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L’étude ComCor souligne la nécessité d’aérer les lieux clos pour prévenir les infections à Sars-Cov-2

illustrationL’Institut Pasteur vient de publier dans The Lancet, le 4e volet de son étude cas témoin, ComCor, qui recense les circonstances et les facteurs de risque d’une infection par le variant Delta entre le 23 mai et le 13 aout en France. Elle met en exergue les lieux clos peu ou pas ventilés comme principaux lieux de contagion. Des constats toujours ignorés par le gouvernement dans sa politique sanitaire.

Les lieux de transmission du Coronavirus SARS-COV-2 sont clos et mal ventilés

Les soirées entre amis ou dans les bars, notamment à l’occasion de l’EURO de football constituent le principal facteur de risque de contamination chez les moins de 40 ans entre le 9 juin et le 9 juillet. Les discothèques ont elles aussi dès leur ouverture contribué à la contagion ainsi que les transports en commun  avec au premier rang l’avion ( +70 % de risque) suivi par le taxi ( +50 %), le train et le covoiturage ( +30 %) et enfin le métro ( +20 %)

Pour les plus de 40 ans, avoir un enfant en bas âge est corrélé à un surrisque de contamination de 90 %, 30 % pour un collégien.

En revanche, aucun surrisque n’a été documenté pour les lieux culturels, les commerces (hors commerces de proximité), les restaurants (à une période où beaucoup opéraient en extérieur et avec aération), les lieux de culte, les activités sportives, et les rassemblements familiaux à l’exception de mariages.

De l’importance de ventiler les lieux clos ou à défaut de filtrer l’air.

Pour l’Institut Pasteur, ces résultats soulignent l’importance du respect des gestes barrières, et notamment du port du masque et de l’aération en lieux clos.

Ce que confirme à l’AFP, le Pr FONTANET : « On n’a pas été assez clairs sur l’aération, nous les scientifiques… Rien qu’une porte ouverte en intérieur sur un couloir, dans une salle de classe par exemple, c’est déjà quelque chose.»

Pourtant le 11 Juin 2021, l’Académie des Sciences recommandait la généralisation d’une stratégie de ventilation à grande échelle, notamment dans les lieux d’enseignements afin de réduire les risques de contagion du Coronavirus SARS-COV-2

La contagion du coronavirus se fait principalement de façon aéroportée par la respiration, au voisinage d’une personne infectée, d’un air contenant soit des gouttelettes soit des aérosols contenant le virus. Pour réduire les risques de ce mode de contamination, elle rappelle qu’en plus de la distanciation et du port de masque, le renouvellement de l’air s’impose.

Dans un avis publié le 28 avril 2021, le Haut Conseil de la Santé Publique (HSCP) recommande de maîtriser la qualité de l’air par l’aération ou la ventilation de chaque établissement recevant du public pour réduire le risque de transmission du SARS-CoV-2. Il précise qu’une concentration en CO2 supérieure à un seuil de 800 ppm doit conduire systématiquement à ne pas occuper la salle. Le HSCP préconise l’utilisation d’unités mobiles de purification d’air avec filtration HEPA H13 ou H14 après une étude technique préalable démontrant son impact positif potentiel.

Il est difficilement compréhensible que ces mesures ne soient ni respectées ni promues par le gouvernement dans les nouvelles mesures annoncées à l’occasion du début de cette 5e vague.

 

 

DOI: https://doi.org/10.1016/j.lanepe.2021.100278

 

Descripteur MESH : Risque , Gouvernement , France , Infection , Facteurs de risque , Politique , Ventilation , Air , Santé publique , Santé , Amis , Enfant , Transports , Football , Virus , Respiration , Conseil , Gestes , Aérosols , Coronavirus

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