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Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2018 - BEH Hors-Série

illustrationSanté Publique France vient de publier l'édition 2018 des recommandations sanitaires pour les voyageurs à l'attention des professionnels de santé. Bénéficiant de banque de données de plus en plus fiables pour de nombreux pays et même pour chaque région de certains pays, cette version du BEH est particulièrement étoffée.

Les principales nouveautés de cette version concernent :

• l’encéphalite japonaise

Un tableau récapitulatif répertoriant pour les pays concernés, les zones à risque et les saisons de transmission s'est substitué à la traditionnelle carte afin de faciliter la décision vaccinale ;

• la fièvre jaune

Le BEH propose un tableau par pays précisant pour chacun l’exposition au risque et les obligations réglementaires en remplacement de la carte d'endémicité afin de rendre compte de façon plus précise des 16 situations différentes de prescription de la vaccination. Le document précise également les restrictions d’utilisation du vaccin chez les femmes qui allaitent et chez les personnes immunodéprimées ;

• le paludisme

SI la chimioprophylaxie n’est plus recommandée pour les séjours à faible risque en Amérique et en Asie tropicale, ce n'est pas le cas de la protection personnelle. Les prescripteurs sont invités à étudier attentivement le rapport bénéfice/risque de certains médicaments prescrits pour la chimioprophylaxie.

• les répulsifs à base de DEET doivent maintenant posséder une Autorisation de mise sur le marché (AMM) et les posologies recommandées sont celles indiquées dans l’AMM.

• L’antibiothérapie concernant les diarrhées a été significativement modifiée notamment en ce qui concerne les formes cliniques modérées ou graves;

• les risques de portage de bactéries multirésistantes (BMR) associé aux voyages (principalement en Asie, en particulier dans le sous-continent indien), à la survenue d’une diarrhée et à la prise d’antibiotiques pendant le séjour sont largement documentés. La prise en charge des infections urinaires au retour de voyage est impactée.

• Concernant les mineurs le BEH fait le point sur les risques et les obligations liés aux mutilations sexuelles (excision, infibulation) ou au mariage forcé lors du séjour ;

• Enfin des conseils sont prodigués pour le transport de médicaments

 

Le BEH rappelle qu'il n'est pas rare que les voyageurs soient victimes de problèmes de santé. Selon les études, les destinations et le type de voyage, le taux de voyageurs malades oscille entre 15% et 70% .

Diarrhées, affections des voies aériennes supérieures, dermatoses et fièvre constituent dans l'ordre les pathologies de voyage les plus fréquentes. Mal d’altitude, mal des transports, traumatismes et blessures complètent le tableau des risques encourus par les voyageurs.

Concernant le risque de décès, il a été estimé à 1 pour 100 000, dont la moitié est d'origine cardiovasculaire. Suivent les accidents de la voie publique, les noyades, les homicides et les suicides. 1 à 3% des décès lors des voyages sont liés à des infections.

Les rapatriements sanitaires sont également causés par des évènements d'origines traumatiques (accidents, loisirs, agressions), vasculaires (cardiaques et neurologiques) et psychiatriques.

"Si les étiologies infectieuses des décès ou des pathologies graves, imposant une évacuation sanitaire, sont peu fréquentes, c’est en grande partie parce que les recommandations qui suivent permettent de les éviter."

 

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Descripteur MESH : Santé , Attention , Édition , France , Risque , Voyage , Asie , Fièvre , Accidents , Femmes , Infections urinaires , Mal des transports , Mariage , Mineurs , Paludisme , Personnes , Diarrhée , Saisons , Bactéries , Transports , Vaccination

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