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Réduire le risque de diabète de type 2 en modifiant le mode de vie

Chez des personnes qui présentent un risque important de développer un diabète non insulino-dépendant, des programmes destinés à modifier les habitudes alimentaires et à encourager l'activité physique permettent de réduire ce risque de façon significative.

L'augmentation de la prévalence de l'obésité et l'inactivité physique, toutes deux liées à un mode de vie sédentaire, sont des facteurs de risque bien identifiés dans le développement du diabète non insulino-dépendant.

Une étude rigoureuse présentée dans le dernier NEJM par le Groupe d'étude finlandais sur la prévention du diabète (Finnish Diabetes Prevention Study) montre l'efficacité d'un changement des habitudes alimentaires et physiques afin de prévenir le diabète chez des sujets à risque.

L'étude randomisée de Tuomilehto et al. portait sur 522 participants âgés de 55 ans en moyenne et d'indice de masse corporelle moyen égal à 31. Tous les sujets présentaient une tolérance au glucose perturbée. Un premier groupe a bénéficié de conseils généraux sur le style de vie à adopter (contrôle) tandis que l'autre a participé à un programme plus actif (groupe intervention).

Dans ce programme actif, les participants rencontraient régulièrement un nutritionniste au cours de l'étude, devaient tenter de réduire leur poids et leur apport en graisses (saturées et totales), accroître l'apport en fibre et pratiquer plus d'activité physique.

A la fin de la première année, la perte de poids avec le programme actif était de 4,2+/- 5,1 kg contre 0,8+/-3,7 kg dans le groupe contrôle. "Durant l'essai, le risque de diabète était réduit de 58 % (p<0,001) avec le programme actif. La réduction de l'incidence du diabète était directement associée aux modifications du style de vie", écrivent les auteurs. Selon leurs résultats, l'incidence cumulée du diabète après 4 ans était de 11 % dans le programme actif contre 23 % dans le groupe contrôle.

Ces bons résultats doivent encourager les médecins à continuer à promouvoir des habitudes de vie saines, soulignent dans un éditorial les Drs Tataranni et Bogardus des National Institutes of Health. Ils ajoutent également que la durée de ces bénéfices reste à déterminer. Par ailleurs, l'application et le suivi de ces programmes peuvent varier selon les pays.

Source : N Engl J Med 2001;344:1343-50, 1390-2.

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