le 1er décembre 2025 dans Environmental Research et relayés en France en janvier 2026, ces résultats s’inscrivent dans un faisceau d’indices de plus en plus cohérent sur les effets cardiovasculaires potentiels de ces « polluants éternels », au moment où les paramètres PFAS dans l’eau de boisson deviennent opposables dans l’Union européenne.[1][2][6] […].

Infirmiers en pratique avancée : la montée en charge freinée par une formation restée figée depuis 2018

Caducee.net, le 27/01/2026 : Le recensement 2025–2026 publié par l’UNIPA (Union nationale des infirmiers en pratique avancée) montre que la pratique avancée infirmière est entrée dans le quotidien des équipes, sans avoir encore changé l’organisation des soins à grande échelle. Le syndicat recense 3 973 infirmiers en pratique avancée (IPA) diplômés et 1 988 étudiants en formation, et situe le dispositif dans une « phase de consolidation » : le mouvement progresse, mais « sans encore produire d’effet structurant majeur sur l’offre de soins »[1]. […].

Assises de la télémédecine : la feuille de route 2026-2028 de Stéphanie Rist, entre relance et garde-fous

Caducee.net, le 29/01/2026 : Clap de fin, le lundi 26 janvier 2026, pour les Assises de la télémédecine lancées le 27 juin 2025 par la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS). Au ministère, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a présenté une feuille de route 2026-2028 visant à installer la télémédecine dans une logique « puissante et structurante, intégrée aux parcours de soins » plutôt que cantonnée à un recours ponctuel.[4] […].

Reprise du dialogue conventionnel : cinq chantiers rouvrent avec les médecins libéraux

Caducee.net, le 30/01/2026 : Après dix jours de mobilisation en janvier, l’Assurance maladie relance un cycle de discussions avec les syndicats représentatifs des médecins libéraux. Arrêts de travail, OPTAM, nomenclatures et imagerie figurent au cœur d’un agenda présenté comme pragmatique, mais dont les contours – objectifs, calendrier, indicateurs – restent à stabiliser. […].

Garde à vue d’un médecin de 79 ans après un refus de réquisition

Caducee.net, le 31/01/2026 : À Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), le Dr Gabriel Terdjman, généraliste de 79 ans installé depuis plus d’un demi-siècle, raconte avoir été placé 24 heures en garde à vue après avoir refusé de répondre à une demande présentée comme une réquisition visant l’établissement d’un certificat de décès. Relatée par Le Parisien, cette séquence met surtout en lumière une zone de friction bien connue des praticiens : la réquisition est un acte de puissance publique, mais sa portée se joue, sur le terrain, dans la façon dont elle est notifiée, tracée et contestée. [1] […].

Santé publique France recentrée : stocks, réserve sanitaire et campagnes de prévention basculent sous pilotage ministériel

Caducee.net, le 03/02/2026 : Le gouvernement a acté, le 30 janvier 2026, un « recentrage stratégique » de Santé publique France (SPF), en retirant à l’agence deux blocs de missions : la gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire, ainsi que la conduite des campagnes nationales de communication en santé publique.[1] Présentée comme un gain de réactivité et de lisibilité, la réorganisation suscite une contestation marquée dans le champ de la santé publique, qui redoute une confusion accrue entre expertise, arbitrage politique et communication institutionnelle.[2] […].

Stocks de masques et d’EPI : la France face au mur de la péremption en 2026

Caducee.net, le 04/02/2026 : Cinq ans après les pénuries du début de la pandémie, la France dispose d’un stock stratégique national de masques et d’équipements de protection individuelle (EPI) d’une ampleur inédite. Les volumes, toutefois, masquent une réalité plus complexe : une part déjà périmée, un calendrier de péremption concentré sur 2025-2026 et une doctrine de rotation et de distribution encore incomplètement stabilisée. […].

Code de déontologie des kinés : non-discrimination, signalement et remplacement au cœur du décret du 5 février 2026

Caducee.net, le 10/02/2026 : Publié au Journal officiel le 7 février 2026, le décret n° 2026-62 du 5 février 2026 modifie plusieurs articles du code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes, intégré au code de la santé publique (CSP). Le texte, élaboré à partir d’une proposition du Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et discuté avec le ministère chargé de la Santé, entend actualiser des règles d’exercice et renforcer la protection des personnes soignées.[1][2] […].

Téléconsultations stoppées dans le Bus Loiret Santé : l’exercice forain au cœur d’un bras de fer

Caducee.net, le 10/02/2026 : Depuis l’automne 2025, des téléconsultations de médecine générale « assistées » par des infirmières libérales se tenaient à Darvoy (Loiret) dans le Bus Loiret Santé, au bénéfice notamment de patients sans médecin traitant. Le dispositif a été interrompu après le refus d’une autorisation temporaire d’« exercice forain » par l’Ordre interdépartemental des infirmiers (Eure-et-Loir–Loiret), ouvrant une période de crispations entre acteurs locaux — Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), Département et Ordre — au moment où le Loiret mise sur l’itinérance pour limiter le non-recours aux soins.[1] […].

