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Avis Google médecin : quand un commentaire devient une diffamation
Caducee.net, le 30/03/2026 : Un avis négatif publié après une consultation peut-il encore relever de la liberté d’expression lorsqu’il met directement en cause la compétence d’un praticien nommé ? Dans un arrêt du 17 février 2026, la cour d’appel de Rennes apporte une réponse précise à une question devenue centrale pour les professionnels de santé. Tant qu’un commentaire se borne à exprimer un mécontentement, il demeure dans le champ de la critique. Mais lorsqu’il impute au médecin des faits cliniques précis, puis en déduit qu’il serait incompétent ou illégitime, le débat change de nature. Il cesse de porter sur la seule appréciation d’une prise en charge pour porter le débat sur un autre plan : celui de la diffamation publique.[1] […].
Saison respiratoire 2025-2026 : une saison moins massive en ville, mais toujours lourde pour l’hôpital
Caducee.net, le 21/04/2026 : Le bilan national de la saison respiratoire 2025-2026 dessine un hiver plus contrasté qu’il n’y paraît. Vu depuis la médecine de ville, la séquence a été moins massive que celle de 2024-2025. Vu depuis l’hôpital, en revanche, la pression est restée élevée, portée avant tout par la grippe. Santé publique France résume cette dissymétrie en une formule qui concentre l’essentiel : une activité « modérée en ville mais élevée à l’hôpital », tandis que la bronchiolite est restée brève et peu intense et que le COVID-19 a continué de circuler sans structurer les recours aux soins. Pour la médecine de ville, l’hôpital et les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), la leçon est claire : avant l’hiver prochain, la préparation doit retrouver un centre de gravité plus net, sans retomber dans le récit indifférencié des « trois virus de l’hiver ».[1] […].
Cancer : le remboursement de l’activité physique adaptée entre en expérimentation sous conditions
Caducee.net, le 04/05/2026 : Publié au Journal officiel du 16 avril 2026, le décret n° 2026-281 ouvre une expérimentation attendue de prise en charge de l’activité physique adaptée (APA) pour des personnes traitées pour un cancer. Le dispositif, limité à trois régions et placé sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS), marque une avancée pour les soins de support. Il ne crée toutefois pas un remboursement généralisé : son efficacité dépendra du nombre de patients inclus, de la simplicité des circuits et de la capacité des structures à prolonger l’accompagnement au-delà des premières séances.[1] Le Quotidien du Médecin écrivait, le jour même, que le remboursement de l’activité physique sur ordonnance pour des patients ayant un cancer « va finalement pouvoir entrer en vigueur » avec la publication du décret.[5] […].
Salaires dans la fonction publique hospitalière en 2024 : un rebond réel, mais des écarts persistants
Caducee.net, le 12/05/2026 : D’après une étude conjointe de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), publiée le 6 mai 2026, le salaire net moyen dans la fonction publique hospitalière (FPH) progresse en 2024 après deux années de recul du pouvoir d’achat. La hausse reste modeste, à 0,7 % en euros constants. Surtout, elle recouvre des trajectoires très différenciées selon les statuts, les filières, les catégories hiérarchiques et le sexe des agents.[1][2] […].
Santé au travail : les avis d’aptitude et d’inaptitude à mettre en conformité avant le 1er juin
Caducee.net, le 21/05/2026 : Publié au Journal officiel du 10 mai 2026, l’arrêté du 6 mai impose une nouvelle version des modèles utilisés en santé au travail à compter du 1er juin. Les avis d’aptitude, avis d’inaptitude, attestations de suivi individuel et propositions d’aménagement de poste doivent être expurgés de plusieurs identifiants sensibles, dont le matricule INS, le Datamatrix INS et, selon les formulaires, le numéro de sécurité sociale. Pour les services de prévention et de santé au travail interentreprises, les médecins du travail, les infirmiers en santé au travail, les éditeurs logiciels et les directions des ressources humaines, la priorité est désormais très concrète : produire le bon document, au bon format, dès la date d’entrée en vigueur. […].
