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Syndrome de Raynaud : un gel améliore la microcirculation cutanée

Des médecins britanniques rapportent dans le Lancet les effets bénéfiques d’un gel sur la microcirculation cutanée de patients souffrant du syndrome de Raynaud. Capable de libérer de l’oxyde nitrique (NO), ce topique provoque une augmentation du volume circulatoire et du flux sanguin. Il pourrait être utile dans d’autres troubles vasculaires responsables d’ischémie des extrémités.

Ce gel a été obtenu après mélange d’une pâte à l’eau contenant du nitrite de sodium et d’une pâte à l’eau renfermant de l’acide ascorbique (vitamine C). Il se produit une libération d’oxyde nitrique (NO) après contact entre les deux lubrifiants.

Les effets d’une application topique de ce gel producteur de NO ont été évalués par le Pr N. Benjmamin et ses collaborateurs du St Bartholomew’s Hospital et de la Royal London School of Medicine lors d’une étude simple aveugle, randomisée, contrôée avec placebo. Ce " système générateur de NO " a été appliqué sur les doigts et les avant-bras de 20 patients atteints d’un syndrome de Raynaud sévère et de 10 volontaires sains.

Ces chercheurs sont partis de l’hypothèse selon laquelle une dysfonction endothéliale semble jouer un rôle important dans la pathogénèse des troubles vasculaires périphériques, notamment dans le syndrome de Raynaud qui se manifeste, sous l’action du froid ou d’un stress émotionnel, par un spasme des artérioles des doigts avec pâleur ou cyanose intermittente.

Plusieurs mécanismes physiopathologiques ont été proposés, en particulier une diminution de la synthèse, ou une altération de la sensibilité, à l’oxyde nitrique. Le NO est en effet un puissant vasodilatateur, produit et libéré par les cellules endothéliales vasculaires, qui joue un rôle important dans la régulation de la résistance vasculaire locale et du flux sanguin.

Environ 0,5 ml d’une solution du lubrifiant contenant du nitrite de sodium (5% pois/volume) a été déposé sur la peau de l’avant-bras (3cm), puis mélangée à l’aide d’un coton tige stérile à 0,5 ml d’une solution de l’autre lubrifiant, renfermant l’acide ascorbique (5% poids/volume). L’autre bras a servi de contrôle : mélange des deux pâtes à l’eau sans principe actif. La même procédure a été effectuée sur les pulpes des doigts.

Les modifications sur la microcirculation cutanée et le flux sanguin ont été respectivement évaluées du côé droit et gauche par des méthodes non invasives : photopléthysmographie infrarouge et laser doppler.

A l’avant-bras, le flux sanguin a augmenté significativement après application du gel actif à la fois chez les patients souffrant du syndrome de Raynaud et chez les sujets contrôles. De plus, bien que le flux sanguin digital à l’entrée dans l’étude était moindre chez les patients que les contrôles, une augmentation du volume et du flux a été observée dans les deux groupes.

Ce gel a pour avantage de pouvoir être utilisé lors d’une crise de vasospasme et de n’avoir pas d’effet secondaire, soulignent les auteurs. Cependant, sous sa forme actuelle, ajoutent-ils, ce traitement topique n’est vraiment pas agréable à appliquer et pique un peu si la peau est abîée.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la durée de l’action vasodilatatrice de ce gel.

Source : Lancet, 1999, 13 novembre, 354: 1670-75.

Ce gel a été obtenu après mélange d’une pâte à l’eau contenant du nitrite de sodium et d’une pâte à l’eau renfermant de l’acide ascorbique (vitamine C). Il se produit une libération d’oxyde nitrique (NO) après contact entre les deux lubrifiants.

Les effets d’une application topique de ce gel producteur de NO ont été évalués par le Pr N. Benjmamin et ses collaborateurs du St Bartholomew’s Hospital et de la Royal London School of Medicine lors d’une étude simple aveugle, randomisée, contrôée avec placebo. Ce " système générateur de NO " a été appliqué sur les doigts et les avant-bras de 20 patients atteints d’un syndrome de Raynaud sévère et de 10 volontaires sains.

Ces chercheurs sont partis de l’hypothèse selon laquelle une dysfonction endothéliale semble jouer un rôle important dans la pathogénèse des troubles vasculaires périphériques, notamment dans le syndrome de Raynaud qui se manifeste, sous l’action du froid ou d’un stress, par un spasme des artérioles des doigts avec pâleur ou cyanose intermittente.

Plusieurs mécanismes physiopathologiques ont été proposés, en particulier une diminution de la synthèse, ou une altération de la sensibilité, à l’oxyde nitrique. Le NO est en effet un puissant vasodilatateur, produit et libéré par les cellules endothéliales vasculaires, qui joue un rôle important dans la régulation de la résistance vasculaire locale et du flux sanguin.

Environ 0,5 ml d’une solution du lubrifiant contenant du nitrite de sodium (5% pois/volume) a été déposé sur la peau de l’avant-bras (3cm), puis mélangée à l’aide d’un coton tige stérile à 0,5 ml d’une solution de l’autre lubrifiant, renfermant l’acide ascorbique (5% poids/volume). L’autre bras a servi de contrôle : mélange des deux pâtes à l’eau sans principe actif. La même procédure a été effectuée sur les pulpes des doigts.

Les modifications sur la microcirculation cutanée et le flux sanguin ont été respectivement évaluées du côé droit et gauche par des méthodes non invasives : photopléthysmographie infrarouge et laser doppler.

A l’avant-bras, le flux sanguin a augmenté significativement après application du gel actif à la fois chez les patients souffrant du syndrome de Raynaud et chez les sujets contrôles. De plus, bien que le flux sanguin digital à l’entrée dans l’étude était moindre chez les patients que les contrôles, une augmentation du volume et du flux a été observée dans les deux groupes.

La réponse au gel était dose-dépendante en termes d’érythème et de flux microcirculatoire. Elle correspondait à la réponse vasculaire maximale observé lors d’un stress à la chaleur, comme par exemple l’immersion de la main pendant 5 minutes dans un bain chaud à 40°C.

Le traitement par gel a entraîé un effet vasodilateur maximum après une application unique. Cela dit, des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la durée de l’action vasodilatatrice de ce gel.

Ce gel a pour principaux avantages de pouvoir être utilisé lors d’une crise de vasospasme et de ne pas entraîner d’effet secondaire, soulignent les auteurs qui reconnaissent cependant que, sous sa forme actuelle, ce traitement topique n’est vraiment pas agréable à appliquer et qu’il pique un peu si la peau est fissurée.

Source : Lancet, 1999; 354: 1670-75.

Descripteur MESH : Microcirculation , Artères , Syndrome , Patients , Médecins , Bras , Doigts , Sodium , Rôle , Nitrite de sodium , Peau , Pâleur , Artérioles , Spasme , Résistance vasculaire , Placebo , Photopléthysmographie , Cellules endothéliales , Cellules , Méthodes , Lubrifiants , Joue , Cyanose , Main

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