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affichage des articles n° 2809 à 2826
Grève des médecins : l’intersyndicale tient l’unité
Caducee.net, le 05/01/2026 : Au premier jour d’un mouvement annoncé du 5 au 15 janvier 2026, la médecine libérale affiche un visage peu courant : celui d’une intersyndicale capable de fédérer, au-delà des étiquettes, des organisations installées de longue date et des collectifs plus récents. Dans leur viseur, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, issue du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) et adoptée le 16 décembre 2025.[1][2] Derrière l’unité de façade, la coalition avance toutefois sur une ligne de crête : les priorités diffèrent selon les spécialités, les territoires et les modes d’exercice. […].
ChatGPT Health : OpenAI ouvre un espace dédié, connecté aux dossiers médicaux et rebat les cartes de l’e-santé
Caducee.net, le 09/01/2026 : OpenAI a annoncé le 7 janvier 2026 le lancement de ChatGPT Health, une expérience distincte au sein de ChatGPT, destinée aux échanges liés à la santé et au bien-être. L’entreprise avance un indicateur marquant : plus de 230 millions de personnes dans le monde poseraient chaque semaine des questions de santé ou de bien-être à ChatGPT. OpenAI présente cette déclinaison comme une réponse à deux attentes : mieux protéger des informations sensibles et mieux exploiter des données hétérogènes (applications, documents, et, aux États-Unis, dossiers médicaux).[1][2] […].
Tarifs hospitaliers 2026 : l’étau se resserre sur les hôpitaux
Caducee.net, le 14/01/2026 : La décision de maintenir à 0 % l’évolution des tarifs hospitaliers en 2026, officialisée fin décembre, est présentée par l’exécutif comme une « stabilité » rendue possible par une enveloppe nationale rehaussée. Mais, pour les fédérations hospitalières, l’équation ressemble à un effet ciseau : des recettes tarifaires figées alors que les charges continuent de progresser, sur fond de craintes autour des dotations. Quelques jours plus tard, jusque dans l’hémicycle, le gouvernement revendique pourtant des « tarifs hospitaliers stables au 1er janvier ».[1] […].
Grève : les syndicats de médecins libéraux saluent des avancées, mais se refusent à “crier victoire”
Caducee.net, le 16/01/2026 : Au terme de dix jours de mobilisation (du 5 au 15 janvier 2026), les médecins libéraux obtiennent plusieurs inflexions majeures de l’exécutif sur des mesures vécues comme punitives ou unilatérales : renoncement annoncé à la mise sous objectifs (MSO) obligatoire pour les prescripteurs d’arrêts de travail, garanties sur l’absence d’application d’un article permettant de fixer certains tarifs sans accord, et statu quo temporaire sur les sanctions liées au dossier médical partagé (DMP), déjà censurées par le Conseil constitutionnel. Pour autant, les syndicats évitent le registre de la “victoire” et conditionnent l’apaisement à la traduction des annonces dans les textes. […].
Au Sénat, Thomas Fatôme tente d’éteindre l’incendie des articles 77-78
Caducee.net, le 16/01/2026 : Le 14 janvier 2026, au plus fort de la grève des médecins libéraux, le directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM), Thomas Fatôme, a été auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat. Derrière l’affichage d’une main tendue, l’exercice a surtout consisté à reprendre la main sur un récit devenu inflammable : celui d’un PLFSS 2026 perçu comme une remise en cause du cadre conventionnel, et d’une institution soupçonnée de vouloir reprendre la main sur les tarifs par la voie réglementaire. […].
Réforme du diplôme infirmier : l’ambition 2026 à l’épreuve des quotas
Caducee.net, le 22/01/2026 : Prévue pour septembre 2026, la refonte du diplôme d’État infirmier promet une formation davantage arrimée à l’université, avec un accent accru sur la démarche scientifique et une alternance repensée. Mais la séquence réglementaire, déjà ralentie fin 2025 par un passage délicat au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), se trouve désormais rattrapée par une controverse budgétaire et capacitaire : la réduction annoncée de quotas d’entrée dans certaines régions, qui nourrit des craintes de fermetures d’IFSI et, à terme, de fragilisation de l’accès aux soins. [1][2][3][7][8] […].
