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Thérapies innovantes : la valeur perçue suffit-elle à légitimer des prix hors d’atteinte ?
Caducee.net, le 04/02/2026 : Les thérapies géniques, cellulaires et certaines biothérapies promettent des ruptures cliniques, parfois en une seule administration. Mais la logique de tarification qui accompagne ces innovations, fréquemment justifiée par la « valeur » attendue plutôt que par le coût de production, bouscule les mécanismes de solidarité et met les systèmes de santé au pied du mur : financer vite, financer juste, ou financer moins. […].
CCAM genrée : la FMF dénonce des écarts de tarifs entre actes sur la vulve et sur le pénis
Caducee.net, le 15/02/2026 : Début février 2026, la Fédération des médecins de France (FMF) met en cause une « distorsion sexiste » au sein de la Classification commune des actes médicaux (CCAM) : à geste présenté comme comparable, certains actes réalisés sur les organes génitaux externes féminins seraient moins bien rémunérés que leurs équivalents masculins. Le syndicat entend saisir l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et demande un alignement tarifaire, en citant notamment une biopsie de la vulve valorisée 25,99 € contre 39,17 € pour une biopsie du pénis. [1] […].
Nouveau suicide d’un interne : horaires, encadrement, violences au travail… les syndicats pointent des facteurs structurels
Caducee.net, le 17/02/2026 : Un nouveau décès par suicide d’un interne de la subdivision de l’Océan Indien a été annoncé le 16 février 2026 dans un communiqué cosigné par l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) et le Syndicat des Internes de l’Océan Indien. Au-delà du drame, les signataires relient cet acte à un ensemble de facteurs déjà décrits dans plusieurs enquêtes : dépassements répétés du temps de travail, violences au travail, encadrement inégal et détresse psychique persistante chez les médecins en formation.[1] […].
MSO obligatoire : l’exécutif retire l’obligation, le dispositif reste
Caducee.net, le 24/02/2026 : Le Gouvernement a déposé, le 19 février 2026, un amendement visant à supprimer la disposition qui devait rendre obligatoire la mise sous objectifs (MSO) dans le cadre de la lutte contre les arrêts de travail jugés excessifs.[1] Ce revirement, intervenu après plusieurs semaines de crispations avec les médecins libéraux, ne signe pas pour autant l’abandon du pilotage des prescriptions d’indemnités journalières : il recentre le débat sur les garde-fous, la transparence des critères de ciblage et la sécurité juridique du dispositif.[2] […].
Wegovy et Ozempic : baisse de prix de 35% à 50% annoncée aux États-Unis
Caducee.net, le 25/02/2026 : Novo Nordisk a annoncé le 24 février 2026 une baisse marquée du « prix catalogue » (list price) de Wegovy, Ozempic et Rybelsus aux États-Unis, applicable à partir du 1er janvier 2027. Dans la foulée d’un rapport évoquant cette inflexion tarifaire, l’action Eli Lilly a reculé en préouverture, signe que les marchés anticipent un durcissement de la concurrence sur les agonistes du GLP-1[7]. L’effet d’annonce est immédiat en France : certains patients y voient déjà un signal de reflux tarifaire. Pourtant, la décision vise un mécanisme typiquement américain — et ne préjuge pas d’un alignement européen, où les prix sont négociés et encadrés selon d’autres règles. […].
Tribune anti-homéopathie : le Conseil d’État gèle un avertissement ordinal et met l’Ordre au défi
Caducee.net, le 26/02/2026 : Huit ans après une tribune publiée en mars 2018 contre l’homéopathie, le Conseil d’État a suspendu, le 20 février 2026, l’exécution d’un avertissement infligé par la chambre disciplinaire nationale du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) à l’un des signataires, poursuivi pour « non-confraternité ».[1] Par ce sursis, la plus haute juridiction administrative ne tranche pas encore le fond, mais elle remet au premier plan une question sensible : l’Ordre peut-il sanctionner, au nom de la confraternité, un médecin qui conteste publiquement la scientificité d’une pratique qu’il juge non fondée ? […].
