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Tribune anti-homéopathie : le Conseil d’État gèle un avertissement ordinal et met l’Ordre au défi
Caducee.net, le 26/02/2026 : Huit ans après une tribune publiée en mars 2018 contre l’homéopathie, le Conseil d’État a suspendu, le 20 février 2026, l’exécution d’un avertissement infligé par la chambre disciplinaire nationale du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) à l’un des signataires, poursuivi pour « non-confraternité ».[1] Par ce sursis, la plus haute juridiction administrative ne tranche pas encore le fond, mais elle remet au premier plan une question sensible : l’Ordre peut-il sanctionner, au nom de la confraternité, un médecin qui conteste publiquement la scientificité d’une pratique qu’il juge non fondée ? […].
Incident MLM chez Cegedim : Anatomie d'une fuite de données estimée à 11-15 millions de dossiers patients
Caducee.net, le 27/02/2026 : Révélée le 26 février 2026 par une enquête diffusée au 20h de France 2, une base de données présentée comme accessible sur le dark web exposerait des informations issues de consultations médicales, concernant « entre 11 et 15 millions » de personnes selon les éléments avancés et repris par plusieurs médias.[1][2] L’éditeur Cegedim reconnaît, de son côté, un incident détecté « fin 2025 » sur des comptes de médecins utilisant son logiciel MLM (MonLogicielMedical.com), tout en contestant la nature exacte des données impliquées : le groupe affirme que les informations consultées ou extraites proviennent « exclusivement du dossier administratif du patient » et que « les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres ».[3] […].
mCombriax : l’EMA recommande le premier vaccin combiné COVID-grippe dès 50 ans
Caducee.net, le 01/03/2026 : L’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé, via son comité scientifique (CHMP), l’autorisation de mCombriax (Moderna), un vaccin à ARN messager (ARNm) combinant antigènes COVID-19 et grippe saisonnière, destiné aux adultes de 50 ans et plus. Fondé sur un essai de phase 3 d’environ 8 000 participants, l’avis repose sur des critères d’immunogénicité « statistiquement non inférieurs » à ceux de vaccins administrés séparément, dans l’attente de la décision formelle de la Commission européenne.[1–3] […].
À Saint-Nazaire, un job dating sans préinscription pour accélérer le recrutement soignant
Caducee.net, le 06/03/2026 : Vendredi 13 et samedi 14 mars 2026, trois hôpitaux en direction commune – le Centre hospitalier de Saint-Nazaire, le Centre hospitalier de Savenay et l’hôpital intercommunal de la presqu’île Guérande – Le Croisic – organisent un job dating « soignants » dans le hall de la Cité sanitaire. Annoncé sans préinscription, le dispositif entend raccourcir la chaîne de recrutement : premier contact, entretien, orientation vers un service, puis formalisation de la candidature.[1][2][3] […].
Déficit hospitalier 2024 : l'IGAS pointe le sous-financement de l’État et l’effet ciseau des tarifs
Caducee.net, le 06/03/2026 : En 2024, les hôpitaux publics ont accusé un déficit estimé entre -2,7 et -2,9 milliards d’euros, soit 2,5 % des recettes, d’après la DREES.[1] Deux rapports d’inspection publiés en février 2026 mettent en évidence une dynamique de charges décidées au niveau national mais imparfaitement compensées, tout en rappelant que l’écart se nourrit aussi de facteurs internes (activité, productivité, organisation).[2][3] […].
IDEL : la hausse du carburant ravive l’équation impossible des tournées à domicile
Caducee.net, le 16/03/2026 : En mars 2026, le retour du gazole au-dessus de 2 euros le litre replace les infirmières et infirmiers libéraux face à une tension ancienne, mais redevenue aiguë : celle d’un exercice bâti sur le domicile, dont les coûts de déplacement augmentent plus vite que les compensations conventionnelles. Pour une profession qui enchaîne parfois plusieurs dizaines de passages par jour, la flambée à la pompe ne relève pas d’un simple désagrément comptable. Elle ravive une question plus large, celle de la soutenabilité économique des tournées, alors même que le système de santé s’appuie de plus en plus sur elles pour maintenir les patients chez eux.[1][2][3] […].
