L’académie de médecine propose la fin de la gratuité des tests dépistage pour convenance personnelle chez les non-vaccinés #covid19

illustrationDans un communiqué, l’académie de médecine propose de suspendre le remboursement par l’assurance maladie aux personnes non vaccinées du prix des tests de dépistage des infections au coronavirus SARS-COV-2 pour convenance personnelle. Elle espère ainsi inciter les personnes hésitantes à se faire vacciner plutôt que de multiplier les tests. Sur FranceInfo, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué que la question pourrait se poser à la rentrée prochaine.

Si l’académie de médecine se félicite que le seuil symbolique des 30 millions de primovaccinés ait été franchi le 13 juin, elle constate que le dynamisme de la campagne s’effrite et qu’il est désormais improbable d’atteindre avant l’automne une couverture vaccinale de 80 % permettant d'atteindre l’immunité collective et d’éviter une quatrième vague qui paralyserait à nouveau le système de santé.

Pour les sages, la pédagogie ne sera pas efficace sur une large partie de la population et si ils se sont déjà prononcés en faveur d’une obligation vaccinale progressive « compte tenu de l’importance de l’enjeu en termes de santé publique », ils proposent désormais une étape intermédiaire en touchant cette fois-ci au portemonnaie les personnes non vaccinées qui pratiquent des tests répétés pour convenance personnelle. L’académie vise particulièrement les tests rendus nécessaires pour voyager à l’international, l’obtention d’un passe sanitaire ou la participation à un évènement culturel.

« Parmi les facteurs qui peuvent détourner les individus de la vaccination, il faut s’interroger sur le recours répété aux tests RT-PCR ou antigéniques qui sont offerts gratuitement sur le sol Français à la différence de la plupart des pays européens. »

En 2020 les tests de dépistage ont constitué une dépense de plus de 2,6 milliards d’euros prise en charge entièrement par l’assurance maladie. Plus de 2 millions de tests facturés entre 50 et 100 € sont remboursés chaque semaine en France.

Interrogé ce matin sur FranceInfo, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a précisé que si le sujet devait être mis à l’ordre du jour du gouvernement cela ne serait probablement pas avant la fin des vacances estivales.

 

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