Incidence des cancers : le niveau de vie pèse sur l’organe atteint, la gravité et le diagnostic
Caducee.net, le 04/06/2026 : Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) montre que les inégalités sociales face au cancer ne se résument pas à la mortalité. Entre 2013 et 2020, elles apparaissent déjà dans la localisation des tumeurs, leur pronostic, leur stade au diagnostic et leur association avec des facteurs de risque connus et modifiables.[1] […].
Secteur 2 : les trois scénarios du HCAAM pour réformer les dépassements d’honoraires
Caducee.net, le 10/06/2026 : Huit mois après son état des lieux sur les dépassements d’honoraires, le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) a publié, le 9 juin 2026, trois scénarios de réforme. Le média professionnel Egora en a rendu compte le même jour. Sans trancher, le rapport place désormais le secteur 2 au centre du débat : cette liberté tarifaire encadrée, devenue majoritaire chez les spécialistes libéraux, pourrait être progressivement réservée à un nombre plus restreint de praticiens. […].
Aliments ultra-transformés : un risque cardiovasculaire mieux documenté, une causalité encore discutée
Caducee.net, le 16/06/2026 : Un consensus clinique publié le 6 mai 2026 dans le European Heart Journal invite les cardiologues à intégrer la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) dans l’évaluation nutritionnelle des patients. Le signal scientifique se consolide : ces produits sont associés à une hausse du risque cardiovasculaire, de la fibrillation atriale et de la mortalité cardiovasculaire. Mais l’ampleur clinique du risque reste difficile à quantifier, car les données disponibles demeurent majoritairement observationnelles.[1][2] […].
IA médicale : les modèles généralistes dépassent OpenEvidence et UpToDate dans un benchmark de Nature Medicine
Caducee.net, le 16/06/2026 : Publiée le 12 juin 2026 dans Nature Medicine, une évaluation menée par des équipes de NYU Langone Health et de l’University of Texas at Austin bouscule la hiérarchie attendue de l’intelligence artificielle (IA) médicale. Face à OpenEvidence et UpToDate Expert AI, trois grands modèles de langage (LLM) généralistes — GPT-5.2, Gemini 3.1 Pro et Claude Opus 4.6 — obtiennent de meilleurs résultats sur des questions médicales standardisées, un benchmark d’alignement clinique et des requêtes réelles de médecins. Ce signal est solide, mais il reste circonscrit : l’étude juge des réponses écrites, non un bénéfice démontré au lit du malade.[1] […].
Hospitalisations pour gestes auto-infligés : chez les adolescentes, une hausse moins vive mais persistante en 2025
Caducee.net, le 17/06/2026 : En 2025, les hospitalisations en soins somatiques pour tentatives de suicide et automutilations continuent d’augmenter chez les adolescentes et les jeunes femmes, selon un jeu de données publié le 11 mai par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Plus de 84 000 personnes de 10 ans ou plus ont été hospitalisées au moins une fois pour un geste auto-infligé. La progression ralentit nettement par rapport aux années de rebond post-Covid, mais le niveau observé chez les filles de 10-19 ans reste le plus élevé de toutes les classes d’âge et de sexe. […].
Prescription infirmière : l’avis de la HAS relance le débat sur l’arrêté final
Caducee.net, le 17/06/2026 : La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu, le 11 juin 2026, un avis favorable sous réserve sur le projet d’arrêté qui doit fixer la liste des produits de santé et des examens complémentaires que les infirmiers diplômés d’État (IDE) pourraient prescrire ou renouveler. La prescription infirmière franchit ainsi une étape réglementaire décisive, mais son périmètre reste suspendu aux arbitrages du ministère. Les organisations infirmières défendent une autonomie clinique enfin reconnue ; plusieurs voix médicales, biologiques, radiologiques et pharmaceutiques demandent, elles, des circuits de coordination plus solides avant toute extension effective.[1][2] […].
TNEp : Pfizer publie une étude de phase 4 sur Sutent
PFIZER, le 07/12/2018 : Une étude de phase IV nouvellement publiée dans la revue Neuro-endocrinology[i] apporte des données complémentaires sur Sutent dans le traitement des tumeurs neuro-endocrines pancréatiques (TNEp) bien différenciées. […].