Santé mentale 2026, une grande cause au défi des moyens
Caducee.net, le 22/01/2026 : Annoncée le 27 novembre 2025, la prolongation en 2026 de la Grande cause nationale consacrée à la santé mentale reconduit le mot d’ordre « Parlons santé mentale ! ». Le Gouvernement met en avant une mobilisation déjà dense en 2025, tandis que, sur le terrain, psychologues et psychiatres rappellent que la sensibilisation ne résout ni la pénurie de soignants ni les difficultés d’accès aux prises en charge, au premier rang desquelles les tensions de la psychiatrie publique et les limites discutées de Mon soutien psy. […].
Lokelma remboursé : quelle place pour le cyclosilicate de zirconium sodique dans l’hyperkaliémie
Caducee.net, le 23/01/2026 : Le remboursement de Lokelma® (cyclosilicate de zirconium sodique) dans le traitement de l’hyperkaliémie chez l’adulte doit entrer en vigueur à partir du 26 janvier 2026, selon le dossier de presse d’AstraZeneca daté du 22 janvier 2026, qui renvoie à une inscription au Journal officiel.[1] En amont, la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) avait rendu un avis favorable, avec un service médical rendu (SMR) important et une amélioration du service médical rendu (ASMR) IV, tout en encadrant nettement l’usage « hors traitement d’urgence ».[2] […].
Cumul emploi-retraite des médecins : le « donnant-donnant » qui fait craindre un trou d’air
Caducee.net, le 30/01/2026 : À un an de l’entrée en vigueur d’un durcissement du cumul emploi-retraite, la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) met en garde contre un contrecoup inattendu : en rendant le dispositif moins attractif avant 67 ans, la réforme pourrait précipiter la sortie d’activité de praticiens qui constituaient, de facto, une réserve de temps médical. Dans le même mouvement, la caisse promet l’ouverture de nouveaux droits pour ceux qui poursuivent une activité après liquidation, mais ce gain ne deviendrait concret qu’avec les premières liquidations annoncées à partir de 2028. […].
Garde à vue d’un médecin de 79 ans après un refus de réquisition
Caducee.net, le 31/01/2026 : À Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), le Dr Gabriel Terdjman, généraliste de 79 ans installé depuis plus d’un demi-siècle, raconte avoir été placé 24 heures en garde à vue après avoir refusé de répondre à une demande présentée comme une réquisition visant l’établissement d’un certificat de décès. Relatée par Le Parisien, cette séquence met surtout en lumière une zone de friction bien connue des praticiens : la réquisition est un acte de puissance publique, mais sa portée se joue, sur le terrain, dans la façon dont elle est notifiée, tracée et contestée. [1] […].
Thérapies innovantes : la valeur perçue suffit-elle à légitimer des prix hors d’atteinte ?
Caducee.net, le 04/02/2026 : Les thérapies géniques, cellulaires et certaines biothérapies promettent des ruptures cliniques, parfois en une seule administration. Mais la logique de tarification qui accompagne ces innovations, fréquemment justifiée par la « valeur » attendue plutôt que par le coût de production, bouscule les mécanismes de solidarité et met les systèmes de santé au pied du mur : financer vite, financer juste, ou financer moins. […].
CCAM genrée : la FMF dénonce des écarts de tarifs entre actes sur la vulve et sur le pénis
Caducee.net, le 15/02/2026 : Début février 2026, la Fédération des médecins de France (FMF) met en cause une « distorsion sexiste » au sein de la Classification commune des actes médicaux (CCAM) : à geste présenté comme comparable, certains actes réalisés sur les organes génitaux externes féminins seraient moins bien rémunérés que leurs équivalents masculins. Le syndicat entend saisir l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et demande un alignement tarifaire, en citant notamment une biopsie de la vulve valorisée 25,99 € contre 39,17 € pour une biopsie du pénis. [1] […].
Nouveau suicide d’un interne : horaires, encadrement, violences au travail… les syndicats pointent des facteurs structurels
Caducee.net, le 17/02/2026 : Un nouveau décès par suicide d’un interne de la subdivision de l’Océan Indien a été annoncé le 16 février 2026 dans un communiqué cosigné par l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) et le Syndicat des Internes de l’Océan Indien. Au-delà du drame, les signataires relient cet acte à un ensemble de facteurs déjà décrits dans plusieurs enquêtes : dépassements répétés du temps de travail, violences au travail, encadrement inégal et détresse psychique persistante chez les médecins en formation.[1] […].