Diplôme d’État infirmier : 4 620 heures en trois ans, un nouveau référentiel sous tension dès septembre 2026
Caducee.net, le 26/02/2026 : La publication au Journal officiel du 25 février 2026 de l’arrêté refondant le diplôme d’État d’infirmier clôt une attente ancienne : le référentiel de 2009 apparaissait décalé au regard de l’évolution des pratiques et des textes récents encadrant les compétences infirmières.[1] Sur le fond, plusieurs organisations professionnelles et syndicales, du SNPI au SNIIL, reconnaissent l’intérêt d’une maquette davantage arrimée à la clinique, à la prévention et au numérique en santé.[2][6] Le débat se déplace désormais vers la faisabilité : l’arrêté fixe 4 620 heures de formation tout en maintenant une durée d’études de trois ans, ce que certains acteurs jugent susceptible d’accroître la pression sur les promotions et de fragiliser l’apprentissage réflexif.[1][2] […].
Incident MLM chez Cegedim : Anatomie d'une fuite de données estimée à 11-15 millions de dossiers patients
Caducee.net, le 27/02/2026 : Révélée le 26 février 2026 par une enquête diffusée au 20h de France 2, une base de données présentée comme accessible sur le dark web exposerait des informations issues de consultations médicales, concernant « entre 11 et 15 millions » de personnes selon les éléments avancés et repris par plusieurs médias.[1][2] L’éditeur Cegedim reconnaît, de son côté, un incident détecté « fin 2025 » sur des comptes de médecins utilisant son logiciel MLM (MonLogicielMedical.com), tout en contestant la nature exacte des données impliquées : le groupe affirme que les informations consultées ou extraites proviennent « exclusivement du dossier administratif du patient » et que « les dossiers médicaux structurés des patients sont restés intègres ».[3] […].
Santé mentale : une personne sur deux n’évoque pas son mal-être, selon l’enquête CoviPrev
Caducee.net, le 30/03/2026 : Publié le 24 mars 2026 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), un article de Santé publique France braque le projecteur sur un angle mort tenace de la santé mentale en France : parmi les adultes ayant ressenti un mal-être ou des difficultés psychologiques dans l’année, seule une moitié déclare en avoir parlé à quelqu’un. Fondée sur les vagues 34 à 37 de l’enquête CoviPrev, l’analyse dessine avec davantage de netteté les profils qui taisent leur souffrance et, ce faisant, interroge les limites du repérage clinique lorsque la demande d’aide ne se formule pas d’elle-même.[1] […].
L’influence dans le viseur : la HAS durcit le ton face aux « interférences » répétées
Caducee.net, le 19/04/2026 : En dénonçant publiquement, le 17 avril 2026, des pressions exercées sur des évaluations en cours, le Collège de la Haute Autorité de santé (HAS) a franchi un seuil politique autant qu’institutionnel. Par le choix d’une lettre ouverte, puis par la fermeté du vocabulaire employé, l’autorité ne se contente plus de rappeler ses principes d’indépendance : elle expose une montée de tension qu’elle estime désormais incompatible avec le fonctionnement normal de l’expertise sanitaire.[1] […].
Études de santé : le grand virage de 2027
Caducee.net, le 19/04/2026 : En enterrant PASS/L.AS dès la rentrée 2027, le gouvernement ne se contente pas de retoucher un dispositif contesté : il acte, en creux, l’échec d’une architecture mise en place en 2020 pour remplacer la PACES. À sa place, l’exécutif veut installer une première année unique, présentée comme une « licence santé » harmonisée à l’échelle nationale pour l’accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. La promesse est claire : « plus lisible, plus juste et plus humain »[1]. Mais derrière cette formule, une question demeure : la simplification annoncée peut-elle corriger les déséquilibres accumulés depuis six ans sans ouvrir, pour les universités, une nouvelle séquence de tensions ? […].
