Les résultats statistiques montrent la rapidité et l'efficacité des mesures chinoises contre la COVID-19

illustrationBEIJING, 1er mai 2020 /PRNewswire/ -- Un reportage de Chen Chao et Long Yun du journal Science and Technology Daily :

 

« La COVID-19 est la plus grande crise que le monde ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré Zhou Weisheng, professeur à la Faculté de Science politique de l'Université de Ritsumeikan dans une interview accordée au Science and Technology Daily.

Le Dr Zhou considère que la propagation de la COVID-19 ne fait que renforcer l'idée que nous vivons dans un monde uni par l'avenir commun de l'humanité, avec des avantages et des risques communs. Afin d'arriver à maximiser les avantages et à minimiser les risques, une coopération internationale et un soutien mutuel s'imposent aussi bien pour prévenir et contrôler la pandémie que pour protéger la chaîne industrielle mondiale.

L'expérience de la Chine a alerté le monde sur deux plans

Zhou Weisheng a fait remarquer que depuis le début de l'épidémie de COVID-19, les efforts et l'attitude dont le peuple chinois a fait preuve, notamment son esprit d'abnégation, sa vision globale de la situation et ses actions coordonnées, ont montré la force et la solidarité du peuple chinois et ont permis au monde de gagner un temps précieux pour contenir la propagation du COVID-19.

Par ailleurs, le Dr Zhou a signalé que la Chine avait alerté le monde sur deux plans à partir de ses résultats statistiques.

Premièrement, lors de la lutte contre la COVID-19, la Chine a obtenu des données pathologiques de première main, ce qui a permis de prévenir le monde de la rapide propagation de la COVID-19 à travers le globe. Deuxièmement, pour prévenir et contrôler la situation, la Chine a dû prendre des mesures extrêmement strictes, comme celle de confiner les villes. Ces mesures drastiques ont mis le monde en alerte.

Grâce à son expérience de première main, la Chine a permis au monde de gagner du temps pour lutter contre la COVID-19

Les virus ignorent les frontières nationales et de nombreux pays ont connu des catastrophes infectieuses par le passé. Le Dr Zhou a également mis en avant les manières dont la Chine avait fait œuvre utile pour le reste du monde.

La première est d'avoir gagné du temps pour permettre au monde de se préparer à affronter la COVID-19. Le laboratoire de Zhou Weisheng effectue des recherches sur les initiatives politiques de divers pays depuis le début de l'épidémie. Son équipe de recherche s'emploie à résumer l'expérience et les leçons tirées en s'appuyant sur une analyse quantitative en vue d'améliorer la prévention à l'avenir.

Dans une présentation détaillée des résultats de ses recherches, le Dr Zhou a indiqué qu'il existait deux modes d'épidémie. Le mode A (zone A) est le mode Croisière (comme le navire de croisière Diamond Princess, qui fait référence à une propagation rapide de l'infection dans les endroits à forte densité de population). Le mode B (zone B) est le mode Urbain (la ville de Wuhan en Chine, l'Italie, etc.). D'après l'analyse statistique, en mode A, la période d'incubation entre la détection du premier cas d'infection et la flambée épidémique est d'environ 7 jours. En mode B, la période d'incubation entre la détection du premier cas de personne infectée et la flambée épidémique est d'environ 30 jours. Autrement dit, il est extrêmement important de prendre des mesures décisives dans un délai d'un mois après la découverte du premier cas d'infection.

Selon la chronologie de la lutte contre la COVID-19 de l'Organisation mondiale de la santé, le 31 décembre 2019, la Commission sanitaire municipale de Wuhan (Chine) a signalé un groupe de cas de pneumonie à Wuhan, dans la province du Hubei. Un nouveau coronavirus a ensuite été identifié. Le 23 janvier 2020, la Chine a pris une série de mesures de prévention et de contrôle décisives, marquées par le confinement de Wuhan. Face à la pandémie de cette maladie jusque-là inconnue, la Chine a fait de son mieux pour lutter contre la COVID-19 sans perdre de temps.

Wu Zunyou, épidémiologiste en chef au Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, a indiqué que la Chine avait informé l'Organisation mondiale de la santé de l'épidémie le 3 janvier. Le même jour, la Chine a commencé à communiquer aux États-Unis des informations sur cette pneumonie de cause inconnue. À partir le 3 janvier, la Chine a régulièrement fourni à l'OMS ainsi qu'aux pays et régions concernés des informations sur cette pneumonie de cause inconnue. Wu Zunyou a également indiqué que, le 12 janvier, la Chine avait rapidement partagé les séquences du génome de ce nouveau coronavirus avec l'OMS et d'autres pays.

En réponse à la COVID-19, la Chine a sans tarder publié des informations pertinentes, partagé son expérience et encouragé la coopération internationale de manière ouverte, transparente et responsable.

La coopération sino-américaine est la « meilleure option » pour tous

Dans ce contexte d'urgence, la Chine n'avait aucune expérience sur laquelle s'appuyer et devait prendre des mesures de prévention et de contrôle en procédant par essais, avec prudence. Cependant, d'autres pays ont pu prendre des mesures à leur manière en s'appuyant sur l'expérience de la Chine.

Les États-Unis présentent désormais le plus important nombre de cas de COVID-19 dans le monde, avec plus d'un million de cas confirmés.

« S'agissant du plus grand pays développé du monde, les États-Unis auraient dû guider et soutenir le monde pour assurer une prévention et un contrôle efficaces de la maladie en s'appuyant sur l'expérience de la Chine. Certains pays ont sous-estimé l'importance de l'expérience de la Chine dans la prévention de la propagation de ce nouveau coronavirus », a déclaré le Dr Zhou.

Il espère sincèrement que la Chine et les États-Unis pourront non seulement lutter contre la COVID-19 dans leur propre pays, mais aussi unir leurs efforts pour sortir le monde, notamment les pays en voie de développement, des difficultés et surmonter ce défi catastrophique.

« Déterminer l'origine et la voie de l'infection du nouveau coronavirus nécessite des recherches scientifiques et objectives. La première région à avoir communiqué publiquement des informations sur l'infection n'est pas nécessairement l'origine du nouveau coronavirus. Il est en effet possible que d'autres régions touchées n'aient pas été déclarées ou que les patients de ces régions aient été traités pour d'autres maladies telles que la grippe. La recherche de l'origine du nouveau coronavirus doit s'appuyer sur des preuves scientifiques solides et des recherches intensives. Chaque pays du monde a une part de responsabilité », a finalement souligné le Dr Zhou Weisheng.

 

 

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