Vive émotion après le suicide d’un interne en médecine générale au CHU de Reims

illustrationQuasiment un an jour pour jour après le suicide d’un interne en anesthésie/réa au CHU de Reims, un étudiant qui faisait son internat en médecine générale dans le même établissement vient de mettre fin à ses jours par pendaison. Ce triste fait divers porte à 4 le nombre de suicides à avoir endeuillé la communauté médicale depuis le début de l’année.

Il s’appelait Tristan, il était originaire de Rouen. En 2017 il termine à la 22e position de sa Première année commune aux études de santé. Il intègre alors la faculté de médecine de Reims en 2017 puis le CHU de la même ville pour réaliser son internat en médecine générale. Ses amis le décrivent "souriant, discret, bienveillant".

L’émotion palpable sur les réseaux sociaux

« C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès brutal de Tristan Lacoume. Ensemble, nous adressons à ses parents, sa famille, ses proches nos sincères condoléances et les assurons de notre soutien dans ces moments difficiles. » Regrettent N Pham (Doyen de l’UFR de médecine de Reims) et A Hurtaud (Coordonnatrice du DES de Médecine Générale) dans un post publié sur Facebook.

Le Comité des Internes de Reims Champagne-Ardenne (CIRC) a annoncé la mise en place ce mardi d’une cellule de soutien psychologique qui pourra recevoir les internes en présence de la Doyenne. Une minute de silence sera organisée à 12 h 30 devant la faculté du pôle santé. 

« Ce qui est terrible, c’est que la seule chose qui a changé en un an, c’est le prénom… », relève Théo après avoir débusqué les condoléances adressées il y a un an.

Voir sur le sujet : Suicide des Internes : l’ISNI dénonce une violence institutionnalisée

L’ISNAR dénonce des conditions de travail désastreuses et somme les ministres d'agir

L’InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale alerte depuis des années les autorités de tutelle sur la fragilité de la santé mentale des internes.

Elle se demande combien de drames seront nécessaires pour que le les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur prennent le taureau par les cornes sur cette question.

Le syndicat des internes insiste sur deux revendications majeures :

  • Garantir un respect strict du temps de travail des internes
  • Proposer aux internes des recours réglementaires pour dénoncer un encadrement et un management défaillant

Descripteur MESH : Médecine , Médecine générale , Suicide , Travail , Santé , Famille , Temps , Cornes , Troubles du sommeil , Mort , Parents , Santé mentale , Conscience , Sommeil , Médecins

3 réaction(s) à l'article Vive émotion après le suicide d’un interne en médecine générale au CHU de Reims

  • MyPassion

    belkacem achouri| mardi 23 février 2021- REPONDRE

    Un soutien psychologique et Moral pour nos internes et étudiants dans le domaine médical est nécesaire et indispensable pour être auprès de nos futures médecin dentistes pharmaciens et kinésithérapeute.
  • MyPassion

    isabelle herry| mardi 23 février 2021- REPONDRE

    La pression subie pendant l'internat est majeure. Dans ma promotion Paris Bichat internat 1990 3 sesont suicidés dont 2 sur leur lieu de travail. pression du metier, je m'en foutisme hierarchique, fayotage pour se faire titulariser.... et aucun soutien car on changeait de stage et d'equipe tous les 6 mois. La medecine du travail ne notait rien de ce qu'on racontait de nos traumatisme ou gardes extenuantes (j'ai vu 1 medecin du travail en 5 ans).Sans parler des conneries des mandarins mégalo. La médecine et la santé publique sont aujourdh'ui en echec sur tous les plans. Ya t il eu un pilote dans l'avion hospitalo universitaire depuis 25 ou 30 ans ? L'hemorragie de lits, de personnels, les suicides repétés ça se pertpé-tue depuis si longtemps que ça devient un lieu commun. Ce qui se passe sur Netflix est probablement plus interessant.
  • MyPassion

    Atika Mechtaoui| mardi 23 février 2021- REPONDRE

    C’est terrible .
    Je suis révoltée.
    Les soignants doivent être bienveillants envers les autres .
    Et par contre ils peuvent subir de la maltraitance de leur hiérarchie,du milieu même qui est sensé les faire grandir et non les plonger vers la mort.
    Actuellement il y’a des débats au sénat pour le coût des intérimaires médicaux....des sanctions envers les directeurs.
    Combien de morts faut-il pour vraiment changer cela?
    Les sanctions ne sont pas les seules réponses à apporter.

Actualités professionnelles: Les +