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Hérédité de l’hyperhydrose palmaire mise en évidence

Des chercheurs américains de l’université de Californie montrent dans une étude prospective publiée dans le Journal of Vascular Surgery, qu’il existe un lien génétique évident dans la transmission de l’hyperhydrose palmaire (HP). La fréquence d’incidence familiale d’HP parmi les cas étudiés ne laisse aucun doute sur le caractère héréditaire de cette affection. Toutefois, sa cause semblerait multigénique, avec un degré de pénétrance variable.

L’HP touche environ 1% de la population occidentale. Plusieurs études font état de cas de familles touchées par cette pathologie sans pour autant avoir établi de lien génétique certain.

L’équipe de Samuel Ahn (Los Angeles, Californie, EU) a conduit une étude prospective sur 58 patients atteint d’hyperhydrose (palmaire, plantaire ou axillaire) entre 1993 et 1999.

Les parents de ces personnes ont été invité à communiquer à l’aide de questionnaires et d’entrevues, afin de récolter le maximum de données épidémiologiques et généalogiques. Un groupe contrôle de 20 personnes a également été intégré à l’étude.

L’incidence d’hyperhydroses familiales a été quantifiée en estimant les risques de survenue d’hyperhydrose parmi la descendance des personnes étudiées et des personnes contrôle, mais également parmi leurs cousins, leurs jumeaux, leurs oncles et tantes.

Les personnes touchées par l’hyperhydrose ont été 65% a reporté une histoire d’hyperhydrose familiale, contre 0% parmi le groupe témoin.

Le risque de survenue d’hyperhydrose dans la descendance du groupe étudié a été de 0,28 (comparé à 0,01 parmi la population générale). Cela signifie que probablement d’autres gènes (ou facteurs environnementaux) sont impliqués dans la survenue de la pathologie.

«L’hérédité forte de cette pathologie indique que l’hyperhydrose peut être provoquée par un gène dominant», a déclaré Ahn, ajoutant que cette pathologie ne semblait pas liée au sexe ni à l’origine ethnique.

Les résultats indiquent que le (ou les) allèle(s) responsable(s) de la pathologie sont présents chez 5% de la population et qu’une de ses (leurs) copies est responsable d’hyperhydrose dans un cas sur quatre.

La prochaine étape consistera à réaliser une analyse génétique des personnes touchées par l’hyperhydrose afin d’identifier les gènes impliqués.

Source : J Vascular Surgery 2002;35(2):382

PI

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