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Polyarthrite rhumatoïde : un essai sur la prednisone en traitement de première intention

La prednisone à 10 mg/jour en monothérapie apporte un bénéfice clinique chez des patients avec une polyarthrite rhumatoïde (PR) sévère d'emblée. Ceci est la conclusion d'un essai publié dans les Annals of Internal Medicine qui montre aussi que ce traitement limite la progression de la maladie. Les auteurs recommandent toutefois son emploi en combinaison avec les traitements de fond habituel comme le méthotrexate.

Pour cet essai randomisé en double aveugle, van Everdingen et al. ont recruté 81 patients atteints de PR sévère d'emblée. Ces patients n'avaient jamais reçu de traitement de fond de type méthotrexate ou sulfasalazine.

Durant les deux ans de l'essai, 41 patients ont reçu 10 mg de prednisone par jour et 40 un placebo. L'usage complémentaire d'AINS était autorisé et la sulfasalazine à partir du sixième mois en cas de besoin.

Sur le plan clinique, l'amélioration au sixième mois était plus importante dans le groupe prednisone mais tendait à s'atténuer par la suite. De même, la progression des lésions articulaires mesurée à un et deux ans était réduite avec la prednisone. Le seul effet indésirable significatif était une augmentation de la fréquence des fractures ostéoporotiques avec la prednisone.

De faibles doses de prednisone en première intention permettent donc d'améliorer les symptômes et de prévenir la progression des lésions articulaires. Les auteurs rappellent toutefois que cette corticothérapie devrait être envisagée avec les traitements de fond habituels contre la polyarthrite rhumatoïde.

Source : Ann Intern Med 2001;136:1-12

Descripteur MESH : Prednisone , Patients , Méthotrexate , Polyarthrite rhumatoïde , Emploi , Maladie , Sulfasalazine , Fractures ostéoporotiques , Intention , Placebo

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