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Ostéoporose : la parathormone réduit le risque de fracture

Une hormone parathyroïdienne recombinante développée par Eli Lilly réduit significativement le risque de fracture chez des femmes ménopausées. Dans un essai randomisé sur plus de 1.600 patientes, ce produit a été associé à une augmentation de la densité minérale osseuse.

Les résultats de l'essai multicentrique sur cette parathormone - parathyroid hormone (1-34) – sont publiés dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.

L'essai présenté par Neer et al. a été conduit auprès de 1.637 femmes ménopausées et avec des antécédents de fractures. Elles ont reçu un placebo ou la parathormone (1-34) en sous cutané à un dosage de 20 µg/jour ou 40 µg/jour. Le traitement était de 18 mois en moyenne. La durée médiane du suivi était de 21 mois.

La fréquence des fractures vertébrales était de 14 % dans le groupe placebo et de 5 % et 4 % dans le groupe 20 µg et 40 µg. Pour ces deux dosages, le risque relatif de fracture vertébrale comparé au placebo était de 0,35 (0,22-0,55) et 0,31 (0,19-0,50).

Des fractures extra-vertébrales ont été rapportées chez 6 % des patientes du groupe placebo contre 3 % dans les groupes parathormone (RR = 0,47 (0,25-0,88)). Les auteurs ont noté une augmentation de la masse minérale osseuse 2 % à 4 % plus élevée avec la parathormone recombinante qu'avec le placebo.

Il faut noter que cet essai avait été interrompu après qu'une étude des laboratoires Lilly ait montré que de fortes doses de parathormone administrées pendant deux ans à des rats entraînaient une croissance anormale du tissus osseux et l'apparition de cancer des os. Les fortes doses utilisées et la durée du traitement chez l'animal ne sont pas comparables aux conditions de cet essai clinique. Aucun cas de cancer des os n'a été rapporté dans cet essai. Les effets secondaires rencontrés étaient des nausées et des céphalées.

Les auteurs estiment que cette parathormone recombinante donne de bons résultats dans la prévention des fractures ostéoporotiques. Le dosage à 40 µg paraît plus efficace mais est associé à des effets secondaires plus fréquents.

Source : N Engl J Med 2001;344:1434-41. Massachusetts General Hospital.

Descripteur MESH : Risque , Gynécologie , Femmes , Hormone parathyroïdienne , Placebo , Tumeurs osseuses , Céphalées , Croissance , Édition , Essai clinique , Fractures ostéoporotiques , Laboratoires , Massachusetts , Tissus

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