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Le SML appelle les médecins libéraux à maintenir le port du masque au cabinet et en visite

illustrationIl y a quelques jours, le SML avait salué la lucidité [1] du rapport sur la création et la diffusion de contenus en santé destinés aux professionnels de santé, en cas de nouvelle crise sanitaire. Le syndicat avait appelé à mieux cibler ces communications et souhaité une adaptation du format et des contenus des « DGS-Urgent » aux attentes des médecins libéraux.

Au lendemain de la diffusion d’un nouveau « DGS-Urgent » relatif à l’évolution des mesures de lutte contre la Covid-19, le SML se fait le porte-parole d’une profession exaspérée, tant ce message [2] est symptomatique du dysfonctionnement de ce dispositif d’information.

En premier lieu, le message [2] arrive plus de 12 jours après l’annonce du Premier ministre faite le 3 mars, et deux jours après l’entrée en application des mesures concernées. Ensuite, il ne comporte aucune directive claire sur le port du masque dans les cabinets médicaux, renvoyant la décision aux médecins avec charge à eux de l’imposer, ou pas, à leurs salariés.

Dans le cadre de la task-force mise en place par la ministre de la Santé pour piloter la gestion de la pandémie en ville, et à laquelle le SML participe tous les vendredis après-midi, le gouvernement s’était pourtant engagé à apporter des clarifications à ce sujet.

Le SML s’agace du décalage quasi systématique des informations partagées par le ministère de la Santé dans cette instance et s’inquiète du flottement qui règne depuis quelques semaines. À titre d’exemple l’annonce lundi par le Premier ministre d’une campagne de rappel pour les personnes à partir de 80 ans et les plus fragiles. Ce sujet n’avait pas été évoqué vendredi dernier.

La fébrilité bien compréhensible du gouvernement à l’approche des élections ne doit pas gripper le fonctionnement fluide basé sur la confiance instaurée avec les médecins libéraux depuis le début de la pandémie.

Alors que l’épidémie reste présente avec la crainte d’un nouveau rebond, contrairement au gouvernement, le SML prend ses responsabilités en appelant les médecins libéraux, à maintenir le port du masque dans leur cabinet, ou lors d’une visite à domicile, et à se mobiliser pour déployer la 4e dose au public ciblé.

Notes:

[1] Lien vers le communiqué du 10 mars

[2] Extrait du DGS urgent diffusé au soir du 15 mars 2022 :

« Le masque est requis, selon des modalités adaptées, sur décision du responsable de la structure dans les établissements de santé, les établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes âgées ou une majorité de personnes à risque de forme grave de la Covid-19. Le masque est également requis, toujours sur décision du responsable de la structure et selon des modalités adaptées, dans :

  • Les lieux dans lesquels exercent les professions médicales, notamment les cabinets médicaux, les centres de santé et les maisons de santé pluriprofessionnelles ;
  • Les lieux dans lesquels exercent les auxiliaires médicaux, notamment les cabinets infirmiers et les cabinets de masso-kinésithérapie ;
  • Les lieux dans lesquels exercent les psychologues, les ostéopathes, les chiropracteurs et les psychothérapeutes ;
  • Les pharmacies d’officine ;
  • Les laboratoires de biologie médicale.

Afin de protéger les plus fragiles de nos concitoyens alors que le virus continue de circuler, les responsables des structures précitées sont ainsi fortement incités à maintenir l’obligation de port du masque dans leurs locaux.

Enfin, les employeurs des professionnels effectuant des interventions au domicile des personnes âgées. »

Crédit photo : DepositPhotos

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