Le dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer reste difficile

Dépister la maladie d’Alzheimer dans sa phase préclinique est toujours délicat, souligne une étude parue dans le British Medical. Une procédure en trois étapes comparable à celle utilisée en pratique courante a une valeur prédictive positive élevée mais elle ne permet d’identifier qu’un nombre restreint des cas d’Alzheimer qui apparaîtront plus tard.

Cette étude suédoise réalisée par Palmer et al a été menée sur 1435 personnes non démentes et âgées de 75 à 95 ans. Trois outils d’investigation ont été utilisés pour essayer d’identifier les patients en phase préclinique d’Alzheimer. Le nombre réel de cas déclarés était mesuré après trois ans de suivi.

Les trois outils employés étaient les suivants : demander au sujet s’il se plaignait de problèmes de mémoire, une évaluation avec le mini-mental state (MMS, test de référence dans le dépistage des démences) et des tests neuropsychologiques.

Aucun des trois tests pris séparément ne permettait de prédire efficacement le risque de démence ou d’Alzheimer. Par contre, la combinaison de ces trois moyens d’investigation avait une valeur prédictive positive de 85 %. « Cependant, seulement 18 % des cas de future démence ont été identifiés dans la phase préclinique par ces trois procédures successives », écrivent les auteurs.

Source : BMJ 2003;326:245

Descripteur MESH : Maladie , Démence , Mémoire , Patients , Personnes , Risque , Tests neuropsychologiques

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