Un examen clinique démontre le rapport coût-efficacité d'Impella dans le cas d'une ICP à haut risque et d'un choc cardiogénique
Abiomed, Inc., le 15/11/2019 : Pour marquer le cinquième anniversaire de l'étude réalisée par Stretch, et al., sur l'évolution des coûts et les résultats de l'assistance circulatoire mécanique à court terme, Abiomed annonce un examen exhaustif de la publication des coûts et de l'efficacité comparative d'Impella dans les cas d'ICP à haut risque et de choc cardiogénique. […].
Hausse des cancers du sein avant 40 ans : faut-il abaisser l’âge du dépistage ?
Caducee.net, le 13/10/2025 : La progression documentée des cancers du sein chez les femmes de moins de 40 ans en France ravive la question d’un dépistage plus précoce. Données à l’appui, des cliniciens plaident pour « avancer l’âge du dépistage » tandis que les autorités rappellent le cadre actuel du programme organisé (50–74 ans, tous les deux ans). Entre bénéfices attendus et risques de surdiagnostic, que disent les faits ? […].
Sommeil, anxiété, image corporelle : l’Anses passe au crible les risques des réseaux sociaux à l’adolescence
Caducee.net, le 19/01/2026 : L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié le 13 janvier 2026 une expertise consacrée aux usages des réseaux sociaux numériques chez les 11-17 ans. Fondée sur plus d’un millier d’études, elle décrit un ensemble d’effets négatifs susceptibles d’affecter le sommeil, la santé mentale, l’image du corps, les conduites à risque et l’exposition aux cyberviolences. L’agence propose de déplacer le débat, trop souvent réduit au « temps d’écran », vers la nature des usages, l’engagement émotionnel et les dispositifs de conception (recommandation, notifications, « dark patterns ») qui structurent l’expérience en ligne. […].
Urgences de Saint-Nazaire : 16,5 ETP promis après la menace de grève, l’épreuve des plannings commence
Caducee.net, le 31/01/2026 : À Saint-Nazaire, la menace d’une grève aux urgences a provoqué un tête-à-tête serré entre équipes et direction du centre hospitalier. Force ouvrière (FO) et la Confédération générale du travail (CGT) affirment avoir obtenu 16,5 équivalents temps plein (ETP) paramédicaux « de manière pérenne », ainsi qu’un renforcement de l’encadrement, ce qui a conduit à lever le préavis.[2][4] La séquence laisse toutefois une question centrale : comment ces ETP se traduiront-ils, concrètement, en soignants visibles sur les plannings, alors que la difficulté d’aval — l’accès à des lits d’hospitalisation après le passage aux urgences — demeure, selon FO, un ressort majeur de l’engorgement ?[3] […].
Au CHU de Montpellier, 14,9 M€ pour industrialiser l’IA hospitalière : le temps soignant en ligne de mire, la preuve attendue
Caducee.net, le 03/02/2026 : Le CHU de Montpellier annonce la mobilisation d’un financement de 14,9 M€ dans le cadre de France 2030 pour structurer Alliance Santé IA, un programme destiné à déployer l’intelligence artificielle dans les soins, l’organisation et la recherche. Derrière l’affichage technologique — infrastructures certifiées pour l’hébergement de données de santé (HDS), intégration au dossier patient informatisé (DPI) et agent conversationnel « souverain » — l’établissement avance un objectif immédiatement lisible : restituer du temps aux équipes, tout en documentant la sécurité et l’efficacité des outils. […].
68 000 décès liés au tabac en 2023, la baisse se confirme sans effacer l’ampleur du fardeau
Caducee.net, le 17/02/2026 : Santé publique France (SPF) publie, le 16 février 2026, de nouvelles estimations de mortalité attribuable au tabagisme pour l’année 2023. À rebours des idées reçues, la baisse des prévalences ne se traduit pas mécaniquement, à court terme, par une chute équivalente de la mortalité : les effets du tabac s’inscrivent souvent dans le temps long. Si l’inflexion par rapport à 2015 est qualifiée d’« encourageante », l’agence rappelle que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le pays, avec des écarts marqués selon le sexe et les territoires.[1] […].
