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L'OMS soutient quatre projets de campagne contre l'épilepsie

C'est à Genève que l'OMS a lancé lundi la deuxième phase de campagne de lutte mondiale contre l'épilepsie. Elle a soutenu à cette occasion les projets de la Chine, de l'Argentine, du Sénégal et du Zimbabwe, tous articulés autour de la formation des professionnels de santé sur le diagnostic et le traitement de l'épilepsie.

Ces quatre projets ne devraient pas rester isolés puisque l'Organisation Mondiale pour la Santé a souligné qu'ils serviraient de modèles pour que des initiatives similaires soient adoptées par la suite dans les autres Etats membres.

Les objectifs sont doubles : il s'agit d'évaluer le nombre d'épileptiques dans les quatre pays concernés mais également d'assurer, dans le cadre d'une médecine de proximité, une formation adéquate des professionnels de santé. Ces deux objectifs seront alors utilisés pour définir une politique nationale globale.

Le Dr Gro Harlem Brundtland, directeur de l'OMS, a rappelé les efforts entrepris par l'OMS depuis maintenant trois ans, en mettant l'accent sur l'incompréhension qui entoure encore le malade épileptique. "Nous avons mis au point des stratégies concrètes pour apporter des améliorations substantielles au traitement et le moment est venu pour que ces idées donnent des résultats sur le terrain".

Selon les chiffres avancés par l'OMS, l'épilepsie concerne 50 millions de personnes dans le monde dont 85 % vivent dans des pays en développement où l'accès aux soins est le plus souvent difficile.

En Afrique subsaharienne, il n'y aurait qu'un neurologue pour 4 millions d'habitants. Ce cas extrême ne doit pas faire oublier qu'il existe aucune politique particulière pour l'épilepsie dans 30 pays d'Amérique latine. Sur la totalité du continent américain, seulement 3 épileptiques sur 10 sont traités. Assurer une meilleure prise en charge reste un enjeu essentiel puisque 80 % des épileptiques pourraient être soignés efficacement.

"Nous avons pour objectif d’améliorer le traitement, la prévention et l’acceptation sociale de l’épilepsie, le trouble neurologique le plus courant dans le monde, mais pour lequel un traitement existe", a ajouté le Directeur général de l'OMS.

Comme le rappelle le Dr Yach (Directeur chargé de la santé mentale), cet aspect thérapeutique doit être accompagné de mesures d'information et d'éducation du grand public, l'épilepsie étant encore perçue comme une maladie 'à part'. "Les vieilles superstitions ont la vie dure, que ce soit au Caire, à Calcutta ou à Caracas. C’est ainsi qu’une loi du Royaume-Uni interdisant aux épileptiques de se marier n’a été abrogée qu’en 1970".

Cette deuxième phase du programme de lutte contre l'épilepsie dans le monde a mobilisé plus de 100 pays, 1200 représentants lors de sa phase d'élaboration.

Source : OMS.

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