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#Dépistage du #covid19 : tous les laboratoires publics et privés désormais autorisés à pratiquer des tests diagnostiques PCR

illustrationC’est une étape importante vers le dépistage massif du COVID-19 qui devrait être franchie ce lundi, si l’on se fie aux annonces du ministre de la Santé faites sur twitter ce week-end. En effet, tous les laboratoires publics ou privés devraient recevoir ce jour les autorisations pour réaliser des tests PCR de diagnostic du COVID-19 à réaliser en priorité sur les soignants et en EHPAD.

 

Tous les laboratoires publics ou privés volontaires qui disposent des équipements et du personnel nécessaires recevront les autorisations administratives pour réaliser des tests de diagnostic du COVID-19.

Cette mesure concerne d’abord les 75 laboratoires publics dépendant des départements qui sont spécialisés dans l’analyse de contrôle des eaux, de l’hygiène alimentaire ou de la santé animale. Leur capacité opérationnelle a été estimée entre 150 000 et 300 000 tests par semaine. Contrairement aux laboratoires de diagnostic humain, leur matériel leur permet d’utiliser une plus grande variété de réactifs et les stocks sont disponibles immédiatement. De quoi contribuer de façon significative à l’objectif gouvernemental de 50 000 tests par jour.

Les laboratoires de recherche, de police et de gendarmerie devraient également être mis à contribution.

Un partenariat sous forme de réquisition administrative à l’initiative des ARS

Pour contourner la réglementation européenne qui écarte ces laboratoires des diagnostics sur l’homme, des partenariats sous forme de réquisitions administratives seront mis en œuvre avec les laboratoires volontaires, mais à l’initiative des ARS. Les ARS devront valider les besoins en amont et veiller en aval au respect des normes et des bonnes pratiques.

Une nouvelle arme dans l’arsenal thérapeutique des médecins et infirmiers libéraux : les tests diagnostics !

Selon les autorités, ces nouvelles capacités de tests devraient être utilisées en priorité pour diagnostiquer les soignants eux-mêmes et les patients à risque en EHPAD. À n’en pas douter, il s’agit d’une mesure importante qui devrait changer le quotidien des médecins et infirmiers libéraux sur le front de l’épidémie de covid-19. En effet pour ces soldats de la guerre sanitaire, le fait de pouvoir se tester eux-mêmes ainsi que certains patients à risque devrait leur permettre de livrer bataille avec un peu plus de sérénité.

Et ce d’autant plus que les laboratoires de ville ont retrouvé également des capacités opérationnelles. En effet, s’ils sont autorisés depuis le début du mois de mars à réaliser ces tests, en pratique leur capacité était limitée par la pénurie de masques et de réactifs. En ce qui concerne les masques la situation s’est améliorée.

 

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