MSO obligatoire : l’exécutif retire l’obligation, le dispositif reste
Caducee.net, le 24/02/2026 : Le Gouvernement a déposé, le 19 février 2026, un amendement visant à supprimer la disposition qui devait rendre obligatoire la mise sous objectifs (MSO) dans le cadre de la lutte contre les arrêts de travail jugés excessifs.[1] Ce revirement, intervenu après plusieurs semaines de crispations avec les médecins libéraux, ne signe pas pour autant l’abandon du pilotage des prescriptions d’indemnités journalières : il recentre le débat sur les garde-fous, la transparence des critères de ciblage et la sécurité juridique du dispositif.[2] […].
Wegovy et Ozempic : baisse de prix de 35% à 50% annoncée aux États-Unis
Caducee.net, le 25/02/2026 : Novo Nordisk a annoncé le 24 février 2026 une baisse marquée du « prix catalogue » (list price) de Wegovy, Ozempic et Rybelsus aux États-Unis, applicable à partir du 1er janvier 2027. Dans la foulée d’un rapport évoquant cette inflexion tarifaire, l’action Eli Lilly a reculé en préouverture, signe que les marchés anticipent un durcissement de la concurrence sur les agonistes du GLP-1[7]. L’effet d’annonce est immédiat en France : certains patients y voient déjà un signal de reflux tarifaire. Pourtant, la décision vise un mécanisme typiquement américain — et ne préjuge pas d’un alignement européen, où les prix sont négociés et encadrés selon d’autres règles. […].
Tribune anti-homéopathie : le Conseil d’État gèle un avertissement ordinal et met l’Ordre au défi
Caducee.net, le 26/02/2026 : Huit ans après une tribune publiée en mars 2018 contre l’homéopathie, le Conseil d’État a suspendu, le 20 février 2026, l’exécution d’un avertissement infligé par la chambre disciplinaire nationale du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) à l’un des signataires, poursuivi pour « non-confraternité ».[1] Par ce sursis, la plus haute juridiction administrative ne tranche pas encore le fond, mais elle remet au premier plan une question sensible : l’Ordre peut-il sanctionner, au nom de la confraternité, un médecin qui conteste publiquement la scientificité d’une pratique qu’il juge non fondée ? […].
Diplôme d’État infirmier : 4 620 heures en trois ans, un nouveau référentiel sous tension dès septembre 2026
Caducee.net, le 26/02/2026 : La publication au Journal officiel du 25 février 2026 de l’arrêté refondant le diplôme d’État d’infirmier clôt une attente ancienne : le référentiel de 2009 apparaissait décalé au regard de l’évolution des pratiques et des textes récents encadrant les compétences infirmières.[1] Sur le fond, plusieurs organisations professionnelles et syndicales, du SNPI au SNIIL, reconnaissent l’intérêt d’une maquette davantage arrimée à la clinique, à la prévention et au numérique en santé.[2][6] Le débat se déplace désormais vers la faisabilité : l’arrêté fixe 4 620 heures de formation tout en maintenant une durée d’études de trois ans, ce que certains acteurs jugent susceptible d’accroître la pression sur les promotions et de fragiliser l’apprentissage réflexif.[1][2] […].
Incident MLM chez Cegedim : Anatomie d'une fuite de données estimée à 11-15 millions de dossiers patients
Caducee.net, le 27/02/2026 : Révélée le 26 février 2026 par une enquête diffusée au 20h de France 2, une base de données présentée comme accessible sur le dark web exposerait des informations issues de consultations médicales, concernant « entre 11 et 15 millions » de personnes selon les éléments avancés et repris par plusieurs médias.[1][2] L’éditeur Cegedim reconnaît, de son côté, un incident détecté « fin 2025 » sur des comptes de médecins utilisant son logiciel MLM (MonLogicielMedical.com), tout en contestant la nature exacte des données impliquées : le groupe affirme que les informations consultées ou extraites proviennent « exclusivement du dossier administratif du patient » et que « les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres ».[3] […].

