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Le cholestérol est aussi un facteur de risque de maladie cardiovasculaire chez les moins de 40 ans

Un taux élevé de cholestérol chez les hommes de moins de 40 ans est associé à long terme à un risque accru de décès par maladie coronarienne ou cardiovasculaire. De plus, ces individus ont une espérance de vie significativement réduite selon une étude publiée dans le Journal of American Medical Association.

Le Dr J. Stamler (Northwestern University, Chicago) et ses collaborateurs ont étudié la relation entre la cholestérolémie et le risque à long terme de décès chez les hommes de moins de 40 ans. Les données analysées provenaient de 3 larges études portant sur des hommes non diabétiques qui n'avaient pas d'antécédent d'infarctus du myocarde.

Ces études étaient la Chicago Heart Association Detection Project in Industry (CHA), la People Gas Company Study (PG) et le Multiple Risk Factor Intervention Trial (MRFIT). Ainsi, les données de près de 85.000 individus masculins (< 40 ans, tous américains) ont été prises en compte. La durée du suivi était de 25 ans (CHA), 34 ans (PG) et 16 ans (MRFIT).

Les maladies coronariennes représentaient respectivement 26 %, 34% et 28 % des causes de décès dans les études CHA, PG et MRFIT. Les maladies cardiovasculaires comptaient pour 34 %, 42 % et 39 % des décès.

Les auteurs ont montré que les individus avec un taux de cholestérol supérieur à 6,21mmol/l avaient 2,15 à 3,63 fois plus de risques de décès par maladie coronarienne, par rapport à ceux dont le taux était inférieur à 5,17 mmol/l (taux "favorable" selon les auteurs). Enfin, la mortalité toutes causes confondues était multipliée par 1,3 à 1,5 pour les sujets à risque.

Le risque de maladie coronarienne ou cardiovasculaire augmente de façon continue et graduelle avec le taux de cholestérol notent les auteurs.

Le cholestérol a également une incidence sur l'espérance de vie puisque selon les résultats présentés, les sujets avec un taux de cholestérol acceptable ont une espérance de vie augmentée 3,8 à 8,7 ans.

Cependant, la cholestérolémie au début de ces 3 études n'a pas eu d'influence sur la fréquence des décès dus au cancer, des morts violentes et des autres risques de décès (hors maladies cardiovasculaires).

"Les résultats soulignent l'importance stratégique de la prévention à grande échelle du taux de cholestérol trop élevé (et des autres facteurs de risques majeurs), en améliorant les comportements et habitudes [alimentaires surtout]", selon les médecins. Un second objectif reste le dépistage des enfants, adolescents et jeunes adultes à risque.

Source: JAMA 2000;284:311-318. Communiqué de presse du JAMA

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