Psychiatrie sous contrainte : l’IPPP, une exception policière à la frontière du droit commun
Caducee.net, le 27/04/2026 : Publiées au Journal officiel le 24 avril 2026, les recommandations en urgence du Contrôleur général des lieux de privation de liberté replacent l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris au centre d’un débat ancien et sensible. Dans ce service rattaché au ministère de l’intérieur, des personnes en crise psychiatrique peuvent être évaluées, puis maintenues plusieurs jours, sans bénéficier pleinement des garanties attachées aux établissements de santé habilités aux soins sans consentement. […].
ONDAM 2026 : les soins de ville sous surveillance
Caducee.net, le 28/04/2026 : Le comité d’alerte écarte, à ce stade, le scénario d’un dérapage majeur de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) 2026. Mais son avis du 20 avril maintient les soins de ville dans le viseur budgétaire : médicaments, honoraires de spécialistes, actes paramédicaux, transports sanitaires et arrêts de travail concentrent les tensions. Pour les médecins libéraux, l’enjeu se déplace donc moins vers une alerte immédiate que vers les arbitrages tarifaires, conventionnels et prescriptifs qui pourraient s’imposer au fil de l’année.[1][2] […].
SEV 2026 : faire du rattrapage vaccinal une routine de terrain
Caducee.net, le 28/04/2026 : Du 27 avril au 3 mai 2026, la Semaine européenne de la vaccination place les adolescents et les jeunes adultes au centre du message sanitaire. Pour les médecins, pharmaciens, sages-femmes et infirmiers, l’enjeu est très concret : transformer chaque contact avec un jeune de 11 à 26 ans en vérification du statut vaccinal, puis en rattrapage lorsque le calendrier n’a pas été complet.[1][2] […].
Biosimilaires 2026 et groupes hybrides : les règles de substitution à l’officine
Caducee.net, le 05/05/2026 : Entre l’arrêté du 10 avril 2026 et les mises à jour de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur les groupes biologiques similaires et les groupes hybrides, la substitution pharmaceutique a évolué plus vite que beaucoup de professionnels ne l’ont perçu. Pour le pharmacien d’officine, l’enjeu n’est pas d’appliquer un mot d’ordre général sur les biosimilaires, mais de garder le fil réglementaire entre la liste ANSM, l’annexe réellement substituable, les autorisations de mise sur le marché (AMM) et les obligations de traçabilité au comptoir.[1] […].
Affections psychiques d’origine professionnelle : comment rédiger un certificat médical initial sans fragiliser le dossier
Caducee.net, le 05/05/2026 : La mise à jour publiée par Ameli le 23 avril 2026 donne aux médecins un rappel très concret : face à une souffrance psychique possiblement liée au travail, le certificat médical initial doit aider le patient à faire valoir ses droits sans transformer le praticien en arbitre du conflit professionnel. Pour les médecins traitants, psychiatres, médecins du travail et hospitaliers, la ligne est étroite mais tenable : décrire avec précision, dater les constatations, éviter les qualifications juridiques et rester dans son couloir médical. […].
Au CHU de Caen, le retour des internes ne referme pas la crise aux urgences
Caducee.net, le 07/05/2026 : Six mois après la suspension de leur accueil en stage, 14 internes ont repris leur place aux urgences du centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen le 4 mai 2026. Présentée par l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie comme une réouverture encadrée et volontaire, cette reprise marque une accalmie pour un service très éprouvé. Elle ne vaut toutefois pas normalisation : l’encadrement médical, la charge de travail et le suivi concret des engagements restent les véritables lignes de fracture. […].
Rupture de Dilantin : les moins de 5 ans deviennent prioritaires à l’hôpital
Caducee.net, le 11/05/2026 : À partir du 11 mai 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réserve les unités importées de phénytoïne sodique injectable aux enfants de moins de 5 ans. Cette restriction intervient alors que Dilantin 250 mg/5 ml reste en rupture de stock prolongée. Pour les patients de 5 ans et plus, le relais par Prodilantin est possible, mais il impose aux prescripteurs et aux pharmacies à usage intérieur (PUI) une vigilance renforcée sur les doses, les protocoles et les conditions d’administration.[1] […].

