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Efficacité des traitements contre le tabac : la génétique peut changer la donne

La génétique peut aussi contribuer au succès ou à l’échec des traitements pharmacologiques pour l’arrêt du tabac. Une variation génétique retrouvée chez près de la moitié des américains d’origine européenne est en effet associée à une meilleure réponse au bupropion. Les porteurs de cette variation sont en effet moins nombreux à recommencer à fumer après six mois de traitement.

« Cette étude fait partie d’une démarche actuelle destinée à développer des approches plus précises et personnalisées en médecine », commente le Dr Elias Zerhouni, directeur des Instituts Nationaux de la Santé américains (NIH). « Ce type d’approche génétique nous aide à mieux comprendre pourquoi certaines personnes répondent à des traitements pour arrêter de fumer et d’autres non ».

Les détails de l’étude viennent de faire l’objet d’une publication dans l’édition de septembre de la revue Biological Psychiatry. Pour cette étude randomisée codirigée par Rachel Tyndale (Université de Toronto) et Caryn Lerman (Université de Pennsylvanie), plus de 300 fumeurs ont reçu un traitement par bupropion ou placebo durant 10 semaines. La variation génétique étudiée concernait le gène CYP2B6 et le génotype CYP2B6*6 était associé à un taux d’abstinence de tabac plus élevé à la fin du traitement et six mois après. Par contre, l’efficacité du pubropion était similaire à celle du placebo chez les porteurs du génotype CYP2B6*1, ajoutent les chercheurs.

Source : NIH/National Institute on Drug Abuse. Biological Psychiatry, Volume 62, Issue 6, 15 September 2007, Pages 635-641

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