Covid-19 : le vaccin de Sanofi/GSK serait efficace et bien toléré en dose de rappel

illustrationSanofi et GSK annoncent aujourd’hui qu’une dose unique de rappel de leur candidat-vaccin recombinant adjuvanté contre la COVID-19 a permis d’obtenir des réponses immunitaires fortes. L'étude de phase 3 devrait se terminer au plus tôt en mars 2022, soit avec au moins 3 mois de retard sur le calendrier initial qui prévoyait une mise sur le marché fin 2021.

Les résultats préliminaires de l’essai clinique VAT0002 qui évalue la sécurité et l’immunogénicité du vaccin en dose de rappel montrent une multiplication de l’ordre de 9 à 43 des anticorps neutralisants, quel que soit le vaccin reçu en primo-vaccination (AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna, Pfizer/BioNTech), dans toutes les tranches d’âge étudiées. Le vaccin de rappel a été bien toléré, avec un profil de sécurité similaire à celui des vaccins COVID-19 actuellement approuvés. Il s’agit à ce jour de l’étude la plus exhaustive sur une technologie vaccinale de rappel différente des technologies utilisées en primo-vaccination.

L’essai mondial de phase III, VAT0008, est régulièrement examiné par un Comité indépendant de surveillance et de suivi des données (DSMB). Au cours de son dernier examen, ce comité n’a pas identifié de signaux sur son profil de sécurité et a recommandé la poursuite de l’essai jusqu’au début de 2022 afin de collecter davantage de données.

Les autorités réglementaires exigent que les essais de phase III démontrent l’efficacité du produit évalué auprès de populations « naïves » — c’est-à-dire auprès de participants n’ayant jamais été infectés par le virus de la COVID-19 (séronégatifs). La majorité des participants à l’essai ont été recrutés au troisième trimestre 2021, à un moment où le nombre de personnes infectées par le virus de la COVID-19 dans le monde a connu une augmentation significative du fait de la circulation du variant Delta. Afin de fournir les données nécessaires aux autorités réglementaires pour la demande d’approbation du vaccin en dose de rappel, l’essai va se poursuivre afin d’augmenter le nombre d’événements nécessaires à l’analyse des données. Les résultats sont attendus au premier trimestre 2022.

« Ces données préliminaires montrent que nous disposons d’un solide candidat-vaccin de rappel, et ce, quel que soit le vaccin administré en primo-vaccination », a déclaré Thomas Triomphe, Vice-Président Exécutif de Sanofi Pasteur. « Ces données confirment la pertinence des efforts que nous avons engagés pour proposer des réponses adaptées à l’évolution des besoins de santé publique. Même si la poursuite de l’essai de phase III est un défi particulier compte tenu de l’évolution rapide de la pandémie, nous attendons avec impatience ses résultats qui viendront appuyer les demandes d’approbation de notre vaccin de rappel que nous soumettrons le plus rapidement possible. »

Roger Connor, Président de GSK Vaccines, a ajouté : « La menace pandémique se poursuivant avec le variant Delta, actuellement dominant, et le variant Omicron gagnant rapidement du terrain, des vaccins de rappel continueront d’être nécessaires pour aider à protéger les populations au fil du temps.Les premières données relatives au candidat-vaccin de rappel sont prometteuses et nous attendons les résultats de la phase III pour déterminer les prochaines étapes de la mise à disposition des vaccins recombinants adjuvantés contre la COVID-19. »

Parallèlement, Sanofi poursuit sa contribution pour répondre aux besoins mondiaux de santé publique, en produisant jusqu’à un demi-milliard de doses de vaccins pour le compte de BioNTech/Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson.

À propos de l’étude sur le vaccin en dose de rappel (VAT0002)

L’étude de prolongation VAT0002 est l’étude la plus exhaustive jamais consacrée à ce jour à une vaccination de rappel hétérologue. La première cohorte de cette étude a reçu une dose de rappel avec le candidat-vaccin à base de protéines recombinantes adjuvanté de Sanofi/GSK, après primo-vaccination avec l’un des quatre vaccins COVID-19 approuvés, à ARNm ou adénovirus, dans le but d’évaluer son profil de sécurité et son immunogénicité.

Les participants de la première cohorte (n=521) avaient auparavant été vaccinés selon le schéma vaccinal approuvé au moyen d’un vaccin COVID-19 autorisé, à ARNm (Pfizer/BioNTech, Moderna) ou à vecteur adénoviral (J&J, AstraZeneca). Cette analyse préliminaire inclut les données des participants ayant reçu une dose de rappel de 5 µg du vaccin à protéines recombinantes adjuvanté ciblant le virus parent D614, entre quatre et dix mois suivant une primo-vaccination complète.

L’étude se poursuit sur différents sites dans plusieurs pays, dont les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Face à l’émergence de variants préoccupants du virus de la COVID-19, le potentiel d’une dose de rappel avec des formulations monovalentes et bivalentes du candidat-vaccin, contenant également le variant Bêta (B.1.351), est évalué auprès de cohortes supplémentaires de participants. De plus amples données de cet essai sont attendues dans le courant du premier semestre de 2022. Le variant Omicron n’était pas en circulation au moment de l’étude. Des essais analysant les sérums des participants à l’étude sont en cours pour évaluer la capacité du candidat-vaccin recombinant adjuvanté à neutraliser Omicron.

À propos de l’étude d’efficacité de phase III (VAT0008)

Le critère principal d’évaluation de cet essai de phase III en cours, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, est la prévention des formes symptomatiques de la COVID-19 chez des adultes n’ayant jamais été infectés par le SARS-CoV-2, tandis que ses critères d’évaluation secondaires sont la prévention des formes sévères de COVID-19 et la prévention d’une infection asymptomatique. La première partie de cette étude vise à évaluer l’efficacité d’une formulation vaccinale contenant la protéine spike contre le virus originel (parent) D614 chez plus de 10 000 participants âgés de plus de 18 ans, randomisés pour recevoir soit deux doses de 10 µg du vaccin soit un placebo, à 21 jours d’intervalle, dans des sites aux États-Unis, en Asie, en Afrique et en Amérique latine. La deuxième partie de l’étude vise à évaluer une seconde formulation bivalente, ajoutant la protéine spike du variant B.1.351 (Bêta).

 

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