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Le risque de valvulopathies aortiques est correlé à une prédisposition génétique au mauvais cholestérol LDL-C

illustrationUne équipe internationale de chercheurs a mis en évidence des liens statistiques entre une prédisposition génétique au mauvais cholestérol ou LDL-C et le risque de sténose et de calcification de la valve aortique. Seule la réduction précoce du niveau LDL-C peut impacter favorablement l'évolution de la maladie.

Ce sont là les 2 conclusions de l'étude publiée dans le JAMA et présentée lors d'un congrès à Vancouver, qui ,selon les auteurs, pourrait avoir des conséquences majeures dans la prévention des valvulopathies pour lesquelles il n'existe aucun traitement médical à ce jour.

La prévalence des valvulopathies est de l'ordre de 2% dans les pays occidentaux, 10 à 15% pour les plus de 75 ans. Elles affectent 5 millions de personnes en amérique du Nord et constituent un enjeu de santé publique considérable pour les sociétés vieillissantes.

On sait que le LDC-C ou mauvais cholestérol est un facteur de risque important pour les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Des recherches antérieures avaient également suggéré un lien entre LDL-C et les valvulopathies aortiques, mais des essais randomisés de réduction du taux de mauvais cholestérol chez des patients souffrant de sténose ou de calcification de la valve à un stade avancé n'avaient donné aucun résultat probant.

Portant sur 3 cohortes de plus de 35 000 patients au total, les preuves apportées par cette analyse de randomisation mendélienne sont cette fois-ci accablantes contre le LDL-C tant concernant la sténose que la calcification. Elles mettent également hors de cause les triglycérides et le bon cholestérol ou HDL-C.

Enfin selon les auteurs de l'étude, les résultats suggèrent qu’une diminution du taux de « mauvais » cholestérol au début du processus d’évolution de la maladie peut protéger contre le développement d'une maladie de la valve aortique. »

« De nouveaux essais randomisés, impliquant un des nombreux nouveaux agents faisant baisser le taux de cholestérol dans le sang dans les premières phases de la maladie de la valve, seront nécessaires pour confirmer notre hypothèse », conclut le Dr Thanassoulis.

 

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