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Covid-19 et suivi des patients positifs en ambulatoire : la HAS actualise ses recommandations

illustrationLa Haute Autorité de Santé a publié sur un son site Internet un document précisant, sous forme de réponses rapides, la conduite à tenir en médecine de ville face à un cas confirmé d’infection par le SARS-COV-2. Ces nouvelles recommandations s’adressent non seulement aux médecins généralistes, mais aussi à tous les professionnels de santé qui peuvent être amenés à communiquer à un patient un test de diagnostic positif notamment les infirmiers, les pharmaciens d’officine et biologistes médicaux.

Prévenir et éviter les hospitalisations d’urgence

La HAS recommande aux professionnels de santé qui communiquent au patient un test de diagnostic positif :

  • de lui rappeler l’importance du respect des mesures d’isolement,
  • de l’orienter immédiatement vers son médecin traitant pour une consultation de préférence en présentiel,
  • de délivrer sans délai les informations qui lui permettront de déceler une possible aggravation de son état de santé

La HAS rappelle à ce propos que même lorsque les symptômes sont légers en phase initiale, la Covid-19 peut entrainer une détérioration rapide de l’état de santé dans les 6 à 12 jours après son apparition. Douleurs thoraciques, lèvres bleues ou encore pertes de connaissances sont autant de signaux qui doivent alerter le patient sur une possible aggravation de son état de santé et le conduire à contacter le SAMU systématiquement.

« Cette information doit être délivrée par le professionnel qui rend le résultat positif, quels que soient le lieu de prélèvement et la nature du test utilisé. » Insiste clairement la HAS.

Les patients ayant un test de dépistage positif comme un « autotest » ne sont pas concernés par ces recommandations. Ils doivent au préalable faire confirmer leur test de dépistage par un test diagnostic antigénique ou PCR.

Prise en charge initiale par le médecin généraliste

Lors de la première consultation, la HAS recommande au médecin de faire un bilan de santé à son patient, de déceler les facteurs de risques de faire une forme sévère, d’initier la prise en charge et de mettre en place une surveillance en adéquation son profil.

L’évaluation initiale du patient comprend une mesure de la saturation pulsée en oxygène au doigt (dit « SpO2 ») au repos. Si celle-ci est normale (c’est-à-dire supérieure à 96 %), la mesure est également effectuée à l’effort, après 40 pas dans la pièce par exemple.

Place de l’oxymétrie de pouls dans la surveillance

La HAS recommande aux médecins de prescrire un oxymètre de pouls disposant d’un marquage CE aux patients de plus de 65 ans, ou ayant d’autres facteurs de risque de forme grave de la Covid-19 ou ayant des troubles respiratoires, afin de prévenir les complications et surveiller l’évolution de son état général.

La mesure de la SpO2 devra être réalisée réalisée au moins 3 fois par 24 heures jusqu’à J14 après le début des symptômes ou après la date du test positif si le patient est asymptomatique. Elle peut être mise en œuvre par un infirmier ou par le patient s’il est à même de respecter quelques bonnes pratiques : repos 5 min avant la mesure, être en position verticale, enlever le vernis à ongles, etc.


Une saturation en oxygène inférieure à 95 %, un essoufflement, des sueurs ou encore un malaise sont des critères devant déclencher un appel au SAMU — Centre 15 par le patient, son entourage ou le professionnel de santé.

Réponses rapides dans le cadre de la COVID-19 — Suivi des patients Covid-19 en ambulatoire — Place de l’oxymètre de pouls

Prise en charge de premier recours des patients suspectés de Covid-19

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