Ordre des médecins : l’IGF met en cause la gestion, l’immobilier et le traitement des plaintes
Caducee.net, le 19/03/2026 : Un prérapport confidentiel de l’Inspection générale des finances, révélé par Le Canard enchaîné le 17 mars 2026, dresse un constat très sévère sur le fonctionnement du Conseil national de l’Ordre des médecins et de plusieurs structures locales. Le document vise à la fois des dépenses insuffisamment justifiées, des acquisitions immobilières jugées disproportionnées, des failles de contrôle interne et, plus gravement encore, des insuffisances persistantes dans le traitement des plaintes disciplinaires. Le texte demeure toutefois provisoire et s’inscrit dans une procédure contradictoire encore en cours. À ce stade, il éclaire surtout une crise de gouvernance, sans clore le débat sur les responsabilités définitives.[1][2][3][4] […].
Santé mentale : une personne sur deux n’évoque pas son mal-être, selon l’enquête CoviPrev
Caducee.net, le 30/03/2026 : Publié le 24 mars 2026 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), un article de Santé publique France braque le projecteur sur un angle mort tenace de la santé mentale en France : parmi les adultes ayant ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques dans l’année, seule une moitié déclare en avoir parlé à quelqu’un. Fondée sur les vagues 34 à 37 de l’enquête CoviPrev, l’analyse dessine avec davantage de netteté les profils qui taisent leur souffrance et, ce faisant, interroge les limites du repérage clinique lorsque la demande d’aide ne se formule pas d’elle-même.[1] […].
Rougeole : vérifier le statut vaccinal des adultes redevient un réflexe au cabinet
Caducee.net, le 19/04/2026 : La rougeole circule à un niveau bien plus modéré qu’au début de 2025. Les données publiées par Santé publique France au 31 mars 2026 montrent toutefois qu’un faible nombre de cas n’empêche ni les hospitalisations, ni les complications, ni l’apparition de foyers. En médecine de ville, le sujet revient donc au premier plan non parce qu’une flambée nationale serait enclenchée, mais parce qu’il oblige à des gestes simples et concrets : repérer les adultes dont la vaccination est incomplète ou mal documentée, sécuriser les professionnels exposés et agir vite autour d’un cas suspect.[1] […].
Fluoroquinolones : moins prescrites, encore trop souvent mal indiquées
Caducee.net, le 27/04/2026 : La diminution des prescriptions de fluoroquinolones ne suffit pas à solder la question du bon usage. Une publication récente d’EPI-PHARE dans Therapies montre qu’en médecine générale, le recul du recours à ces antibiotiques s’accompagne encore d’un écart marqué avec les recommandations les plus récentes. Pour les praticiens, l’enjeu se déplace donc du volume prescrit vers la qualité de l’indication, en particulier dans les infections urinaires, prostatiques, respiratoires et ORL.[1] […].
HOP’EN 2 : calendrier 2026, dépôts et preuves à sécuriser
Caducee.net, le 11/05/2026 : Moins exposé que les tensions hospitalières, le calendrier HOP’EN 2 entre pourtant dans une séquence décisive pour les directions, les directions des systèmes d’information (DSI) et les équipes métiers. La fenêtre est étroite : après l’ouverture du guichet HospiConnect le 4 mai 2026, les établissements de santé doivent boucler le dépôt du dossier d’appel à projets au plus tard le 29 mai à 23 h 59, puis déposer les preuves HospiConnect au plus tard le 26 juin. Pour les agences régionales de santé (ARS), l’enjeu sera d’instruire des projets numériques crédibles ; pour les établissements, de transformer un calendrier administratif en trajectoire opérationnelle. […].
Rupture de Dilantin : les moins de 5 ans deviennent prioritaires à l’hôpital
Caducee.net, le 11/05/2026 : À partir du 11 mai 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réserve les unités importées de phénytoïne sodique injectable aux enfants de moins de 5 ans. Cette restriction intervient alors que Dilantin 250 mg/5 ml reste en rupture de stock prolongée. Pour les patients de 5 ans et plus, le relais par Prodilantin est possible, mais il impose aux prescripteurs et aux pharmacies à usage intérieur (PUI) une vigilance renforcée sur les doses, les protocoles et les conditions d’administration.[1] […].
