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Déremboursement des mucolytiques et des expectorants : quel impact sur la prescription des généralistes ?

Suite à la vague de déremboursement du 1er mars 2006, les médecins généralistes ont baissé de moitié la prescription de mucolytiques et d’expectorants pour le traitement des infections des voies aériennes supérieures et inférieures. De ce point de vue, la mesure peut être considérée comme efficace. Il s’avère toutefois que les médecins ont reporté, selon le diagnostic, leur prescription vers d’autres classes thérapeutiques comme les antitussifs ou les bronchodilatateurs, certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, les corticoïdes et les produits otologiques, la justification médicale de ce report n’étant pas toujours facile à établir.

En termes économiques, le prix des mucolytiques et des expectorants étant peu élevé, la mesure n’a pas de répercussion sur le co ût de l’ordonnance qui reste stable malgré les reports et l’augmentation tendancielle de la prescription des autres classes de médicaments.

Cette étude s’inscrit dans le cadre des travaux de l’IRDES sur les politiques de régulation du secteur pharmaceutique. Elle fait partie d’une série d’étudessur l’impact du déremboursement, des baisses de taux de remboursement et du retrait du marché de certains médicaments, réalisées en parallèle par l’IRDES,la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) et l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

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Descripteur MESH : Expectorants , Médecins , Antitussifs , Bronchodilatateurs , Diagnostic , Mars , Médecins généralistes , Recherche , Santé , Sécurité , Statistiques

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