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Pfizer lance une étude clinique en thérapie génique expérimentale (mini-dystrophine) avec un premier patient atteint de myopathie de Duchenne.

illustrationPfizer a lancé une étude clinique de phase 1b afin d'évaluer son candidat de thérapie génique (mini-dystrophine), le PF-06939926, chez des garçons atteints de myopathie de Duchenne ou DMD (dystrophie musculaire de Duchenne). Le 22 mars 2018, un premier patient a reçu par administration intraveineuse un mini-gène de la dystrophine (ou mini-dystrophine), sous le contrôle d'Edward Smith, MD, investigateur principal de l'étude et Professeur Agrégé en pédiatrie et neurologie au centre médical de la Duke University. La sélection et l'inclusion des patients vont se poursuivre dans quatre centres de recherche clinique aux États-Unis. Les premières données de cette étude devraient être communiquées au cours du premier semestre 2019, après l'évaluation de tous les patients prévue un an après l'administration du traitement.

« Au nom de la communauté des patients et familles vivant avec la myopathie de Duchenne, je salue cette étape majeure franchie par Pfizer dans le développement d'une option thérapeutique susceptible de redéfinir la prise en charge des garçons atteints par cette terrible maladie », a déclaré Debra Miller, CEO et fondatrice de Cure Duchenne. « Le dynamisme observé dans le domaine de la thérapie génique montre que nous abordons un tournant décisif. À l'heure actuelle, les options thérapeutiques sont très limitées pour nos jeunes patients. Grâce à la collaboration et au dialogue permanent avec des laboratoires comme Pfizer, nous espérons trouver des traitements pouvant considérablement modifier l'évolution de la maladie chez les patients atteints de DMD. »

L'étude multicentrique, non randomisée, en ouvert, évaluant l'administration intraveineuse d'une dose unique par patient de PF-06939926, avec une escalade de dose au cours de l'étude sera conduite chez environ 12 patients ambulatoires âgés de 5 à 12 ans, atteints d'une myopathie de Duchenne. En plus d'évaluer la sécurité et la tolérance, l'étude a pour objectif de mesurer l'expression et la distribution de la dystrophine, ainsi que la puissance et la qualité de la fonction musculaire. Lors de la procédure de sélection, les potentiels candidats au traitement devront préalablement obtenir un résultat négatif au dépistage des anticorps dirigés contre la capside de l'AAV9 (virus adéno-associé de sérotype 9) et au dépistage d'une réponse cellulaire (immunitaire) contre la dystrophine.

« L'investissement dans cette étude représente le point culminant d'années de recherches menées pour les patients par des scientifiques de Pfizer et de centres médicaux universitaires, avec le soutien de la communauté DMD, dans le but de développer un programme susceptible de modifier la trajectoire de cette maladie invalidante » a commenté Greg LaRosa, PhD, Vice-Président et Directeur scientifique de l'unité de recherche Maladies rares de Pfizer. « Nous avons écouté les patients et nous savons à quel point ils ont besoin d'options thérapeutiques ; nous nous sommes donc appuyés sur d'importantes avancées scientifiques pour concevoir une thérapie capable d'introduire le gène de la « mini-dystrophine » dans l'organisme ciblant ainsi l'origine de cette pathologie et ce, quelle que soit la mutation. Cette étude va évaluer la sécurité de cette approche de la thérapie génique et peut fournir des données essentielles, démontrant la possibilité de ralentir ou même stopper la progression de la DMD. »

Progrès de Pfizer en thérapie génique
Cette étude clinique est le premier programme de thérapie génique reposant sur un AAV recombinant à entrer en phase clinique depuis l'acquisition de Bamboo Therapeutics par Pfizer en 2016. De plus, Pfizer a récemment investi 100 millions de dollars pour agrandir son site de production de thérapie génique à l'échelle industrielle, situé à Sanford en Caroline du Nord (États-Unis).

Ces dernières années, Pfizer a également investi afin d'intégrer totalement la conception de nouveaux vecteurs AAV et d'accroître sa capacité de production en thérapie génique. Pfizer développe conjointement avec Sangamo Therapeutics des programmes de thérapie génique, notamment une étude de phase 1/2 sur l'hémophilie A et un programme pré-clinique sur la maladie de Charcot (ou sclérose latérale amyotrophique, SLA). Pfizer collabore également avec Spark Therapeutics dans la conduite d'un programme de thérapie génique sur l'hémophilie B, qui fait actuellement l'objet d'une étude clinique de phase 1/2.

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