CAN-3110 dans le glioblastome récidivant : un signal précoce de survie étayé par une cartographie spatiale de l’immunité intratumorale

Caducee.net, le 15/02/2026 : Une injection unique d’un virus herpétique oncolytique modifié (CAN-3110/rQNestin34.5v.2, aussi nommé linoserpaturev) a, dans un essai clinique de phase I chez 41 patients atteints de glioblastome récidivant, recruté des cellules immunitaires au cœur des tumeurs et laissé entrevoir un signal de survie. Le 11 février 2026, une publication dans Cell a renforcé la plausibilité biologique en documentant, à l’échelle spatiale, une cytotoxicité T persistante au contact des cellules tumorales — un résultat rarement démontré avec autant de précision dans cette pathologie.[1][2][3] […].

CCAM genrée : la FMF dénonce des écarts de tarifs entre actes sur la vulve et sur le pénis

Caducee.net, le 15/02/2026 : Début février 2026, la Fédération des médecins de France (FMF) met en cause une « distorsion sexiste » au sein de la Classification commune des actes médicaux (CCAM) : à geste présenté comme comparable, certains actes réalisés sur les organes génitaux externes féminins seraient moins bien rémunérés que leurs équivalents masculins. Le syndicat entend saisir l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et demande un alignement tarifaire, en citant notamment une biopsie de la vulve valorisée 25,99 € contre 39,17 € pour une biopsie du pénis. [1] […].

Doctolib accélère dans l’IA clinique avec un laboratoire dédié

Caducee.net, le 25/02/2026 : Doctolib franchit un cap stratégique en annonçant, le 23 février 2026, la création d’un « laboratoire d’intelligence artificielle (IA) clinique » et un investissement de 20 millions d’euros sur l’année 2026. L’entreprise entend développer des outils d’aide à la décision pour les médecins, tout en proposant aux patients un « assistant de santé complet » — promesse qui ravive, chez les soignants, des attentes fortes… et des questions très concrètes de responsabilité, d’évaluation et de gouvernance. […].

Restes à charge à l’hôpital : la note grimpe dès le 1er mars 2026

Caducee.net, le 24/02/2026 : À partir du 1er mars 2026, plusieurs sommes réglées par les patients lors d’une hospitalisation ou d’un passage aux urgences doivent être relevées, selon des projets d’arrêtés et de décret transmis pour avis consultatif. Derrière un affichage technique, l’impact est tangible : les personnes sans complémentaire paieront davantage directement, tandis que, pour la majorité des assurés, la charge basculera vers les organismes complémentaires, avec un risque de répercussion sur les cotisations. […].

Tribune anti-homéopathie : le Conseil d’État gèle un avertissement ordinal et met l’Ordre au défi

Caducee.net, le 26/02/2026 : Huit ans après une tribune publiée en mars 2018 contre l’homéopathie, le Conseil d’État a suspendu, le 20 février 2026, l’exécution d’un avertissement infligé par la chambre disciplinaire nationale du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) à l’un des signataires, poursuivi pour « non-confraternité ».[1] Par ce sursis, la plus haute juridiction administrative ne tranche pas encore le fond, mais elle remet au premier plan une question sensible : l’Ordre peut-il sanctionner, au nom de la confraternité, un médecin qui conteste publiquement la scientificité d’une pratique qu’il juge non fondée ? […].

Origines du SARS-CoV-2 : la zoonose reste l’hypothèse dominante, mais le dossier demeure incomplet

Caducee.net, le 26/02/2026 : Vingt-trois des vingt-sept membres initiaux du groupe consultatif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur l’origine des nouveaux agents pathogènes (SAGO) publient dans Nature une mise au point très attendue : après « près de trois ans et demi de délibérations », leur évaluation indépendante conclut que « la plupart des preuves scientifiques évaluées par les pairs étayent l’hypothèse selon laquelle le SARS-CoV-2 a une origine zoonotique » — tout en rappelant qu’« il ne peut y avoir aucune certitude. » sans accès à des données supplémentaires.[1] Dans un débat saturé d’affirmations péremptoires, l’exercice consiste à séparer le bon grain de l’ivraie : hiérarchiser ce que les publications étayent et circonscrire ce qui demeure hors de portée, faute de données primaires accessibles. […].

Cegedim : l’État acte l’ampleur de la fuite et précise le risque “données sensibles” pour 164 000 personnes

Caducee.net, le 28/02/2026 : La suspicion de fuite massive révélée au 20h de France 2 le 26 février 2026 est désormais assumée publiquement par l’exécutif. Dans un message publié sur X, la ministre déléguée chargée de la Santé, Stéphanie Rist, indique avoir été informée « hier soir » d’un incident de cybersécurité affectant un logiciel édité par Cegedim et utilisé par certains professionnels de santé, et précise qu’« environ 15 millions de personnes pourraient être concernées ».[8] Elle ajoute qu’« environ 164 000 incluraient des données sensibles, sans qu’il s’agisse nécessairement de données de santé » et que « les dossiers médicaux structurés seraient restés intègres ».[8] […].

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