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Un régime alimentaire sain permet de réduire les risques de décès

Un régime alimentaire basé sur des recommandations diététiques élémentaires est associé à une diminution de la mortalité chez les femmes. Une alimentation basée sur la consommation régulière de fruits, légumes, céréales, laitages pauvres en graisses, viande maigre et volaille pourrait réduire de 30 % la mortalité. Cette étude, publiée dans le Journal of American Medicine Association, a été réalisée par le Dr Kant et ses collaborateurs (Queens College of the City University of New York, Flushing).

La plupart des travaux réalisés sur les régimes alimentaires ne portaient que sur un seul nutriment ou groupe d'aliments. De plus, l'effet de ces régimes était souvent évalué en fonction de maladies précises. Peu de travaux ont évalué les conséquences globales des régimes alimentaires complexes.

L'équipe du Dr Kant a analysé les réponses à un questionnaire alimentaire de plus de 42.000 femmes (61 ans en moyenne) qui avaient participé à une campagne de dépistage du cancer du sein (Breast Cancer Detection Demonstration Project). Ces femmes ont été suivies pendant 5,6 ans en moyenne, ce qui a permis aux auteurs d'étudier la qualité de leurs régimes alimentaires et leurs conséquences sur la mortalité.

Les réponses aux questionnaires alimentaires ont été analysées de façon à créer un indice de comportement alimentaire ("recommended food score" ou RFS). Le RFS a été défini comme la somme du nombre d'aliments recommandés (par les autorités américaines) consommés au moins une fois par semaine : un RSF élevé correspond donc à une alimentation saine.

Au cours du suivi, 2.065 décès ont été enregistrés. Les chercheurs ont montré que le RFS était "inversement associé à la mortalité globale". Un RFS faible était associé à un risque supérieur de cancer, maladie coronarienne ou accident vasculaire ischémique.

Les résultats ont été ajustés en fonction de plusieurs facteurs : niveau d'instruction, origine ethnique, index de masse corporelle, tabac, alcool, activité physique, traitement hormonal de substitution, antécédents médicaux. Après cet ajustement, l'analyse statistique montre que les femmes qui avaient le RFS le plus élevé présentaient un risque de décès réduit de 30 % par rapport à celles avec le RSF le plus bas.

Le Dr Kant et ses collaborateurs indiquent que ces résultats sont d'une importance capitale en santé publique : des recommandations alimentaires simples peuvent significativement améliorer la santé des patients.

Bien que ce résultat ne soit pas surprenant, cette étude a permis de chiffrer le bénéfice d'un régime alimentaire sain en intégrant les aliments dans leur globalité. On peut légitimement supposer que cette tendance se retrouve également chez les hommes.

Source : JAMA. 2000;283:2109-2115

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