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La rémunération des médecins intérimaires plafonnée dès 2018.

illustrationUn décret paru au journal officiel fin novembre plafonne de façon dégressive jusqu'en 2020 la rémunération des médecins intérimaires employés dans les hôpitaux publics. Ce décret mis en application de la loi santé du précédent gouvernement vise à encadrer l'intérim médical qui représente un surcoût de 500 millions d'euros par an sur le budget des hôpitaux.

1 170,04 € brut, tel est le montant maximum qu'un hôpital pourra rémunérer un intérimaire médecin, dentiste ou pharmacien pour une garde de 24 heures à l'horizon 2020. Ce plafond sera mis en œuvre de façon progressive puisqu'il sera majoré de 20 % en 2018 et de 10 % en 2019.

C'est le rapport du députe Olivier Véran qui avait, dès 2013, alerté l'opinion et le gouvernement sur les dérives inflationnistes du marché de l'emploi médical et qui dénonçait des "médecins mercenaires" qui touchaient jusqu'à 3000 € pour un garde de 24h en pédiatrie et qui refusaient systématiquement des postes de titulaires, nettement moins lucratifs.

Par ailleurs, le décret oblige les agences d'intérim à communiquer aux employeurs publics les qualifications, l'autorisation d'exercice, l'aptitude, ainsi que le non-cumul d'activité des leurs praticiens.

Descripteur MESH : Médecins , Rémunération , Hôpitaux , Gouvernement , Application de la loi , Hôpitaux publics , Santé , Aptitude , Emploi , Pédiatrie

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