MSO déclaration en ligne : comment déclarer rougeole, dengue, chikungunya, Zika et West Nile sur le portail signalement santé
Caducee.net, le 19/05/2026 : Depuis le 22 avril 2026, cinq maladies à signalement obligatoire peuvent être déclarées en ligne via le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables. Cette phase pilote nationale concerne la rougeole, la dengue, le chikungunya, le Zika et le virus West Nile. Pour les médecins et les biologistes, l’enjeu est désormais très concret : identifier la maladie concernée, utiliser le bon formulaire Cerfa, s’authentifier avec une CPS ou une e-CPS, puis transmettre le signalement à l’agence régionale de santé (ARS) par le canal adapté. […].
Cybersécurité en santé 2025 : les rançongiciels reculent, les comptes compromis progressent
Caducee.net, le 21/05/2026 : Le rapport 2025 de l’Observatoire des incidents du CERT Santé, centre de réponse aux incidents cyber du secteur santé, confirme une stabilité apparente des signalements. Mais derrière les 764 incidents déclarés, la cybersécurité santé 2025 change de centre de gravité : les rançongiciels reculent, tandis que les comptes compromis, les accès illégitimes, la fuite de données santé et les fraudes imposent aux établissements de santé comme aux établissements et services médico-sociaux (ESMS) une vigilance moins spectaculaire, mais plus constante.[1] […].
Données de santé : la CNIL sanctionne IQVIA et rappelle les limites de la pseudonymisation
Caducee.net, le 02/06/2026 : La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a infligé une amende de 5 millions d’euros à IQVIA OPERATIONS FRANCE pour des manquements liés à deux entrepôts de données de santé. La décision, très attendue dans l’écosystème de la e-santé, éclaire une ligne de fracture majeure : une donnée pseudonymisée reste soumise au règlement général sur la protection des données (RGPD) lorsqu’une réidentification demeure raisonnablement possible.[1][2] […].
Rapport IGF sur les ordres de santé : un réquisitoire sévère, des remèdes encore à éprouver
Caducee.net, le 05/06/2026 : L’Inspection générale des finances dresse un diagnostic très dur sur l’Ordre national des médecins, l’Ordre national des pharmaciens et l’Ordre national des chirurgiens-dentistes. Missions disciplinaires, régulation déontologique, contrôle des conflits d’intérêts, gouvernance et gestion : le rapport publié par l’IGF élargit le débat au modèle ordinal lui-même. Mais ses recommandations — contrôle administratif renforcé, fusion ou suppression des ordres — méritent, elles aussi, une lecture critique.[1][2] […].
Tessan en redressement judiciaire, les cabines de téléconsultation à l’épreuve du modèle économique
Caducee.net, le 10/06/2026 : Tessan Med, acteur français de la téléconsultation assistée, a été placé en redressement judiciaire par le tribunal des activités économiques de Paris. L’entreprise assure poursuivre son activité, mais cette procédure relance les interrogations sur la solidité économique des cabines et bornes déployées en pharmacie, en optique et dans d’autres lieux de santé.[1][2] […].
IA médicale : les modèles généralistes dépassent OpenEvidence et UpToDate dans un benchmark de Nature Medicine
Caducee.net, le 16/06/2026 : Publiée le 12 juin 2026 dans Nature Medicine, une évaluation menée par des équipes de NYU Langone Health et de l’University of Texas at Austin bouscule la hiérarchie attendue de l’intelligence artificielle (IA) médicale. Face à OpenEvidence et UpToDate Expert AI, trois grands modèles de langage (LLM) généralistes — GPT-5.2, Gemini 3.1 Pro et Claude Opus 4.6 — obtiennent de meilleurs résultats sur des questions médicales standardisées, un benchmark d’alignement clinique et des requêtes réelles de médecins. Ce signal est solide, mais il reste circonscrit : l’étude juge des réponses écrites, non un bénéfice démontré au lit du malade.[1] […].

